‹ Aperçu historique sur le Parlement de ParisChapitre 88 sur 288 · STATUTS DES JÉSUITES CONDAMNÉS AU FEU · texte numérisé non relu

STATUTS DES JÉSUITES CONDAMNÉS AU FEU

vider, avant le P'" juillet suivant, leurs maisons et collèges situés dans son ressort *^i). La déclaration du roi, du 9 mars 1762, dont le Parlement de Paris s'était borné à éluder la vérification, fut repoussée, à Rouen, par un arrêt plus violent encore que celui du 12 février <2), D'importantes minorités, cependant, surgirent au sein de plusieurs Cours souveraines, et quelques-unes refusèrent de prononcer l'expulsion des jésuites, notamment les Parlements de Flandre et de Nancy, la Cour souveraine d'Alsace et le Conseil d'Artois <3).

Un second arrêt, également du 6 août 1762, portait : « Que le roi serait supplié d'ordonner que tous les arrêts concernant la tenue des écoles et collèges par autres que par les ci-devant soi-disant jésuites, continueraient d'être exécutés selon leur forme et teneur, jusqu'à ce qu'il eût été par la Cour, toutes les Chambres assemblées, statué sur l'iiomologation des concordats faits en exécution desdits arrêts ("^^ » Cet arrêt prescrivait, de plus, aux officiers municipaux des villes dans lesquelles les jésuites avaient des maisons et collèges, d'en prendre possession, ainsi que des meubles destinés au service desdites maisons et écoles, et de faire dresser procès-verbal, par un officier de justice, de cette prise de possession. En ordonnant la dissolution de la compagnie des jésuites et la prise de

(1) Martin, Hist. de Fr., 16,213. — Journ. de Barbier, 8.10. — Floquet, Le Pari, de Norm., 6.335 et 336. — (2) Journ. de Barbier, 8.29. Le 29 mars 1762, — Floquet, Hist. du Pari, de Normandie,' &.Si2.. L'arrêt portait : « Si le roi, distrait par un sentiment de bonté du soin de sa sûreté personnelle, peut perdre de vue cet objet capital, il est du devoir indispensable de son Parlement de lui représenter que sa précieuse vie n'appartient pas moins à ses peuples qu'à luimême, La tendre sollicitude de son Parlement, l'amour des peuples, la sûreté commune de tous les rois, les droits de l'Eglise, le bien delà chrétienté, le vœu de l'univers, le cri de l'humanité et de la religion s'opposent et s'opposeront à jamais à ce que aucune autorité puisse réintégrer, valider, légitimer l'impiété radicale, reconnue jugée, et désormais notoire, d'un régime et d'un vœu qui ne blessent pas moins la majesté divine que toutes les majestés humaines," — (3) De BastarJ. Les Parlements, 2,151, —(4) Ane. lois, 22.378,

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