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les légèrement ulcérées. De plus, il existe une torsion
marquée des os des membres antérieurs, surtout chez la femelle. D’autre part, chez celle-ci encore, certaines parties de la peau, dans la région des cuisses, ne sont pas également recouvertes de poils. Enfin Pouverture externe du vagin estoblique, ces animaux ont eu des’petits, mais la portée n'était que de deux individus morts-nés.
Si de toutes ces expériences nous dégageons une conclusion, nous retiendrons que les produits solubles passant de la mère au fœtus, créent chez celui-ci une mauvaise nutrition ; en effet quand il survit, il ne croit pas,
. il n’engraisse pas, son poids reste inférieur au poids nor-
mal. :
Un autre ordre de faits, quoique en apparence, tout à fait différent, nous montre d’une autre façon que l’hérédité de terrain est réelle. Jusqu'à présent, nous avons vu l'influence nocive des cultures du bacille pyocyanique, nous verrons, au contraire, maintenant, que l’immunité est quelquefois consécutive à l’inoculation de produits solubles.
Qui dit immunité transmise, dit hérédité indirecte : c’est toujours l’état nutritif qui est changé, tantôt c'est la mort ou la dénutrition du rejeton, tantôt c’est sa vaccination.
La différence est dans une ue de doses.
Sur 99 lapins vaccinés avec les cultures pyocyaniques, MM. Charrin et Gley ont trouvé l'immunité onze fois ; sur ces cinquante-neuf animaux, il y en avait 36 issus de couples dont le mâle seul avait été vacciné et sur trois desquels seulement l’immunité a été constatée. Il ressort de
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là, que l’immunité passe plus facilement au produit. quand les deux générateurs sont vaccinés, que quand le mâle seul l'est. On devait s'y attendre ;fen effet, théoriquement, on peut admettre avec M. Guignard quesichez l’ascendant, la’cellule a 12chromosomes, chezle descendant, elle en compte aussi 12, 6 apportés par le spermatozoïde, 6 par l’ovule.
Quoi qu’il ensoit, l’immunité est acquise aux rejetons, mais comment l'expliquer ?
S'agit-il d’une imprégnation directe du virus sur les ovules et les spermatozoïdes ?
On ne peut pasl’admettre. car jamais les sujets femelles n'ont été inoculés pendant la gestation et d’autre part Faccouplement n’a eu lieu que 15 ou 18 jours après l’inoculation des mâles, c'est-à-dire à un moment où l’élimination des produits toxiques était terminée.
D’autre part, on ne peut pas admettre, non plus, que la transmission de limmunité vient de l’action des toxines sur l'organisme maternel, à la suite de la contamination de celui-ci par le père ; il aurait fallut, dans ce cas, que la mère se montrât vaccinée en même temps que les petits, ce qui n’a pas eu lieu dans les expériences de MM. Charrin et Gley. Il faut donc croire que les cellules du père ont acquis, du fait de l’inoculation, une nouvelle propriété ou fonction, celle de résister aux toxines, et qu’elles ont transmis cette activité nouvellement acquise aux cellules des petits.
La transmission de l’immunité, en clinique, de la mère au fœtus est chose rare. Nous avons vu, à propos de la variole, qu'on en a observé quelques cas. De plus, l’expé-
M0 Le
rimentation a fourni d’autres renseignements : Max Wolff
vaccine des femmes enceintes quelques jours avant l’ac-
couchement, tous les enfants quelques jours après la naïssance, furent également vaccinés, ils réagirent tous à l'inoculation, de belles pustules se montrèrent et évoluè-
rent normalement. C’est un de ces cas rares, où l’expé-.
rimentation clinique a la valeur d’une expérience de laboratoire. La conclusion était facile à tirer ; l’immunité contre la variole ne passe pas de la mère à l’enfant, sauf exception, bien entendu. En est-il de même des autres maladies ; l'enfant qui naît d’une mère diphtéritique, par exemple, peut-il, dans certains cas, être réfractaire,
pour quelque temps du moins, à l’action du bacille de
Lüffler. L’expérimentation, ici comme dans la plupart des cas, ne pourra pas, on le conçoit, être mise en œuvre et le doute nous restera toujours.
Mais, s’il est à croire que, quand il s’agit de faits cliniques, les toxines fabriquées par le microbe d’une infection déterminée, ne vaccinent pas le fœtus, l'observation nous démontre qu’elles produisent dans une infinité de cas, des désordres fâcheux dans sa nutrition.
Et comment peut-il en être autrement. Voyons, en effet, d’abord ce qui se passe du côté des parents atteints d’une infection.
Les microbes, il ne faut pas le nier sans doute, ont agi par leur présence, mais leur action nocive s'exerce surtout par l'intermédiaire de leurs sécrétions.Tout le monde admet qu'il en est ainsi, par exemple, pour le bacille de Lüffler et celui de Nicolaïer, ils ne quittent pas le pointinoculé, mais de ce point ils versent dans la circulation leurs