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APRÈS AVOIR TUÉ SA FEMME

(Ancienne collection Ludovisi.) (Musée des Thermes à Home.)

FiG. 07. — Gallois mourant.

(Musée du Capitale à Rome.) (Cliché Anderson./

pei des éléments nouveaux dont l'art moderne a recueilli rhéritage. Après la force sereine (Phidias), la grâce langoureuse (Praxitèle), la

passion (Scopas), l'élégance nerveuse (Lysippe)', il restait à exprimer la souffrance physique, l'angoisse, les mouvements desordonnés et tumultueux de l'àme et du corps ; c'est ce que firent admirablement les écoles de Rhodes et de Pergame.

Mais ce n'est pas tout.

Après avoir fixe les types des dieux et des héros, sculpté des amazones et des athlètes, l'art devait apprendre encore a figurer l'homme individuel, créer le portrait ; il devait aussi faire entrer dans sa sphère des hommes qui n'étaient m des dieux, m des Hellènes, représenter, avec le sentiment de la réalité et du pittoresque, des Barbares tels que les Ethiopiens et les Gaulois. C'est ce qu'on fit surtout à Pergame et à Alexandrie. La sculpture de genre, celle qui traite familièrement des sujets familiers, existait à peine ; les Alexandrins la développèrent, suivant en cela l'exemple que leur donnait l'art de la vieille Egypte. Enfin, a côté des dieux et de l'homme, il y avait la nature, jusque-la trop négligée ; les artistes hellénistiques enseignèrent au monde l'art du paysage ; les scènes champêtres, en leur naïveté rustique, firent leur apparition, non seulement dans la peinture, mais dans le bas-relief et la statuaire. Tous ces progrès, toutes ces nouveautés intéressantes furent réalisés en trois siècles. L'époque qui a vu cela est une des grandes époques de l'esprit humain.

Parmi les capitales hellénistiques, la mieux connue aujourd'hui est 6y

FiG. û8. — Athésa

TEKRASSANT UN GÉANT.

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