ESNÉ
Kenéh.
Farchout. ...
GiRGÉH
SOUHÀYÉ
Syout
Manfalout..
Mellaouy...
MiNYEH
Béni-Mazar..
El-Fechn. . . .
Noms des dIfiPéreDts travaux. Long. Cubes.
{ Le canal de Ramady 12,250 605,000
t » de Equelli 14,000 1,290,000
» de Châl ou Chellàh. . 14,000 860,000
» de Nàyeh 14,000 860,000
» de Sanhour el Che-
liss 5,250 774,000
» de Ballagié , élargi et
allongé ^,000 20,000,000
La digue Aboudial 8,750 564,575
Canal de Marachy 21,000 1,806.000
La digue de Farchout 17,500 903,000
Une autre du même nom. . . . 17,500 905,000
I Canal de Sabacca 7,700 1,960,800
(Digue de Menchié 15,750 1,935,000
Digue de Wadieh 5,250 516,000
» de Chobossat 5,250 465,776
» de Méchet 17,000 2,150,000
Canal de Islamie 12,250 507,916
I Digue de Donhea 8,750 175,000
I Canal de Càou 10,500 435,575
Deux digues , Benikelb et
Maharrag 17,500 551,638
Digue de Coudieh 14,000 1.576,000
— de Tanichaoué 25,450 592,196
— de Kéiss à Beni-Ady. . 9,590 618^555
j Canal de Fechn 15,750 450,000
i Digue de Baranqah 10,850 475,903
(1) Pour la division actuelle des provinces , consultez l'ouvrage public en 1839 par M. Jomard, ayant pour titre : Histoire sommaire de r Egypte sous Méhèmet-Ali , par M. Mengin ; suivie des Études historiques et géographiques sur l' Arabie^ pai* M. Jomard, 1 v. in-80. Paris,F. Didot.
474 TKâVâUX PUBLICl.
pmiDGei. iWiBi dt« dlBtnau irafaux. u»fr cuba^
o*-.,-,„-- , Digue de Recca 12,a50 S64^a7«
^^•«'"«'■•■Ic.irtdeBaraDn.h. il,m fOMW
i Canal de ZaŒranie. 56,385 JS,82a,30ft
Kelioub (Cbercaoué 23,000 i^75,O0O
(fieuOM Ufit» Mog^ooa
„ , ^,é» iMagraffde Celbeîs 59,000 1,«W,000
i.BiRKiEii iQj^gi ^g l'Onaay «,000 8,800,000
(Canal de DoBdeh jfO,000 4,lf00,M»
„.„„„„.„ Bouhié aO.OOO 4,BOO,000
mANSODBiH..U|ansoaiié 38,000 3,600,000
'Chereaoué *),000 3,000,000
iBayourie 6a,o0O 7,*40,0«
> Messid-el Badiah 63,000 5,730,0C
.JBequidi 63,000 2,970,00.
GiatTeris et proIoDgeioeiit . . SS,000 S,7£(0,000
Rti>» iRatlalbé 195,000 15,180,0»
"'"" iMahmoudié 80,000 11,380,000
Ces travaux de canalisation formeut à eux seuls le diiOre énorme de 104,356,667 mètres cubes.
Voici , en outre, la moyeane des travaux de creasement opérés annuellement depuis six ans dans les diverses provinces de l'Égyple.
