PÉRUGIN. DÉCORATION " GROTESQUE
A LA Bourse (Cambio) de Pérouse.
'^^ë^lM
FiG. IQI.
— Fragment de frise sculptée.
Palais dlcal d'Urbin.
s'inspira de celle des caveaux romains que l'on appelait grottes, d où le nom de grotesque sous lequel elle est connue dans l'art et qui, à l'ongme, n'imphque aucun blâme (fig. 190, 191).
L'église italienne de la Renaissance diffère surtout de l'église gothique en ce qu'elle est généralement surmontée d'une coupole sur plan carré ; les faisceaux de colonnettes sont remplacés par des piliers et des colonnes, la voûte ogivale par une voûte en berceau ou par un plafond horizontal orné de caissons. A l'extérieur, on trouve des colonnes, des frontons, des niches, enfin les divers éléments de l'art romam.
Le Florentin Brunellesco (1 377- 1466) fut l'initiateur de la première
Renaissance. De 1420 à
1 434, il éleva à près de cent mètres d'altitude la coupole de la cathédrale de Florence (fig. 192), édifice roman commencé en 1 294 par Arnolfo di Cambio et repris, depuis 1357, sur un plan modifié par Francesco Talenti. C'est aussi Talenti qui acheva, en 1 358, le charmant Campanile gothique dont Giotto avait donné le plan et dirigé d'abord la construction (1334-1336). Vers 1445, Brunellesco commença à Florence le palais Pitti, édifice d'une beauté sévère, qui réside surtout dans la clarté de la membrure et dans la justesse des proportions (fig. 193) . L'inspiration antique est plus apparente dans le palais Riccardi, œuvre de Michelozzo vers 1440 (fig. 188), et surtout dans le palais de Strozzi, élevé vers 1489 par Benedetto da Majano et Cronaca. Il est surmonté d'une attique ou corniche justement célèbre,
1. Ln pljs grande partie du palais Pitti a rté édifiée vers 1568 par .'\mmanali.
Fig. 102
Cathédrale de Florenxe.
(Cliché Minari)
■ FiG. 193. — Vue du Palais Pitti A Florence.
L'ARCHITECTURE DEPUIS LA RESAISSANCE
inspirée des meilleurs modèles de l'art romam. Comme au Pitti, les pierres sont brutes sur le devant ; cet appareil bossue, dit rustica, qui se retrouve dans beaucoup de constructions florentines, souligne la saillie des pierres et fait alterner l'ombre et la lumière sur les façades. L'architecture de la Renaissance pénétra plus tard a Venise et y revêtit un aspect bien moins sévère qu à Florence. La multiplicité des fenêtres, le luxe de la décoration extérieure y témoignent de la survivance du style gothique et de 1 influence de l'Orient. Les palais vénitiens ont une apparence accueillante et gaie, qui les distingue de tous les édifices italiens (fig. 194).
Deux ans après le palais Strozzi, en 1491, s'élevait la merveilleuse façade de la Chartreuse de Pavie (fig. 195). Ici la décoration surabonde, infiniment riche et variée ; si elle emprunte ses éléments à l'art antique, elle les prodigue avec une exubérance toute gothique. Les lignes mêmes de l'architecture disparaissent sous cette profusion de statues et de reliefs. A ce titre, c'est un type de transition entre les églises ogivales et celles où dominent les éléments gréco-romains.
La vraie architecture de la Renaissance, caractérisée par l'usage, non plus décoratif mais constructif des colonnes et des pilastres, eut pour centre non pas Florence, mais Rome, où les monuments de l'antiquité fournirent des modèles. EUe commença avec Bramante d'Urbin
(1444-1514), qui dirigea les premiers travaux de Saint- Pierre (lîg. 196). Son influence consista surtout a restreindre la décoration parasite pour mettre en évidence la membrure des édifices, ce qui est resté la loi de l'architecture moderne. Le plus doué peut-être de ses successeurs fut André Pafladio, qui tra-
Fio. 194. - Palais vendbam.n. a Venise, vailla à Vicence et a Venise CONSTRUIT PAR P. LoMBARDo EN 1481. (1518-1580); Une de ses
FiG. igS.
