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terribles toxines qui, injectées directement produiraient les mêmes effets. Ces produits passent dans le sang, modifient, on le comprend, la composition de ce liquide et
partant, celle de tous les tissus qu’il est chargé denourrir,
de toutes les cellules pouvons-nous ajouter. Ces cellules se mettront en état de défense, elles tâcheront d’englober le microbe, si celui-ci se trouve à leur portée, et d’autre part, elles sécrèteront aussi des poissons dont une partie, peut-être, sera la manifestation de leur vitalité amoindrie. Le physiologie de la cellule sera donc bouleversée, les réactions chimiques de tout l’organisme seront modifiées. L’expérimentation et la clinique le prouvent surabondamment.
Quel est d’abord le phénomène le plus frappant ? C’est Pexagération des combustions, c’est la fièvre. L'organisme peut être comparé à un milieu chimique où deux corps ayant des affinités réciproques, se trouvent en présence ; les réactions se font, mais d’une façon régulière ; survienne un troisième corps représenté ici par les toxines et les réactions seront exagérées, grâce à une action catä-
lytique indéterminée de ce corps nouveau.
L'expérience vient à l’appui de cette façon de voir: en
- effet, si, comme l’ont fait MM. Charrin et Ruffer, on in-
jecte, sous la peu d’un animal, des cultures stérilisées de bacille d'Eberth, on constatera quelles sont thermogènes. Ce qui se passe au laboratoire, n’est que l’image de ce qu’observe le médecin au lit du malade atteint de dothionenthérie. Le typhiqne, pour prendre l’exemple le plus frappant est un vrai foyer de combustion, tous ses organes sont comme dans une étuve, et si, comme MM. d’Ar-
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sonval et Charrin, on cherche à déterminer leur degré de
température, on trouvera qué le foie est le parenchyne le
plus chaud, pnis venant après lui dans un ordre décrois-
sant, la rate, le cœur, le rein, la moelle désos. les cap-
sules surrénales, le cerveau, le poumon, les muscles, la peau. La chaleur produite pendant une infection dépasse
la normale, mais que devient-elle ? Est-elle retenue par le :
malade à son détriment ou bien lui est-elle soustraite par un rayonnement exagéré. MM. d'Asonval et Charrin ont démontré que si la quantité de calorique produit est plus grande, le rayonnement diminue. La contraction des capillaires cutanés sous l'influence des toxines, explique, pour le moment du moins, ce phénomène.
L'hyperthermie n’est qu’un signe, qu'une manifestation de l’activité de combustion.
Mais quelle est la cause de cetto combustion exagérée, quelles sont les réactions chimiques anormales qui se
font sein des cellules ? Question difficile à résoudre dans.
l’état actuel de la science. Cependant, si tous les inconnus ne sont pas devoilés, il existe certaines notions qui ont leur intérêt et qui sont comme les rayons de la lumière cherchée. La première curiosité qu'un médecin pathogéniste, doit satisfaire c'est celle qui a trait à l’état du sang et des liquides organiques au cours d’une infection. Le sang a, on le sait, une réaction alcaline à l’état normal ; sous l'influence d’une infection, cette alcalinité diminue ; au lieu dereprésenter 230, 280 milligrammes de soude, elle ne correspond plus guère qu’à 40 ; le chaugement tient à une augmentation des acides formique, acétique, diacétique, oxybutyrique, des acides gras vola-
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. tils ; chez des chiens rendus fébricitants par des matières septiques, Minkowski a pu retrouver l’acide lactique dans » les urines. Par suite de la production exagérée de ces - acides, la quantité d'ammoniaque éliminée, s’accroit ; on en trouve par jour de 1 gr. 5 à 2 grammes dans la vessie > au lieu de 0 gr. 7. La quantité des matières extractives,
des corps amidés s'élève parallèlement ; l’acide benzoïque, . comme ont pu le démontrer M. Weill et Anrepp, sur des ” chiens inoculés, ne se transforme plus aussi facilement en acide hippurique.
D’autres substances sont éliminées en plus grande - quantité, ilen est ainsi des matières quaternaires, et on É observe la sérinurie, la globulinurie, Un Renue l'acé- - tonurie etc.
Ë Des poisons sont fabriqués par les cellules malades. ” Alt aisolé des toxalbumines dans les vomissements des 5 cholériques, Brieger, Wassermann, dans l’urine d’un érysipélateux. Chez les accouchées qui font de l'infection - Griffiths a décelé un alcaloïde capable de tuer le chien en . douze heures. Bourget a trouvé des bases très toxiques - dans les urines et les organes des puerpérales. > Rummoet Bordoni,étudiant lesérum dans le dothiénen- =. térie,sont arrivés aux résultats suivants: toxicité, 10 centi- > mètres cubes par kilogramme pendant la première - semaine; toxicité énorme 2 et même 1 centimètre cube par mille au cours du deuxième septennaire; retour à la normale durant le troisième. Au contraire, la toxicité de l'urine présente des modifications inverses: suivant Ausset, elle diminue des deux tiers lors de la période d'état ; il ne faut pas s’en étonner, car, à ce moment, il y
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