‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 18 sur 115 · ÉLÉVATION ET GOUVERNEMENT DE MÉUÉMET-ALI · texte numérisé non relu

ÉLÉVATION ET GOUVERNEMENT DE MÉUÉMET-ALI

Ktat de l'Égypte après le départ des Français. — Le pacha, les mameluks, les Albanais, les Anglais. — Les mameluks ont le dessus. — Ils se divisent. — Les Albanais, sous la conduite de Mchémet-Ali, les chassent du Caire. — Méhémct-Ali. — Sa popularité. — II est nommé vice-roi par le* cheiks et confirmé par la Porte. — Tentatives des Anglais et des mameluks contre lui. — Descente des Anglais dans la basse Égypte. — Ils échouent. — Guerre contre les Wahnbitcs. — Destruction des mameluks, — Intrigues de la Porte. — Leur insuccès. — Organisation des troupes régulières. — Conquêtes de l’Arabie, du Srnnonr et du Kordofan — Prospérité et puissance de l’Égypte. — Guerre de Morcc

I NT a 01) UCT 1 0 N II I STOR! Q l K .

Nouvelles menées do In Porte contre lcvicc-roi. — Conquête de la Syrie. — Victoires de Homs, Beylnn et Koninli. — Intervention des puissances entre In Porte et BIohcmet-Ali. — Arrangement de Kutayeh. — Dernière tentative du sultan Mahmoud. — Victoiro de Nozib. — Le statu quu. — But de Méhcmct-AIi. — Erection doses possessions en une vice-royauté héréditaire.

29. Lorsque les fautes du général Menou eurent forcé les débris de nos troupes à abandonner les conquêtes de Bonaparte, de Desaix et de Kléber, l’Égypte se trouva occupée par l’armée de la Porte, dont l’élément principal était un corps de quatre mille Albanais, par les troupes anglaises débarquées par l’amiral Keith, cl par les mameluks. Les conquérants partis, il s’agissait de savoir à qui allait échoir la conquête, des vice-rois représentants de Constantinople, ou des mameluks, anciens maîtres du pays. Les pertes que ceux-ci avaient souffertes dans leur lutte avec les Français, perles qu’ils n’avaient pu réparer, car la Porte, prohibant l’importation des Circassiens et des Géorgiens en Égypte, avait empêché qu'ils ne recrutassent leurs rangs décimés, les avaient assez affaiblis pour donner au gouvernement ottoman la volonté et la force de se débarrasser de leur importun vassclage. Les instructions que reçut le premier pacha chargé de la vice-royauté d’Égypte, après le départ des Français, lui enjoignirent de détruire la puissance qui restait aux mameluks. Ce pacha était Mohammed-Khosrew, le même qui, sadrazam de l’empire ottoman, attirait naguère sur lui, par la haute position qu’il occupait et par sa rivalité contre Méhémcl-Ali, l’attention de l’Europe. Exécuteur fidèle, mais inhabile, des ordres de son gouvernement, Khosrcw s’empressa de faire la

ÎXTRODUCTIO.’I HISTORIQUE.

Page 1