‹ Aperçu historique sur le Parlement de ParisChapitre 118 sur 288 · CRÉATION DE CONSEILS SLPÉRIELRS · texte numérisé non relu

CRÉATION DE CONSEILS SLPÉRIELRS

La substitution des conseillers d'Etat et des maîtres des requêtes aux membres du Parlement, n'était qu'un expédient destiné à pourvoir aux besoins du moment. L'expérience de 1753 avait appris à s'en défier. 11 fallait composer un nouveau Parlement. La tâche était difficile. On songea à des réformes et l'on créa, dans dilférentes provinces, des Conseils supérieurs, dont les officiers, nommés gratuitement , n'eurent d'autre rétribution que les gages attachés à leurs offices. Le préambule de l'édit du mois de février 1771 (^) portait : « Ce n'est qu'avec le regret le plus sensible que nous avons vu les officiers de notre Parlement de Paris se livrer à une désobéissance également condamnée par les lois, par leurs serments, par rintérêt public, ériger en principe la suspension arbitraire de leurs fonctions et s'attribuer enfin, ouvertement, le droit d'empêcher l'exécution de nos volontés. Après avoir pourvu aux besoins du moment, nous avons porté plus loin nos regards, et nous avons senti que l'intérêt de nos peuples, le bien de la justice, sollicitaient, dans ces circonstances, la réforme des abus dans l'administration de la justice.

« Nous avons reconnu que la vénalité des offices, introduite par le malheur des temps, était un obstacle au choix de nos officiers et éloignait souvent les plus dignes par leurs talents et par leur mérite; que nous devions à nos sujets une justice prompte, pure et gratuite; que l'étendue excessive du ressort de notre Parlement de Paris était infiniment nuisible aux justiciables, obligés de quitter leurs familles pour venir solliciter une justice lente

rôle. Cette allusion à la situation de l'ordre des avocats vis-à-vis du Parlement fit que la pièce ne fut pas jouée de longtemps. Journ. de Hardy, 1.232. Man. bibl. nat. fol. 6680. — On afficha dans la grande salle du palais un placard portant : Les comédiens ordinaires du roi donneront Arlequin , chancelier , suivi de la fuite des Procureurs. Journal de Hardi/, 1.234. (1) Registre le 23 février 1771. Ane. lois, 22.514.

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