HYDROCÉPHALE AIGUE SYMPATHIQUE
L’hydrocéphale aiguë sympathique ne se développe que consécutivement à une autre maladie ; elle est l’espèce la plus fréquente. L’apareii cérébral , influencé par tous les tissus , par tous les organes , reçoit la réaction sympathique qu’ils exercent sur lui dans l’état de maladie comme dans l’état de santé. Or, les causes qui donnent naissance à l’hydrocéphale aiguë sympathique sont infiniment nombreuses et variées; ainsi, on la voit survenir à la suite et dans le cours des phlegmasies cutanées, telles que la variole, la rougeole, la scarlatine, de celle des membranes muqueuses, surtout de celle qui tapisse l’appareil digestif. On voit souvent l’hydrocéphale aiguë sympathique se manifester dans le cours de la gastrite , de l’entérite ou de la gastro-entérite; et c est surtout sous 1 influence de cette maladie , à laquelle les enfans et les adolescens sont très-sujets, qu’on la voit se développer le plus ordinairement. L’hydrocéphale aiguë sympathique s’observe encore dans le cours des fièvres muqueuses adynamiques^ ataxiques, qui.
d après le professeur Broussais , sont autant de modifications de la gastro-entérite. La céphalite peut aussi se terminer par un épanchement aigu dans les ventricules, et constituer une véritable hydrocéphale aiguë.
De toutes les maladies qui peuvent donner naissance à l'hydrocéphale aiguë symptomatique , la gastro-entérite est la plus importante à considérer; et le moment n’est peut-être pas éloigné où tous les médecins reconnaîtront, avec le professeur du Val-de-Grâce, que l’inflammation de la muqueuse gastro-intestinale est le prototype du plus grand nombre des maladies. Quant à nous, nous sommes convaincus que l’on peut réduire à deux espèces la maladie qui nous occupe. La première commence dans le cerveau et les méninges qui l’enveloppent de.toutes parts, et après avoir signalé son existence dans le lieu même où elle s’est développée, produit bientôt sur tout l’appareil gastrique des phénomènes secondaires et sympathiques qui constituent une maladie qui aggrave la première dans certains cas, tandis que dans d’autres circonstances elle en diminue le danger.
La 2.e espèce commence à l’estomac et dans les intestins. Après quelques jours, si le mal n’est entravé dans sa marche, il s’irradie du côté de l’appareil cérébral , y produit le trouble des fa-
cultes intellectuelles, altère les fonctions de la vie animale, et peut, ainsique dans la première espèce, se terminer par un épanchement aigu , ou par une inflammation de tout le système encéphalique.
Nous avons énuméré les signes de la première
espèce qui constituent l’hydrocéphale aiguë idiopathique ; nous allons, en peu de mots, indiquer
ceux qui caractérisent la 2.e espèce.