‹ Aphasie syphilitiqueChapitre 30 sur 46 · XXXV. — Observation de Reynaud · texte numérisé non relu

XXXV. — Observation de Reynaud

Un matelot, âgé de vingt-deux ans, a eu des symptômes de syphilis primitive qui furent traités par le mercure en très-grande quantité.

(1) Gros et Lancereaux, Des afj'eclioiis nerveuses syphilitiques, p. 201, obs. iii.

HECHERCHliS SUR l’aPHASIE SYPHILITIQUE.

Des pustules cutanées, une alopécie partielle firent administrer l’iode et l’iodure de potassium ; bientôt après, survinrent une orchite double et dos accès épileptiformes avec contractures des membres, suivis d’hémiplégie droite, de perte de la parole, de surdité, de gêne dans la déglutition et dans la respiration. Prostration et mort.

Autopsie. — Épanchement dans l’arachnoïde, ramollissement du corps strié gauche et de toute la face inférieure du lobe antérieur gauche, densité exagérée de la moelle épinière. Des analyses chimiques tirent constater d'une manière non douteuse la présence du mercure à l’état de chlorure, neuf mois après la cessation de son emploi.

XXXVl. — Observation de Fournier (1),

M'"" X..., âgée de vingt-huit ans, après quelques mois de mariage, fut affectée, en 1859, d’une roséole spécifique, suivie d’une syphilide papuleuse, puis d’une angine syphilitique; des douteurs éclatèrent sur plusieurs points, elles revenaient plus fortes la nuit, et la malade était tourmentée d’insomnies.

Le 15 novembre, quand la malade se réveilla, elle était hémiplégique. Impossibilité de fermer l’œil, de souffler, de relever le sourcil ; la bouche est déviée ainsi que la langue; déglutition très-vive, la malade avalait difîicilement, les boissons tombaient dans le larynx et provoquaient des efforts de toux. La parole était extraordinairement embarrassée, ptxsque inintelligible ; les deux membres du même côté (dans l’original, on ne spécifie pas quel côté) étaient paralysés, mais les mouvements étaient moins complètement abolis dans le membre inférieur que dans le membre supérieur.

Le 23 novembre, sous l’influence de l’iodure de potassium, la parole était notablement plus libre; la déglutition se faisait mieux, mais les douleurs nocturnes dans les extrémités ne diminuèrent pas d’intensité. Le 10 décembre, amélioration générale de l’état de la malade : la paralysie disparut complètement, les douleurs cessèrent. Parole et déglutition libres. Dans les derniers jours de décembre survint une irilis qui céda à l’usage du protoiodure de mercure. En mai 1860, la malade éprouva de vives douleurs dans les bras et dans les talons, qui cédèrent sous l'influence du traitement (pilules de sublimé). Au mois d’août, son état était excellent.

(1) Ladreit de la Charrière, Des parabjsies syphilitiques, p. 39, obs. iv.

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