Mariage et funérailles. — Yes cophtes se ma
rient entre eux et ne contractent pas d’union avec des personnes d’une religion différente. Plusieurs des cérémonies du mariage sont les mêmes que celles que suivent les musulmans ; comme eux, les cophtes attachent une sorte de déshonneur à la stérilité d’une femme. Leurs funérailles n’ont rien de remarquable, ils emploient, comme les musulmans, les pleureuses salariées. Une femme porte le deuil de son mari pendant un an, et le mari pendant six mois celui de sa femme ; durant la période du deuil l'époux survivant ne peut pas se remarier.
29- Professions des cophtes. — Les cophtes ont beaucoup d'écoles, mais pour les garcons seulement ; très-peu de femmes parmi eux savent lire. On enseigne aux enfants les Psaumes de David, les Évangiles les Épitres des Apôtres. Les cophtes parlent arabe ; ils ne comprennent presque plus , surtout ceux de la basse Égypte , la langue de leurs ancêtres. De même que du temps des mameluks, beaucoup de cophtes sont employés dans l'administration, dans l’arpentage, dans la perception des impôts. Dans les villes, 1ls exercent diverses industries ; au Caire, ils sont tailleurs , orfévres ; dans la province de Menouf, ils font des nattes. Dans le Fayoum , ils travaillent à la distillation de Peau de rose ; à Syot, ils tissent le lin; dans les villages, ils s’adonnent en général, comme les fellahs égyptiens , aux travaux agricoles.