‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 46 sur 142 · INTRODUCTION HISTORIQUE. LXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION HISTORIQUE. LXIX

nos lumières sur les bords du Nil, lorsqu'il fut obligé par le sultan à faire contre l'insurrection grecque une guerre qui faillit compromettre en Europe la belle réputation qu'il s’y était faite. Il obéit aux ordres du chef de lislamisme. Il envoya d’abord un leger secours ; mais plus tard, lorsque les progrès de la glorieuse révolution hellénique furent devenus plus menaçants, il dut faire un déploiement de forces plus considérable. I! avait alors vingt-quatre mille hommes de troupes réglées ; s’il avait refusé d’en faire marcher une partie contre les Grecs, il se serait rendu odieux parmi les musulmans. Le 16 juillet 1824, son escadre forte de ssixante-trois voiles et de cent transports de toute nation (excepté du pavillon français), partit pour la Morée. Elle portait seize mille hommes d'infanterie régulière, sept cents chevaux, quatre compagnies de sapeurs et de l’artilierie de siège et de campagne. Ibrahim-Pacha commandait l'expédition ; il pacifia la Candie, ses armes furent heureuses en Morée, où, quoi qu’on en ait dit, sa conduite envers les Grecs fut humaine et ne viola jamais les lois de la guerre. Mais on sait de quelle manière déplorable pour l'empire ottoman la guerre de Grèce se termina. La bataille de Navarin anéantit la marine de Méhémet-Ali comme celle de la Porte. |

On ne peut parler de la révolution hellénique, sans faire honneur au vice-roi d’ Égypte de la généreuse tolérance qu’il montra envers les Grecs. Les autres pachas, charmés de trouver une occasion de satisfaire contre des chrétiens les inSpirations grossières de leur fanatisme, exercèrent sur eux des persécutions de tout

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