‹ Aperçu général sur l'ÉgypteChapitre 70 sur 110 · Variole. — Parmi les affections de la peau , la · texte numérisé non relu

Variole. — Parmi les affections de la peau , la

ësé MALADIES ET MÉDECINE

irâriole est tine des plus communes et des plus in-^ tenses. Cependant, depuis quelques années, elle à beàbcdup perdu de sa fréquence, grâce ûiix mesures que le gouvernement a prises pour soumettre leâ enfâhts à ro^iéraiion de la taccine. Bientôt, il faut l'espérer, la variole ne produira J)as plus de ravagée ëh Egypte qu'elle n'en produit en Occident.

20. Gale. — ^ La gale se rencontre souvent parmi les Égy|)liens et Surtout dans les armées. Leà causes qui lui dbtinérit naissance sont les mêmes qUe par-^ tout ailleurs; et, si la maladie est plus fréquente dans ces contrées, cela tient à la malpropreté du peuple et au défaut de mesures de préservation.

il HoUs reste encore à parler d'une autre maladie que nous rangerons ici , bien qu'elle ne soit pas propre à la peau, puisqu'on l'observe dans d'autres tissus, je Veux parler de l'affection produite par le dragonneau, et principalement de cet entozoaire, la cause de Taffection.

21. Le dragonneau, dont l'existence à jusqu'à ces dernières époques été niée par plusieurs helminlhologisles, est un enlozoaire de forme cylindrique légèrertient aplatie, de la grosseur d'une corde de violon et d'une longueur qui varie depuis six pouces jusqu'à plusieurs pieds (1). Il se rencontre rarement en Egypte où il était presque inconnu avant la conquête du Sennâr par Méliémet-Ali. Les individus sur lesquels on Tobserve sont les nègres qui provien-

(1) Les plus long^ que j*ai vu avaient quatre pieds.

DES ÉGYPTIENS. BSO

nent des provinces de F Hedjaz, delaNubiè, dé FÉthiopie. Quelques Égyptiens, cependant, en ftont attaqués ; des Européens même ont le dragontieau \ et parmi ceux-là on A remarqué que les persoiitifed qui en étaient atteintes avaient eu des rapports avec d'autres individus présentatit la même aflPectidâ^ 6e qui donnerait à penser que la maladie peut se développer par contagion.

Les causes qui donnent naissance au dragonneaù sont encore uh mystère. Cet entozoairé naît-il àpOiltanément dans le corps humain , ou bien g'y dévôloppe-t-il après avoir été déposé à sa surface ou atoir pénétré dans son intérieur par les voies digesiiveâ ou pulmonaires, sous forme de germe ou toute autfeî C'est ce que nous ignorons encore.

Ce que nous savons jusqu'à présent du dragonneau, c'est qu'il établit son siège sur toutes les parties du corps , au nez , à la langue, au tronc , aux bourses, sur les membres supérieurs et principale-

ment sur les inférieurs; c'est qu'il se développe également à la superiicie de la peau et dans les parties profondes du tissu cellulaire , de même qu'au milieu des articulations. La présence de ce ver s'annonce par un prurit douloureux , qui souvent change de place et se fait sentir ailleurs. Quelquefois , quand il est situé superficiellement, le dragonneau dénote Soh existence par l'apparition d'un cordon arrangé eh spirale ressemblant à une veine ou un vaisseau lyniphatique enflammé. Quand au contraire il est situé profondément, il détermine un engorgement d^Bt la

durée est plus grande. Dans tous les cas , les parties qui avoisinent Tentozoaire, après une inflammation plus ou moins prolongée , s'abcèdent et laissent échapper au milieu d'un liquide séropurulènt un filament blanchâtre légèrement aplati, et qui souvent efiectue des mouvements très-sensibles. C'est le dragonneau qui présente une de ses extrémités. On saisit celle-ci, on l'enveloppe dans un morceau dediacbylum j et en exerçant de temps à autre de légères tractions , on parvient au bout d'un temps plus ou moins long, souvent de plusieurs jours, à extraire en entier ledragonneau, qui, sans les précaulions qu'on prend, se romprait et donnerait lieu à de nouveaux accidents.

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