iEsné ^,238,400^
Kenéh 1,372,888
Farchoul 1.091,568 J
Girgeh l,0*(,9»Gf . ^, ,,„
Souhâye. ; 1,005,804/*^'*'®'*"*
Syoui l,7«,33îl
MaDfalout 1,967,943
Mellaouy 1,843,514/
/MinTéh i,978,32*i
■r„__- Bcm-Mazar. . 1,660,709
'î.^!!L"^'|El-FÊchn 1,685,341} 6,iS8,7M
"'*"*^- Benisouef 1,491,805
iLeFayoum 1,530,997/
(Giieh 2,400,2*0 \
Kelyoub 2,200,789 1
Chaïkiéli. 3,945,678 1
i-^x.™.- ,Mansourah 3,201,436 \20,T»*,H8
i:»ïPTE. 1 Menoiif. S,3ï4,fi78 1
[Garbieh 5,834,6751
\Baïreh 3,634,624/
TBAVAUX PUBLICS. 475
Cela fait un total de 40,379,339 mètres cubes de tecpassements par an ; et là iie sont pas compris les réparations aux digues , les curements (des canaux et divers autres travaux de moindre impertaoce qu^^il serait trop long de détailler ; mais en supposant même que le chiffre de 40 millions de mètres cubes répondit à Tensemble totail des travaux, comme la journée d'un homme peut être évaluée à un mètre cube et que les travaux de canalisation ne se sont exécutés que pendant quatre mois, dans la saison où la population agricole est le moins occupée, nous arrivons à conclure qu'une masse de 355,000 individus est annuellement employée aux canaux.
13. Grands ouvrages de maçonnerie. — H nous reste à faire connaître les grands ouvrs^ges de maçonnerie ordonnés par Méhémel-Ali pour compléter le système de canalisation entrepris sous ses .ondres.
OUVRAGES PRINCIPAUX EN PONTS, CHAUSSÉES j DÉVER- SOIRES, BARRAGES, CtC. , CtC.
Farchout. ... Pont barrage sur le canal de Maragidi. . 27,000 r'ii>^is>u I t-e pont déversoir à la digue de Samhoad. 9,0u0
^^^^^^ { ., Masalla. . 42,000
SniîRAvp i^® PO"^ ^® Souhàs 24,600
^"^"^^*' < Pont déversoir à la digue de Chobosatte. . .01,000
Pont déversoir à la digue de Beni-Smè. . . 50,000
» deOelaye. . . . 19,000
» deSyout.. . . . 12,000 «CAir^TTit ; " Syoutméme à l'entrée delà
^^^^^ ^ ^ille 12^000
Pont baiTage à Basra 12,000
Auprès de Banoub, pont aqueduc Aly*
Bey ' 9,000
Manfalout.. Un pont déversoir à TAtamné 14,B08
Mellaoizy.^. » Catta-.Aboa-Afrite. ^,000
Mtvx'«..« î Poï*^ déversoir à la digue de Tanichaoué. .
"'^^^^ l » Tahaoué. . .
{» Bimbal. . . .
» Arganous. . .
» Chinestad. . .
GiZEH » Recca. . . .
BéfnsouEF . . A la digue de Chouché, ponts berges. . .
ï^ivr^rr^ i Réservoir à Tamieh
^^^^™ ' » àSennourys
Haute et Moyenne-Egypte
Menouf.
( Le pont barrage de Chercaouieh
Kelyoub < Huit ponts sur le canal Zaffrani. .....
( Le pont barrage à Abou-Ménégéh. . . .
Le pont barrage au canal Nahanyéb. . . .
» Sersawe
u Bayouri
. Mit-Afif
Soutta
Rahimbeïm.. . .
Demiré
Sirri
Biali.
Nicherti
Bouhiéh
rwàRKi^w ; " Mansourieh. . . .
i^H ARWEH j Grmd pontbarrage à trois faces, Zagazieh.
^Pont baiTage à trois faces, Sofra
r » Burergatte. . . i Ponts et digues du Mahmoudieh
Garbieh.
Baïreh.
ia,ooo
Basse-Égyple 489,000
44. Résultats de ces travaux (1). — grands canaux s'élève donc à. . .
Auquel on peut ajouter pour les ou vrages de moindre importance.
Les ouvrages de maçonnerie présen lent donc un total de mètres cubes.
Le total des 964,440
(1) Les chiffres qui précèdent ont été publiés dans le Sémaphore d'Orient dont j'ai déjà parlé, et à la rédaction distinguée duquel je me plais de nouveau à rendre toute la justice qu'elle mérite.
