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CHAPITRE IV

faudra traiter non plus par la saignée et les débilitants, mais par le vin de Bordeaux, des aliments et des toniques? N’y a-t-il pas aussi la pneumonie congestive, hypostalique, que la position suffira parfois à guérir? la pneumonie intermittente, fièvre larvée, qui ne cédera qu'au quinquina ? la pneumonie rhumatismale, mobile comme le rhumatisme dont elle n’est qu’une manifestation, la pneumonie tuberculeuse, simple complication de la phthisie pulmonaire, la pneumonie avec abcès métastatiques de l’infection purulente, etc. ?

Ce que nous venons de dire pour la pneumonie, nous pourrions le répéter pour la fièvre typhoïde : tel médecin la traite toujours par les émissions sanguines, tel autre par les Ioniques, celui-ci par les purgatifs, celui-là par les antiputrides, l’un par les émollients, l’autre par les contro-slimulanls, un dernier s’abstient de médication active : ici encore toute méthode exclusive est dangereuse, car la fièvre typhoïde n’est pas une unité pathologique, et sans parler de l’embarras gastrique fébrile et de la synoque que beaucoup de médecins y rattachent, quelles différences ne séparent pas les formes ataxique, adynamique. inflammatoire et bilieuse ? Le secret du traitement de la fièvre typhoïde consiste, comme pour la pneumonie, à saisir l’indication variable suivant mille circonstances tenant non pas à la maladie seule, mais au malade et aux conditions extérieures : cette indication ne pourra être saisie par l’organicien qui ne voit dans la pneumonie que le souffle tubaire et la matité, dans la fièvre typhoïde que la lésion intestinale ou l’altération du sang.

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