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Les deux familles flexionnelles, aiyenne et sémitique

Ces indications rapides pour bien donner à entendre que ce qui se passe dans la famille aryenne n'a absolument rien à voir avec ce qui se passe ailleurs, (e sont d'autres mondes. Nous avons de la pt^iiK' à le réaliser. Notre imagination n'anive que

difficilement à se transporter hors de nos procédés arv^ens. dest comme une autre constitution de l'esprit. Une logique et des associations d'éléments de la pensée qui ne peuvent prendre place dans un cerveau aryen.

Les rêveurs d'une langue universelle sont \Taiment naïfs. Quantité de peuples n'arrivent pas à prononcer certaines lettres. Un nombre d'autres ne peuvent réaliser l'abstrait à aucun degré. (*) Voyez Qe que les Chinois, avec leur a pigeonenglish » ont fait de l'anglais. Aboyez ce qu'en font les nègres. Ils jettent forcéhient les mots élémentaires dans leurs moules à eux, et encore, ceux-là, nous trouvons qu'ils font merveille. Ces tentatives sont forcées et contre nature, et des exemples isolés ne prouvent rien.

La variété et aussi la variation sont fatales. Qu'on observe ce que l'anglais est devenu, en deux siècles seulement, aux Etats-Unis. Tout un dictionnaire « d'américanismes » existe déjà. La tournure idiotique a été poussée à outrance. Une nasalité curieuse s'est déclarée dans la prononciation. Sous l'action de causes ambiantes, climatériques et autres, la langue s'écarte de son origine, tandis que le tjrpe coi-porel du « yankee » pur-sang semble

(*) Les Tasmaniens ont des noms pour tous les arbres, mais ils ne peuvent réaliser '' arbre ". Ils n'ont pas " rond ", ils disent '* semblable à la lune"; ni *' dur", ils disent "comme une pierre ''.

i^tourn^r à l'aborigène. En deux cents ans seulement.

Le développement de ce chapitre a dépassé notre intention première. Ceite intention était de fixer à sa pliice, dans la famille indo-européenne, le sujet fragmentaire qui va nous occuper, le français. Le voilà fixé : rejeton direct du latin, le latin étant un des idiomes dominants de la famille aryenne du. langage.

D'autre part, l'amplification à côté ne sera peutêtre pas à regi'etter si elle a réussi à é^'eiller l'attention, à frapper un peu l'imagination des non-adeptes en ces matières, à leur faire désirer des ouvrages de plus haute volée, et à leur inspirer quelque vénération pour une jeune science, fertile, elle aussi, en merveilles.

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