‹ Aperçu général sur l'Égypte (volume 2)Chapitre 78 sur 142 · ARBRES ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

ARBRES ÉTRANGERS

Le jardins, et surtout ceux d’Ibrahim-Pacha à Raoudah, contiennent :

Le Bouleau commun (Betula alba, Linn.); Le Micocoulier de Provence (Celtis australis, Linn.); Le Micocoulier d'Amérique ( Celtis occidentalis . Linn.); Le Badamier (Terminalia catappa, Linn. ); Le Gainier, arbre de Judée (Cercis siliquastrum , Linn.) ; Le Sterculier à feuilles de platane (Sterculia platanifolia) ; L’Érable sycomore (Acer pseudo-platanus , Linn.) ; — platane (Acer platanoides, Linn.); — champêtre (Acer campestre, Linn.); — à feuilles de frêne (Acer negundo, Linn.); Le Filaria à larges feuilles (Phillarea latifolia , Linn.).

On trouve encore dans les jardins de la basse Egypte :

Le Platane d’Orient (Platanus orientalis, Linn.), arbre assez répandu ; Le Frêne à fleurs (Fraximus ormus, Linn.), Lesan el Asfour ; | Le Frêne commun (Fraxinus excelsior, Linn.) ; Le Robinier faux acacia (Rubinia pseudo acacia, Linn.); Le Févier d'Amérique (Gleditschia triacanthus , Linn.).

Il en existe diverses variétés récemment introduites et dont on forme des haies.

L'espèce de Peuplier appelée par Linné Populus tremula.

Différentes espèces de Cyprès (Distica, Pendula, Horizontalis) qui sont très-nombreuses.

Le Pin Sylvestre (Thuya orientalis, — occidentalis , Linn.); ces deux espèces sont très-répandues dans tous les jardins.

Chêne (Quercus); on en trouve un petit nombre.

Toutes ces plantes réussissent bien et sont transplantées des jardins dans les champs.

En général les plantes ligneuses s’acclimatent et se naturalisent très-facilement, pourvu qu’elles soient bien soignées dans les premiers temps. Il faut qu’elles soient placées dans des lieux convenables , ombragés, dans un terrain léger, humide, bien nourri. A ces conditions, les semences germent, les plantes se développent, et l’on peut, après trois ans, les mettre dans les parcs où elles prospèrent.

Il est suprenant que le tilleul et le laurier-cerise n'existent pas encore en Égypte ; le châtaignier des Indes ne s’y trouve pas non plus.

Le Ben (Moringa oleifera, Linn.), arbre très-répandu dans la Nubie et Yémen, où 1l est vanté pour les propriétés médicinales de la noix qu’il produit, a été introduit par Ibrahim-Pacha, il y a environ quinze ans. il s’est beaucoup propagé depuis.

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