‹ Aperçus théoriques et pratiques sur les causes, la nature et le traitement de l'hydrocéphale aiguëChapitre 10 sur 44 · SYMPTOMES ET MARCHE DE LA MALADIE · texte numérisé non relu

SYMPTOMES ET MARCHE DE LA MALADIE

À la suite des écarts dans le régime , de l’usage d’alimens peu en rapport avec la délicatesse des organes digestifs des enfans; de l’ingestion du vin , de l’emploi de certains vermifuges laxatifs que l’on prodigue dans le jeune âge, dans la vue de chasser les vers : la soif Se manifestera langue devient rouge sur les bords et vers la pointe, elle se sèche bientôt ; les vomissemens ont lieu , ils font rendre les boissons et avec elles un liquide verdâtre et nauséabonde ; f épigastre Rendit est sensible au toucher; le mal s’étend du côté des intestins, le ventre devient douloureux, il se météorise; le pouls, mou, large d’abord, se resserre au fur et à mesure que l’inflammation gagne le tube intestinal; les déjections alvines sont fréquentes , la matière évacuée est verte, et répand une odeur fétide»

Aux environs du j.e jour, ]a réaction sympaéthique a lieu vers Ja tête: les facullês intellectuelles se troublent, les fonctions du système nerveux de la vie animale s’altèrent de plus en pî us ; de-là , le délire , le trismus , les cris perçans , l’assoupissement , la surdité , la cécité , le soubresaut des tendons, la carphologie, la déglutition difficile, la paralysie de quelque membre, hémiplégie , et la mort qui arrive vers le quarantième jour.

Quoique cette espèce d’hydrocéphale aiguë puisse atteindre les individus de tout âge, on la remarque plus souvent chez les enfans et les adolescens. La première espèce est plus fréquente au printemps*, celle-ci règne plus volontiers au moment des chaleurs.

Toutefois le pronostic de cette 2.e espèce est moins grave que celui de la première : on voit parfois, dans le long cours des fièvres de mauvais caractère, de la gastro-entérite aiguë, tous les signes qui dénotent l’épanchement du cerveau se dissiper soit par les seuls efforts conservateurs de la nature ,soit par i emploi de quelques dérivatifs énergiques appliqués à propos, ou de quelques diurétiques puissans , tels que les préparations de digitale combinées avec le proto-chlorure de mercure.

La disparition presque subite des symptômes

qui semblaient signaler l'épanchement, a fait penser à quelques médecins qu'ils étaient purement nerveux, et qu'il n'y avait pas de raison pour croire à l'épanchement. Il ne faut point pousser trop loin ce doute philosophique. Quoique l'anatomie démontre à peine quelques vaisseaux absorbans dans le cerveau, cet organe n'en est pas moins compris dans cette loi générale et immuable qui accorde à toutes les cavités exhalantes la faculté de résorber le liquide qu elles ont surabondamment exhalé.

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