Grâce à cet ensemble de travaux aussi largement conçu que rapidement exécuté , la Basse-Egypte est régulièrement fécondée par une inondation à peu près complète, quelle que soit la crue des eaux du Nil,
La Haute-Egypte n'a pu encore , malgré tous les efforts du vice-roi , être appelée à jouir du même bienfait; pendant les crues moyennes du Nil, une assez grande partie des terres ne peut être atteinte par rinondation, ce qui avait inspiré au pacha le projet d'un canal latéral au Nil, coulant le long du désert, et qui, ayant sa prise àGebel-Selseleh, aurait pu maintenir ses eaux au moyen d'un barrage constamment aû-déssus des terrains avoisinant.
La Haute et la Moyenne Egypte auraient ainsi profilé d'une inondation complète et dirigée à volonté; car ce canal aurait à la fois servi à l'irrigation pendant les basses eaux et aussi à l'inondation graduelle des différents bassins, à mesure que le Nil . les aurait laissés à sec en se retirant.
Dans la Basse-Egypte elle-même, les canaux, quoîqu'en très-grand nombre, ne suffisent pas toujours à rendre l'inondation complète à cause de l'impossibilité où l'on est de les curer chaque année, et de l'augmentation continuelle des cultures ; quelquefois avissi les eaux du Nil sont trop basses pour qu'elles puissent se répandre dans tous les canaux. C'est pour obvier à ces inconvénients qu'a été conçu le projet des barrages du Nil au sommet du Delta, travail immense dont je vais parler dans un paragraphe spécial.
Fi^RRAGESr DU mr.
hpat inporCancB*^-— Plln é^tttrragei «fkrprès^Ml Eibant. — Résoltirts des barragea» — Oginioa et pUn da M. Cordier sur left barrages. — Conditions auxquelles ils doivent satisfaire.-^ Du mode de construction et dHr dépenses^ d^es barrages du Nil. — Barrages sur le M dans la
45^ lêm i$i^p(H?àmge. — Quanè om eonsidèpe que pefidani rétiage dw Nil et aux époqiïes: èes mauvais ses inondaibns., la pks grande parlie des terres ne peui^nt être* alteiiUes« par les eaux et S0»t condamuéesi àf la. aiériiiié,. 3 Tient k ht pensée^ de chacun %ae rbomnie: peut et doit ebicnrer à k Méditerranée lea tribute constants^ etr ittutites que lui apporte le fieuve au. détriment du paysv
Les ingénieurs» deFexpédition française paraissent é^se les priemiers qui aient conçu Tidée grandiose de. construire des barrages propices à arrêter les eaux dtk Nil et à sutroser à volonté pendant toute Fannée les terres de sar grande vallée. Napoléon ai^it dit, dans êtes noies, rapidement écrites^ diaprés Tes impressions^ que lui avait bissée» son passage en Egypte :
« Un. travail que l'on entreprendira un jour sera d'éiaUdc des digues qui barrent les branches de Da* mietlie^et de Rosette auYenlre-de-la^lfactte, ce qui , moyennant des bâtardis d'eau , permettra de laisser passer successivement toutes les eaux du Nil dans
Test et Touesty dès lors de doubler Tinondation. » Les ingénieurs employés par le \îce-roi n'ont pas dû lui laisser ignorer et le projet conçu pendant Fex* péditioB française, et lés études entreprises pour en préparer Texéculion. Méhémet-Ali a été frappé de l'importance d'un travail semblable, par lequel les possesseurs de TÉgyptese rendraient maîtres absolus du Nil, c'est-à-dire auraient en leurs mains un moyen tout puissant d'obtenir du sol tout ce qu'il peut donner. Aussi y comme tentatives partielles , mais néanmoins très^utiles, avait-il fait faire plusieurs petits barrages dans les principaux canaux. Ainsi sur celui de Mœys à Zagazieh , à quatre lieues de son embauchure, on a construit un magnifique pont où, au moyen des écluses, on porte l'eau dans une grande partie de la province de Charkieh qui en était privée auparavant ; les premiers succès obtenus par ces coups d'essais encouragèrent le vice-roi. Après avoir dompté les canaux , il conçut l'idée de maîtriser aussi le Nil. Plusieurs ingénieurs furent chargés de rédiger des projets dans ce sens. Celui de M. Linant fut adopté. Je vais dire en quoi il consistait. 16. Plan des barrages d'après M. Linant (1). — M. Linant choisit le point de la biffurcation des deux branches du fleuve comme le plus convenable pour retenir les eaux et les faire déverser sur le Delta et sur les terres qui l'entourent-
Il prit, pour établir les barrages, deux espaces de terrains compris entre des courbes des branches
(1) Voir ei-contre le plan colorié que l'en donne.
