‹ Aperçu général sur l'ÉgypteChapitre 57 sur 110 · FABRIQUES · texte numérisé non relu

FABRIQUES

Filatures et fabriques de toile de coton : — de Boulac, du Caire , de la Bassc-Égyple, du Saïd. — Fabriques de loile de lin. — Blanchisserie de Boulac. — Impression des indiennes et des mouchoirs. — Fabriques de tissus de soie. — Corderies. — Manuracture de draps à Boulac, — de tissus de laine, — de tarbouchs à Fouah. — Fonderie de fer coulé. ^ Manufacture d'armes portatives. — Fabriques de sucre. — Moulins à huile. — Indigoteries. — Fabriques de poudre, de salpêtre et de produits chimiques. — Considérations sur les manufactures en Egypte.

Le vice-roi a fondé un très-grand nombre de fabriques : des filatures de coton, des fabriques de toiles de lin , d'indiennes , de di âps , de tissus de laine , de bonnets et d'étoffes de soie , des fonderies de fer, des manufactures d'armes, etc.

24. Filatures et fabriques de toiles de coton. —Il existe en Egypte un assez grand nombre de filatures de

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colon ; on en compte quinze logeant quatorze cent cinquante-neurmules-jenny , dont cent quinze en gros, Ci treize cent quatorze en fin ; plus de douze cents métiers à tisser donnent en hiver plus de trois mille cinq cents pièces par jour, et six mille en été. La production annuelle de ces derniers s'élève à deux millions de pièces.

La plus belle manufacture est celle de Malta , qui se trouve à Boulac , faubourg commercial et industriel du Caire. — Dans le même établissement on file le coton et on en tisse la toile. — Elle a été fondée avec le plus grand luxe ; elle tient en activité vingthuit chariots et vingt-quatre cardes et drosses. Ces machines sont mues au moyen de quatorze tambours , mis en mouvement eux-mêmes par un manège attelé de huit bœufs. Chaque chariot occupe un homme et trois enfants occupés à renouer les fils que le mouvement de la machine fait casser. L'établissement de Malta renferme en outre deux cents métiers à tisser le fil de coton ; on y fait des mousselines et des batistes. H y a dans les environs de Malta deux filatures de coton dites d'Ibrahim-Aga et de Sébatieh*

Au Caire, le quartier de Khoroufech contient un établissement analogue. Il renferme cent chariots, dont dix pour filer gros, et le reste pour filer fin. Les premiers portent cent huit fuseaux sur une seule ligne , et les seconds deux cent seize.

Dans la Basse-Égyptp il y a neuf filatures et manufactures de tissus de coton. Kélioub en possède une à laquelle un vaste local est consacré j elle ren-

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ferme soixante -dix chariots et trente cardes, qui sont mis en mouvement par trois manèges. Dans le \iliage de Chybyn, dans la province de Menouf, soixante-dix chariots et trente cardes, mus par deux manèges, filent le coton. A Mehallet-el-Kebir, cent vingt chariots et soixante cardes et drosses, mus par trois manèges , produisent le fil que deux cents métiers à tisser confectionnent en toile.

La filature de Zephté , dans la province de Garbié , ' renferme soixante - quinze chariots et cinquante cardes et drosses, que trois manèges mettent en mouvement.

Le village de Mit-Gamar possède un établissement identique.

La filature de Mansourah renferme cent vingt chariots et quatre-vingts cardes, mus par quatre manèges ; cent soixante métiers tissent le coton qui sort de la filature.

Damielte a une filature semblable et un même nombre de métiers à tisser.

Damanhour compte cent chariots et quatre-vingts cardes.

La manufacture de Rosette a cent cinquante chariots et quatre-vingts cardes, mis en mouvement par quatre manèges ; on y tisse les toiles à voiles.

La Haute-Egypte a , elle aussi , ses filatures , dont le nombre a augmenté depuis plusieurs années. A Béni-Souef et à Syout se trouvent les plus importantes. Le vice-roi en a fait élever en outre à Mynyeh, à Farchout , à Tahta et Girgeh , à Keneh et à LoueL

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23, Fabriques de toiles de^ lin. — Les fabriques de toiles de lin sont également réparties dans plusieurs provinces, principalement delà Basse-Egypte. Les toiles qu'elles produisent servent à la consommation du pays ; elles s'élèvent à trois millions de pièces par an , dont une quantité assez grande est exportée à Trieste et à Livoume. Il y a dans TÉgypte trente mille métiers à tisser le lin.

Entre Boulac et Ghoubrâh , se trouve un vaste enclos nommé Moubeydah (blanchisserie), où Ton soumet les toiles aux différentes opérations du blanchiment. On imprime aussi, dans cet établissement, -environ huit cents pièces d'indienne par mois , à la planche et à la mécanique à rouleau. Depuis ces dernières années , les indiennes d'Egypte ont fait concurrence à celles d'Angleterre et d'Allemagne, doat r importation a diminué. Elles se distinguent par la finesse de la toile , la beauté des dessins et la permanence des couleurs. On imprime paiement à Moubeydah des mouchoirs de mousseline dont les femmes font un grand usage dans leur coiffure.

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