COR DONNER! K
ce travail une certaine quantité d’ouvriers. Leur principale fabrication consiste dans la préparation des veaux crus, du cheval, du veau façon cheval/ des dessus de sabots ou galoches, et principalement des tiges de bottes qui sont très estimées, et dont on fait des envois non-seulement dans toute la France, mais encore à l’étranger. Ceux de nos corroyeurs qui ont le plus de succès pour ce dernier article sont ceux qui, comme MM. Martial Boyer, Lafaye, Bonnel et Dutour..., font tanner eux-mêmes les veaux destinés à la confection des liges. Par le choix qu’ils font des peaux et la préparation spéciale qu’ils leur donnent , ils obtiennent des produits d’une qualité supérieure, quoique d’une finesse et d’un moelleux qui ne laissent rien à désirer.
Il y a de plus, près de Limoges, une fabrique de cuirs vernis assez importante.
La cordonnerie en gros lire aujourd’hui les peaux de vache de Tours et d’Argenton ; les veaux vernis et les peaux de chevreau, de Paris ; les peaux blanches et les peaux de chèvre, de la Picardie ; les maroquins, de Strasbourg, et enfin les peaux de mouton, noires et de couleur, de Limoges, mais depuis une douzaine d’années seulement. Les étoffes de satin, Casimir, drap castor..., viennent de Lyon, Sédan , Amiens, Roubaix, Paris, Lille
Ainsi, Limoges est encore tributaire de bien des localités, et le port qui grève les matières premières contribue dans une certaine proportion à renchérir
CO U DON N ER Ili.
les articles fabriqués. Il serait donc bien à désirer que le travail de la tannerie et de la corroierie fût dirigé de manière à alimenter complètement la fabrication locale.
Des neuf maisons qui fabriquent la chaussure en gros, trois seulement ont exposé. Heureusement, les échantillons qu’elles envoient à Paris, suffisent pour donner un aperçu complet de notre industrie. M. Mallet présente une collection complète de chaussures de tous genres pour hommes, femmes et enfants; MM. Demassiat, Veyrier et Pornin, seulement des chaussures de femmes et d’enfants.
Tous ces articles seront appréciés, nous en sommes convaincus, pour l’élégance de la coupe et la beauté des matières employées. Limoges s’est fait, depuis quelques années, une réputation méritée pour la solidité et le fini de sa piqûre; des hommes compétents nous ont affirmé que nulle part on ne trouvera mieux dans ce genre.
Cette exposition a le mérite particulier d’établir d’une manière précise les prix de la fabrication. Ainsi, à côté des douillettes à garniture de cygne et des mules Louis XV riche, de M. Demassiat ; de l’élégant soulier de la Provençale, de MM. Veyrier et Pornin; des bottines si élégantes de M. Mallet, on trouve toute une série de chaussures, depuis 160 fr. jusqu’à 36 fr. la douzaine; c’est-à-dire que le luxe le plus élégant, comme la fortune la plus modeste, peuvent parfaitement se fournir à Limoges, et que
SABOTKIUË.
ni
dos habiles industriels sont en mesure de répondre à toutes les demandes , de satisfaire à toutes les exigences.