SABOTERIE
plein bois et dans un seul bloc par un de ses ouvriers^ M. Chalin, d’Angers. M. Gataly présente, à côté de ses sabots , le vernis qui sert à cirer ses cuirs. Ce vernis, de la composition de M. Tardieu, rue du Collège, est d’un beau noir, d’un lustre brillant; il a l’avantage de sécher de suite, de coûter très peu et de donner au cuir ordinaire l’aspect du cuir vernis. Tous les fabricants de Limoges en font usage, parce qu’il imprime à leurs produits ce cachet particulier d’élégarfce et de distinction que n’ont pas les sabots des autres villes , et sans lequel l’emploi de leurs chaussures serait plus restreint.
Par ce qui précède, on a pu voir combien le commerce des cuirs, la fabrication de la cordonnerie et de la saboterie sont importants à Limoges ; nous ue pensons donc pas pouvoir mieux terminer cet artilicle qu’en rappelant les observations que faisait, en 1844, le rédacteur du compte-rendu de l’exposition .
a En présence de cette industrie , dont les ateliers » sont disséminés , dont le centre d’opérations, dans » l’intérêt du producteur, comme dans celui de notre » ville, aurait besoin d’être régulièrement établi, » il serait peut-être utile d’établir à Limoges une » petite halle, affectée spécialement, à certaines épo- » ques, à la vente des cuirs de toute espèce.
» Cette exposition passagère des produits de nos » tanneries et de nos corroieries , créerait à la lon- » gue de petites foires, exercerait une heureuse in-
GANTERIE
» fluence sur les progrès de ces deux industries qui » se partagent la fabrication des cuirs, et attirerait » peut-être de nombreux acheteurs. Caen, Reims, » Guibray, Chàlons-sur-Saône , Beaucaire, nous ont » donné d’heureux exemples, que nous pourrions » d’autant mieux imiter, au milieu de nos fabriques, » que nous ne voyons aucun point important de » réunion fixé pour la vente des cuirs au centre de » la France. »