‹ Aperçu statistique des forces productives de la RussieChapitre 58 sur 92 · NOMBRE NOMBRE VALEUR · texte numérisé non relu

NOMBRE NOMBRE VALEUR

GOUVERNEMENTS. des fabriques. des ouvriers. de la fabrication. Moscou... ..: Dre ee re tn ten cce 58 19.000 14.350.000 Gron0. A reset 76 4.350 3.360.000 SSIMDIRSK se is cine er eheee M oRnonr see 25 10.550 2.530.000 MSChernmipos. nee MR Ur: 15 4.200 1.980.000 LION ant serein 5 2.700 1.517.000 RAD UP AE sens meecenmerc te MER en. see 2 1.480 1.440.000 LÉ 0 fo) à APS SE OS RS A AL 9 4.970 1.270.000 AS TO DO 0 don IT Do To 20 7 150 1.140.000 SAIDT-PÉTOTSDOUES SN eee eee sos ere eee 3 1.520 1.100.000

La fabrication des tissus en laine peignée compte 22 fabriques avec 2.190 travailleurs (les principales à Moscou et à Saint-Pétersbourg), qui s'occupent exclusivement du peignage et de la filature; mais le produit de ces fabriques ne suffit pas à la fabrication intérieure qui consomme, outre le produit des établissements indigènes, encore pour 4 à 5 millions de laine filée d'origine étrangère et importée par le commerce étranger. Le nombre des fabriques, pour les tissus, était de 117, avec 12.600 travailleurs, sans compter les ouvriers et les ouvrières occupés dans les villages et à la tâche. Le produit de ces fabriques, d’après les renseignements officiels, s'élevait à 7.360.000 roubles; mais prenant en considération la valeur de la laine filée, qui constitue le fond de la fabri-

cation des tissus, il faut estimer la valeur des tissus en laiae peignée fabriqués en Russie à 10 millions de roubles (40 millions de francs), au minimum. Le centre dela fabrication de ces tissus se trouve à Moscou, qui compte 98 fabriques avec un produit (officiel) de 6.500.000 roubles. Saint-Pétersboursg, la Livonie, Grodno doivent être mentionnés en second lieu.

La fabrication de tapis, couvertures, chapeaux, bas, etc., comptait 97 fabriques avec 1.600 travailleurs et un produit d'environ 2.500.000 roubles (6 millions de francs).

Valeur totale de la fabrication de la laine : 45 millions de roubles ou 480 millions de francs. Dans cette évaluation ne sont pas compris les draps grossiers, tissés par les paysans dans les villages du centre et ne figurant pas dans le commerce.

A. Fabrication de la colle et d'objets en crin, cornes el os; fabriques travaillant la soie de porc, etc. Toutes ces branches d'industrie prises ensemble comptaient, en 1864, 140 établissements occupant environ 1.200 ouvriers et produisant pour une somme de 1.500.000 roubles au moins. La plupart de ces établissements se trouvent dans le voisinage des principaux centres de la fabrication du suif. Les fabriques les plus importantes sont celles de Moscou, Saint-Pétersbourg, Toula, Kalouga et Wladimir. La fabrication de la colle a ses foyers à Moscou, Nijni-Novgorod, Perm et Ssaratoff.

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Après avoir énuméré les industries qui se rattachent aux produits de l'élève du bétail, il faut mentionner encore deux industries qui s’exercent aussi sur des produits du règne animal : l'industrie de la soie et la fabrication de la cire.

Industrie de la soie. La culture du mäûrier et l'éducation des vers à soie ont été introduites en Russie, au commencement du dernier siècle, par Pierre le Grand. Encouragée par le gouvernement, cette culture a fait des progrès dans quelques gouvernements du sud et notamment à Poltawa, Kherson et dans la Tauride (dans les environs de Mélitopol et dans les colonies mennonites). Mais quoiqu'il soit prouvé que le mûrier et le ver à soie peuvent parfaitement y prospérer, la production de la soie dans le midi de la Russie est encore peu importante, vu que les paysans prennent fort pen de goût à cette culture qui ne donne en moyenne que quelques centaines de pouds seulement. Depuis l'annexion de la Transcaucasie, c’est-à-dire depuis le commencement du siècle courant, l'éducation du ver à soie est devenue une des grandes branches de la production nationale. Dès cette époque, la production de

