DÉPL'TATION MANDÉE A VERSAILLES
tilde au Parlement, ne contenait rien au fond de répréhensible. » Il ajouta : « Mon Parlement doit, par la conduite la plus sage et la plus mesurée et par la circonspection de ses démarches, ne rien faire qui puisse m'obliger de lui retenir l'autorité que je lui ai confiée, et n'apporter aucun obstacle à l'exécution de mes intentions ^^\ » Enfin, le roi annonça qu'il avait résolu de former une commission mixte. Le lendemain , le Parlement arrêta « qu'il serait fait registre de la réponse du roi, sans néanmoins se départir de l'exécution des arrêts et arrêtés de la Cour. » C'était se réserver le droit de poursuivre au besoin les procédures entamées et même de cesser toutes fonctions '2).
Les poursuites pour refus de sacrements ne tardèrent pas à recommencer. Le Parlement condamna successivement au feu une lettre de l'évêque de Marseille '^^ au chancelier, dans laquelle il accusait les magistrats d'opprimer les consciences et de bouleverser le royaume, un libelle intitulé : Requête des sous-fermiers du domaine du roi, pour demander que les billets de confession fussent assujettis au contrôle. On représentait au roi qu'il s'assurerait plus aisément, par ce moyen, de la piété de ses sujets et ouvrirait en même temps pour le Trésor une abondante source de revenus. Ce libelle obtint un immense succès à Paris et dans tout le royaume. « On commence à tourner en dérision les choses spirituelles et les plus saintes de la religion, écrivait Barbier, mais il faut avouer qu'elles le méritent un peu ^^K » Le Parlement supprima, en outre, divers écrits ^^^ qui avaient traita la limite des pouvoirs spirituel et temporel et aux entreprises du
(1) Le 14 mai 1752. Journ. de Barbier, ^.224:. — (,2) Paillard, Les grandes remon. de Fr., août 1876.149. — (3) Arrêt du 7 juillet 1752. Journ. de Barbier, 5.253. — (4) Journ,. de Barbier , 5.259. Arrêt du 22 juillet 1752. — (5) Journ. de Barbier, 5.257. 2G8. 289. 291. 301. — Rocquain, L'Esprit révoî. avant la RévoL, 761.