i80 TRAVAUX PUBLICS.
du Nil. Là il se proposait d'exécuter les travaux à sec. Après leur achèvement, on aurait fait pénétrer les eaux du Nil dans ces lits artificiels. Les travaux projetés se composaient de : deux ponts barrages avec écluses et vannes, deux déversoirs avec portes pour rejeter le superflu des eaux dans les anciens lits, deux canaux de navigation avec sas , et trois canaux d'irrigation : Tun destiné au Delta, le second à la province de Baïreh, le troisième à celle de Charkieh.
Le pont barrage de la branche de Rosette devait avoir vingt- quatre arches de dix mètres de largeur, plus, une arche au milieu de trente-quatre mètres de large, restant constamment ouverte pour donner un écoulement à la masse des eaux. Le radier a neuf mètres six cent trente-quatre millimètres au-dessous du terrain naturel.
Les déversoirs de cette même branche auraient eu vingt-neuf arches de dix mètres de largeur. — Le radier a un mètre dix-huit millimètres au-dessous du terrain. Le canal de navigation, creusé pour permettre aux barques de passer du Nil dans la bran* che artificielle^ en évitant de franchir la grande arche du barrage dont le passage présenterait des difficultés à cause de la violence avec laquelle les eaux contenues du fleuve s'échapperaient par cette issue , avait seize mètres de largeur. Le sas pouvait contenir quatre grandes barques.
La branche de Damiette avait un pont barrage de seize arches de dix mètres de largeur, plus une arche au milieu restant constamment ouverte pour
récoulement des eaux. Le radier a neuf mètres soixanle-dix centimètres. Son déversoir aurait été de vingt cinq arclies de dix mèlres de largeur; le radier a un mètre quarante centimètres au-dessous du terrain. Quant aux canaux de navigation, ils auraient été les mômes que pour la branche de Rosette.
Dans les plus hautes eaux, tous ces barrages devaient rester ouverts, à Texception des écluses qui ferment les canaux d'irrigation ; dans les plus basses eaux, les ouvertures des ponts barrages et des déversoirs devaient rester fermées, à l'exception des deux grandes arches et des écluses des canaux d'irrigation.
Le canal d'irrigation devait passer , au moyen de ponts aqueducs, sur les canaux de Nananieh, Mil- Afif^ Chibyn, Mesid-el-Radrah, et leur verser, pendant les basses eaux, l'eau nécessaire à l'arrosage des terrains qu'ils parcourent aujourd'hui; le canal d'irrigation du Baîreh devait alimenter en même temps le Mahmoudieh par le Barh-Jousef ; le canal du Gharkieh devait fournir des eaux au canal de navi« gation à établir avec Suez.
17. Résultats des barrages. — On voit que ce travail hydraulique est le plus gigantesque qui soit connu. Son exécution sera la plus éclatante et la plus profitable victoire que la puissance humaine ait jamais remportée sur la nature. Ses résultats seront immenses ; non-seulement ils porteront Tarrosement sur le Delta , mais encore sur les provinces orientales et occidentales du Nil; ils fourniront