la Transcaucasie a triplé, et de nos jours elle augmente toujours dans une proportion remarquable. La soie du Caucase se vend à bas prix et, par suite du peu de soin apporté à la production et surtout de la défectuosité des méthodes employées pour le dévidage et le moulinage, elle est de qualité médiocre, pour la plupart inégale, remplie de nœuds et si peu adaptée aux exigences de la fabrication, qu’elle cause aux fabriques une grande perte de temps et de travail pour les opérations préparatoires. C’est pour toutes ces raisons que la soie du Caucase n’est employée que pour la fabrication d’étoffes assez communes, et que les fabriques ne l'emploient ordinairement que pour la trame, tandis que pour la chaîne on se sert de la soie filée à l'étranger, qu'on paye au triple de la soie indigène. Dans le dernier temps, la préparation de la soie grége au Caucase a fait de grands progrès, de sorte que l’importation de la soie étrangère diminue chaque année, tandis que l'exportation des soies russes augmente. En 1862 et 1863, on exportait par la frontière d'Europe à peine 1,500 pouds, pour une somme de 330.000 roubles. En 1865, l’exportation par la frontière d'Europe montait à 8.000 pouds, pour une somme de 1.700.000 roubles. Pour juger du changement qui s’est opéré dans la qualité et la valeur de la soie grége, il suffit de comparer les valeurs de l'exportation de la soie par la frontière du Caucase : en 1862 et 1863, la moyenne était de 32.000 pouds, pour une somme de 1.300.000 roubles, ce qui établit le prix moyen du poud à 40 roubles; en 1865, l'exportation était de 28.000 pouds, pour une somme de 1.700.000 roubles, c’est-à-dire plus de GO roubles par poud. Prenant en considération les chiffres de l'exportation qui est de 32 à 38.000 pouds, on ne saurait partager l'opinion de plusieurs de nos meilleurs statisticiens

qui bornent le total de la production à 33 ou 34.000 pouds. La production est au moins de 55.000 pouds, présentant, à raison de 80 roubles le poud (20 francs le kilogramme), une valeur de 4.400.000 roubles (18 millions de francs).

Il a été établi plus haut que la fabrication consomme, outre la soie indigène, dont elle ne prend que les meilleures sortes (à 400 roubles et au-dessus le poud, soit 25 francs et plus le kilogramme), une certaine quantité de soie filée et apprêtée qui vient de l'étranger et principalement de la Prusse et de la France. La moyenne de l’importation est à présent de 5.400 pouds de soie filée, pour une somme de 2.300.000 roubles (9.200.000 francs). De plus, la fabrication consomme près de 5.500 pouds de soie brute venant de la Perse, de Boukharie et de Khiva (valeur, à raison de 60 roubles le poud, environ 320.000 roubles). En somme totale, les fabriques de Moscou et du Caucase consomment annuellement:

Roubles, Francs, De 21 à 22.000 pouds de soie indigène, à 100 roubles et au-dessus le poud (25 francs et plus le kilogr)...., 2.200.000 8.800.000 5.400 pouds de soie filée, importée de l'étranger, à 400 roubles le poud (100 francs le kilogr.)........ 2.200.000 8.800.000 5.500 pouds de soie asiatique, à 60 roubles le poud NET neS RD este dla Var tee à se exp 330.000 1.320.000 DOME de stp donne eiieicisre 4.130.000 18.920.000

La fabrication doit au moins tripler la valeur de la matière première et, par conséquent, on peut évaluer le produit de la fabrication de la soie à 44 ou 15 millions de roubles. La fabrication des tissus en soie, des brocarts, des rubans et de la passementerie compte actuellement plus de 300 établissements avec 7.500 ouvriers. La ville et le gouvernement de Moscou (surtout le district de Bogorodsk) occupentla première place (42 fabriques), avec une production de 6 à 7 millions,

sans compter les petits établissements dans les villages. La seconde place appartient au gouvernement de Bakou (Transcaucasie) qui compte 182 établissements, avec une production de 2 millions au moins. En troisième lieu vient le gouvernement de Saint-Pétersbourg, avec 15 fabriques et une production de 1.500.000 roubles.

Fabrication de la cire. L'éducation des abeilles est trèsrépandue dans quelques parties de la Russie et notamment dans la Nouvelle et la Petite Russie; quelques gouvernements du centre et de l’est s'occupent aussi avec succès de l’industrie de la cire; mais le foyer principal de la production est à Poltawa et Yékathérinoslaw qui comptent chacun de 400 à 500.000 ruches. L'éducation des abeilles est favorisée par la consommation du miel et de la cire qui est très-grande en Russie, grâce à la quantité des jours maigres, à la cherté du sucre etau nombre considérable d’églises. Pendantles carèmes, non-seulement le bas peuple, mais encore la majeure partie des classes aisées, remplacent le sucre par le miel, de sorte qu'il faut compter pour la consommation au moins 6 à 700.000 pouds de miel. La production de la cire est de 200.000 pouds (en comptant 3 pouds de cire pour 1 poud de miel.) La fabrication de la cire occupe 216 établissements, avec 1300 travailleurs, produisant la valeur de 2.600.000 roubles. Il y a des établissements pour la préparation et le blanchissage de la cire et des fabriques de bougies, dont les églises du seul rite orthodoxe vendent pour la somme de 1.200.000 roubles, dans les églises mêmes. La fabrication de la cire s'est établie principalement dans les gouvernements de Moscou, de Koursk, Voronège, Kharkoff, Kasan et Perm. De plus, elle est considérable au Caucase, à Kieff et Yékathérinoslaw et dans les gouvernements du centre, comme Vladimir, Yaroslaw,

Vologda, etc., qui comptent un très-grand nombre d’églises.

La valeur totale du produit des abeilles est au moins de 3.000.000 roubles (15.600.000 fr. en comptant 100.000 quintaux de miel à 48 fr., et 34.000 quintaux de cire à 300 fr.).

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