INTRODUCTION HISTORIQUE. XXXE
La caste populaire parait avoir joui à une certaine époque de droits politiques importants. Elle concourait d’abord à Félection des rois ; plus tard elle n'intervint plus qu’à lextinction des dynasties pour choisir la famille à laquelle devaient être transportés les honneurs royaux. Plus tard encore cette prérogative lui fut enlevée ; on ne lui laissa que le droit de prononcer ces jugements singuliers auxquels la mémoire des rois était soumise après leur mort.
16. Le roi. — A son avénement au trône, qui lui était transmis héréditairement d’après le principe de primogéniture, le roi était proclamé souverain et sacré comme tel par les prêtres convoqués à Meimphis.
Il était le chef du pouvoir exécutif, chargé pendant la paix de faire observer les lois et de défendre la patrie en Cas de guerre.
1! jurait aux lois une obéissance rigoureuse. Celles-ci réglaient l'emploi de toutes les heures de sa journée. A l’ouverture de l’année rurale, il creusait le premier sillon au milieu de cérémonies solennelles. Pendant la guerre, monté sur un char qu’il conduisait lui-même, il combattait au milieu de ses troupes.
En général, le peuple égyptien était attaché à ses rois. Lorsque le monarque mourait, la nation entière prenait le deuil pendant soixante et douze jours ; durant tout ce temps les temples étaient fermés et les citoyens étaient obligés de faire pour lui des prières aux dieux. Cette période écoulée, la momie du roi était exposée en public à l'entrée de son tombeau, et chacun pouvait Hbrement l’accuser de ses fautes, Cependant un prêtre