‹ Aperçu général sur l'ÉgypteChapitre 91 sur 110 · MONUMENTS ARABES · texte numérisé non relu

MONUMENTS ARABES

Architecture arabe. — IVfosquécs Àmrou , »— Touloun , — £l>Azha^ ,

fil-Barkauk, --- Kàlaouài, — Hassan, — -El-Mouaïed, — Katlbaï.— MiMreU. -^ Tombeiux.

flSi Architecture arabe. ~ L'architecture arabe date de l'établissement de Tislamisme^ c'est à^ire, vers le septième siècle de notre ère ^ à l'époque 06 les traditions de Fart ancien se perdaient dans le monde nouveau ; soumise aux dogmes d'une religion sévère, elle dut rompre avec le passé et se créer urt type qui n'empruntAt riett att culte des images^

MONUMENTS £T HUINES. 543

Brillante tour à tour par la grandeur , la bardieese et la grûqe de aes monuments » la délicatesse et Tes^u^ bérante richesse de ses détails , elle est encore aui jourd'bui l'ornement de l'Afrique, de Bysànce et d^ l'Espagne^ et partout elle a laissé une haute idée dQ la grandeur et de la puissance du peuple arabe,

Chess toutes les nations, les premiers monuments des arts furent élevés en l'honneur de la divinité | il devait en être ainsi surtout chez un peuple no<< made , poète et guerrier ; Mahomet aide à la rocon^ striiclion de la Gaaba , élève une mosquée appdée le Coran u Goba ^ à deux milles de Médine ^ et jette letf fondements de plusieurs autres mosquées en déter*» minant la> Kibla ou la direction vers la Mecque, et TÉzan ou appel à la prière* Mais ce n'est que sous le califat d'Omar^ qui s'empare de Damas, fonde Bassera à l'embouchure du Tigre et de l'Euphrate^ et se rend maître d'Ermesse, Laodicéei Alep^ Antiot» che, Naplouze^ Jaffa^ Jérusalem, et de Mâdaïn, oapi«* taie de la Perse^ que l'an 20 de l'hégire Amroa«^bejl^ al-as, son lieutenant, fait la conquête d'Egypte, et érigei à l'endroit même où campent ses ttt)upeS) uni mosquée remarquable par éa grandeur et sa beauté(l) J Depuis^ sous le règne des califes^ rarchiteoiurè arabe prit un gi^and développement ^ parvitit à ce degré de perfection qui , sous le rappoH é& f art ^nii de lascidMo^ eaueé aujourd'bui éhcoré n^re aéiâi^ ration. . : >- ■■• ^ - • ■ -• = • • , -^'-^j-^i

(1) Cet éndroft p^tt l« HmA d'tittë vilte, Méé^ou Ê^pté, èpfiélé improprement de nos jours le Ywux-Calrô,

!I44 HONUMËMS ET RUINES.

Le Caire ) ville toute arabe, conserve clo précieux souvenirs des califes abassides, falimites, mainelouks et circassions^ la piété des ciloyens riches est venue se joindre ù la munilicence des princes pour TembeUir d'édifices consaci^s à la gloire de Dieu et à r utilité publique.

« D'innombrables et ricbes mosquées, dos bains, des caravansérails, des collèges, des fontaines, des tombeaux et des portes monumentales décorent cette ville qui n'a conservé que les ruines des palais des califes aïoubites. Le canal Chalidj*el-Nazen , qui la traverse dans toute sa longueur (1), est bordé, hors du Caire , de frais et riants casins qui servent de corollaire aux délicieuses habitations des riches , et complètent ce brillant tableau. .

• Les monuments les plus remarquables du Caire sont : les mosquées Amrou, Touloun, el-Àzhar, Rar-^ kauk, Kalaoun, el-Mouhaïed, Kaïtbaï, Mir*Akhor et d'Ibrahim-Aga; les tombeaux construits par les califes fatimites et ayoubiles au nord-est de la ville ,^ et du côté opposé, ceux des enfants et parents de Méhémet-Ah- Pacha, dans le cimetière de Tlmaa; les portes de la ville dont les plus belles sont : celles de Bab-eUNazer (Porte de Sdcours) et Bab-el-Touloun (Porte de la Victoire); la citadelle et son pons, l'abreuvoir du quartier el-Souhar, la fontaine, ou sébil de la place Ouk-el-asr, les bains publics Zam* balies, près Bab-el-Cherich, et Tokel ZonJ'Fikar.

(1) Le sultan Melek-el-Naser-Mohammed , fils de Kalonn, le fir construire l'an 72 de Thégire.

Le caraclère hospitalier des Arabes se itiontre dans leurs monuments comme dans leurs dotations peut les édifices d'utilité publique; les mosquées, Jas caravansérails et les maisons mènies dés particuliers ont des logements réservés pour les voyageurs et le9 étrangers.

Sous le rapport du style j les monuments arabes sont très variés et d'une originalité remarquable. Si nous jetons un coup d' œil sur les mosquées, nous verrons qu'avec des dispositions analogues dans reU' semble de l'édifice, pas une ne se ressemble.

26. Mosquée Àmrou (fondée l'an 21 de l'hégire). — Nous avons dit que la première mosquée,' bâtie l'an 21 de Thégire par Amrou, est située à l'est du vieux Caire et au centre des ruines de l'ancienne Fàstat. La simplicité de son plan et de sa décoration indique la naissance des arts chez un peuple nomade; outre le nom de son fondateur Anfirou-henrel as^ eWe portait encore ceux de la Vieille Mosquée et de la Couronne des Mosquées. Lé sanctuaire a six rangs de colonnes ou nefs , où l'on voit la niche, là chaire^ la tribune et lés pupitres : les portiques latéraux sont moins larges ; au milieu de la cour carrée, qui a quatre-vingts mètres de côté, se trouve la fontaine des ablutions ; en avant de l'en* ceinte destinée à la prière , il y avait autrefois une autre cour ayant des deux côtés des bâtiments des* tinés aux bains | aux latrines, à une fontaine, sehU ^ à un abreuvoir et à un okel ou otikail, bâtiment destiné à recevoir les voyageurs.

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