‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 49 sur 142 · INTRODUCTION HISTORIQUE. LXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION HISTORIQUE. LXXIII

indépendante, 1l faut reconnaître que ce but ne peut être atteint qu'en unissant la Syrie à l'Égypte. Nous avons vu en effet que la topographie militaire de cette contrée ne lui permet pas de se garantir, par l’isthme de Suez surtout, des invasions étrangères. Excepté les Mores fathimites et les Français de Bonaparte, tous les envahisseurs : Cambyse, Alexandre, les premiers musulmans , les Ayoubites et les Turcs, ont débordé sur elle par la Syrie. On ne peut donc assurer la vitalité de l'Égypte indépendante qu'en lui donnant des limites syriennes. Ses vraies frontières ne sont pas à Suez, elles sont au Taurus.

Ainsi, par la guerre de 1832 , Méhémet-Ali avait tracé la configuration naturelle du nouvel empire arabe ; il lui restait, pour donner à son œuvre cette permanence qui est, en politique, la propriété et la condition des grandes choses, à asseoir solidement la dynastie qui devait présider aux destinées de cet empire.

De son côté, le sultan Mahmoud, dont la jalousie contre l’heureux vice-roi d'Égypte s'irritait chaque jour davantage, ne songeait qu’à le renverser de sa haute position. I] fomentait les troubles de la Syrie, qui ont occupé pendant plusieurs années Ibrahim- Pacha. Il s’efforçait d’opposer les intérêts des puissances européennes à ceux du vice-roi en leur accordant un traité de commerce, dont il espérait que l’application à l'Égypte ferait naître des difficultés insurmontables. Enfin, après une lutte sourde de cinq ans, lorsqu'il eut réorganisé son armée el sa flotte, lorsqu'il se crut prêt à écraser son vassal, au commencemer!{

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