‹ Aperçu historique sur le Parlement de ParisChapitre 55 sur 288 · LE CURÉ DE LA HOGUE · texte numérisé non relu

LE CURÉ DE LA HOGUE

coureurs des grandes révolutions existe actuellement et s'augmente de jour en jour en France^^). »

Le curé de Saint-Jean-en-Grève, de la Hogue, ayant sollicité les curés de Paris pour signer une requête à Mgr l'archevêque, à l'etfet de les autoriser à exiger des billets de confession pour porter le viatique aux malades, le Parlement informa contre les signataires de cette requête, et la procédure fut soumise au roi, qui défendit de la continuer <^^ Le Parlement, « animé de cette fidélité qui savait quelquefois ne pas redouter même l'indignation du souverain pour le servir utilement, » rendit alors un arrêté par lequel il offrit sa démission pour le cas où « le roi persisterait dans sa volonté d'anéantir ou de suspendre ce que la Cour ferait à chaque occasion de nouveaux actes tendant au schisme ^^\ » Les Chambres demeurèrent assemblées, et une députation fut envoyée auprès du roi.

Louis XV refusa de la recevoir jusqu'à ce que le Parlement eût repris ses fonctions ordinaires. La fermeté du roi détermina les magistrats à obéir ("*>. Ils arrêtèrent que la Cour, pour témoigner de sa soumission, ferait deux parts de son temps, qu'elle emploierait la matinée à rendre la justice aux sujets de Sa Majesté, l'après-midi à la continuation des procédures commencées en faveur de l'ordre et du repos public.

Cette résolution satisfit Louis XV, et il consentit immédiatement à recevoir les magistrats. Une grande députation se rendit à Marly, et le premier président de Maupeou présenta des remontrances relativement à l'arrêté du 5 mai. Le roi répondit : « Que le mémoire des curés de Paris à Mgr l'archevêque, qui avait causé de l'inquié-

0) Cité par Nourrisson, L'anc. France et la RévoL, 210. —(2) Journal de Barbier, 5.220. — (3) Arrêt du 5 mai 1752, Journal de Barbier, 5.223, — (4) Arrêt du 9 mai 1752. Journ. de Barbier, 5.233.

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