GENERALES
on le voit chez les vignerons, les laboureurs , les terrassiers, etc. Enfin la vieillesse, en affaiblissant l'organisation , mais surtout le système musculaire , produit très souvent des courbures en arrière.
Nous ne nous occupons point ici des différentes dénominations et classifications des courbures vertébrales, nous réservant d'y revenir lorsque nous publierons notre Traité sur les difformités de la colonne épinière et de la poitrine. Nous nous contenterons aujourd'hui de désigner les courbures de l'épine sous les noms suivans : Déviations latéi^ales , celles qui se font à droite ou à gauche ; Dénations en arrière ou gihhosités , celles qui forment une saillie ou tumeur en arrière ; Déviations en avant ou camhrures , celles qui diminuent le diamètre antéropostérieur de la poitrine ou de l'abdomen.
Presque toutes les déviations vertébrales commencent par être fugaces , momentanées ; c'est-à-dire , que, prises à leur naissance , il est facile de les faire disparaître en imprimant aux malades des attitudes qui contrastent avec la difformité commençante, ou bien même en les faisant coucher horizontalement. Dans ces courbures, les os et les ligamens de l'épine
i6 DÉVIATIONS VERTÉBRALES,
conservent d'abord leurs proportions relatives; mais bientôt elles deviennent permanentes , et alors elles ne disparaissent plus , quelle que soit l'attitude que l'on fasse prendre aux malades.
Les courbures permanentes sont donc celles qui ne peuvent disparaître nipardesposturcs spéciales ni ])ar le décubitus liorizontal. Il existe toujours alors dans quelque point des substances intervertébrales et quelquefois dans les vertèbres elles-mêmes, une dépression qui donne à la courbure une apparence cunéiforme très caractéristique: que le malade soit debout ou couché , la déviation se montre incessamment rien ne peut la dérober aux regards.