‹ Aperçu statistique de l'Exposition de Limoges en 1855Chapitre 40 sur 58 · SA BUTER 1E · texte numérisé non relu

SA BUTER 1E

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trcles à un prix modique et à trouver de larges débouchés sur tous les points de la France.

MM. Guillat fils, Cataly et Meynieux représentent seuls la sabolerie à l’exposition, et il faut leur rendre cette justice, qu’ils la représentent dignement.

M. Guillat, qui a déjà obtenu plusieurs récompenses nationales , présente au jury une collection de sabots de luxe. Les personnes qui n’ont pas vu ses produits à l’exposition préparatoire de M. Haviland, ne pourront se faire une idée de la perfection que le sabot atteint sous sa main ; le bois se cambre, se ride comme le cuir ; le velours, la soie, l’or, le cygne en font valoir les sculptures; la légère bottine delà femme s’y enchâsse sans efforts, et l’emploi judicieux du caoutchouc garantit le pied contre la fatigue et les meurtrissures. À côté, il y a tout un assortiment de sabots-souliers, de sabots-pantoufles, sabots unis, à boutons, sabots-escarpins, galoches sans couture, de toute forme et de tout prix.

Si MM. Cataly et Meynieux n’ont pas abordé la saboterie de luxe, leur exposition ne mérite pas moins d’interèt. Le but qu’ils se sont surtout proposé est de faire des choses utiles, commodes et à bon marché. Ils ont parfaitement réussi.

M. Cataly applique avec succès la semelle de bois à la botte, et il en fait une chaussure dont l’officier, le chasseur, obligés de sortir par tous les temps, apprécient les avantages. La manière particulière dont les sabots les plus communs sont cloués, les rend

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