‹ Aperçu statistique de l'Exposition de Limoges en 1855Chapitre 48 sur 58 · LA CIRE · texte numérisé non relu

LA CIRE

constituerait ainsi une véritable industrie locale, et augmenterait d’autant la somme des forces productives de notre département.

ni. - LA CIRE.

Nous voyons avec un profond étonnement qu’aucune des statistiques que nous avons consultées ne s’est occupée d’une manière sérieuse d’une industrie qui , cependant , s’exploite sur une grande échelle parmi nous, et à laquelle le nom de Limoges se rattache d’une manière intime : nous voulons parler de la cire.

Jusqu’au règne de Louis XIV, on ne s’est guère servi que de cire jaune ou imparfaitement blanchie, que l’on parfumait pour déguiser l’odeur particulière qu’elle répandait en brûlant. A cette époque, on découvrit le moyen de lui ôter sa coloration , de la blanchir, en un mot. Quelques savants prétendent que c’est à Limoges que ce procédé fut employé pour la première fois ; quoi qu’il en soit, il est certain que Limoges fut, avec Paris et Le Mans, le berceau de cette création. Le blanchiment de la cire s’y pratiqua pour la première fois en 1690, dans l’usine de M. Ardant-Masjambost, de la famille duquel elle a toujours été la propriété.

Plus tard, le Régent, frappé de la beauté des produits de cette fabrique, la dégreva des droits de

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