— Façade de la Chartreuse
iCertosa) de Pavie.
œuvres caractéristiques est l'église du Redentore dans cette dernière ville. Comme exemple d'un palais de la deuxième phase de la Renaissance, on peut citer 1 admirable bibliothèque de Saint-Marc à Venise, œuvre de Jacopo Tatti dit Sansovino (1486-1570), avec son rez-de-chaussée à pilastres doriques, son premier étage à colonnes ioniques, sa frise charmante et sa balustrade ornée de statues (fig. 197). La troisième période est tout entière dominée par l'influence de Michel- Ange (1475-1564), surtout a partir de 1550 environ. Ce redoutable génie fit prévaloir dans l'architecture l'élément pittoresque et les fantaisies individuelles. Il continua, mais n'acheva point l'énorme église de Saint- Pierre, dont plusieurs architectes, entre aulres Raphaël, avaient deja modifié les plans. Après la mort de Michel-Ange, on termina, d'après ses dessins, la puissante coupole qui s'élève à la hauteur de 131 mètres; mais la façade fut gâtée au XV'ir siècle par Maderna et surtout par Bernini, auteur de deux clochers latéraux d'un fâcheux effet. Bernini eut cependant le mérite de construire la double colonnade qui fait de la place entière comme le vestibule de l'église (fig. 1 98). L'intérieur, achevé au X\'\v siècle, offre un coup d'œil éblouissant et grandiose, malgré l'exubérance parfois indiscrète de la décoration (fig. 1 99) ; l'extérieur ne peut être apprécié qu'à distance, et, vu de la place, produit une déception sur le visiteur. C'est la plus vaste église qui ait jamais été construite ; elle ne couvre pas moins de 21 000 mètres carrés, alors que le dôme de Milan et Samt-Paul de Londres n'en occupent que 1 1 000, Sainte-Sophie 10000 et le dôme de Cologne 8000.
1- iG. iq6. — Projet de Bramante POUR l'église de Saint-Pierre a Rome
L' ARCHITECTURE DEPUIS LA RE.\A1SSASCE
Mais la vraie grandeur, on l'a souvent répété, résulte moins des dimensions que des proportions, et Saint-Pierre, œuvre de trop d'architectes et de deux siècles, n'est pas un édifice bien proportionné.
L'exemple de Michel-Ange inspira le goût du colossal et la recherche de l'efFet, au prix de la simplicité et de la clarté. Ses élevés ont laissé des œuvres originales et fortes, mais où la fantaisie se donne trop libre cours. De là naquit, à la fin du x\P siècle, le style dit baroque, du nom donné par les Portugais aux perles irrégulières (barocco). C est une sorte de dégénérescence de l'art de la Renaissance, qui se rapproche, par ses défauts, de l'art go hique flamboyant du .W- siècle et dont le trait le plus saillant est la préférence donnée aux courbes sur les lignes droites. En même temps sévissait, à l'intérieur des églises, le style dit jésuite, dont le caractère est d'éblouir la vue par la richesse et la variété des motifs, sans aucun souci du vrai rôle de l'ornement, qui est d'accuser la forme. C'est l'époque de la décoration recherchée pour elle-même, intervenant partout et à contresens, se complaisant dans une vision presque fiévreuse de lignes tourmentées et de reliefs imprévus. Le génie de la Renaissance
finit par sombrer dans cette orgie décorative, non sans avoir produit toutefois, jusqu'à la fin du X\lll^ siècle, des édifices remarquables par la hardiesse ou l'élégance. On peut citer comme exemple de ces derniers le palais Pesaro ou Bevilacqua, à Venise, où, malgré la profusion d'ornements inutiles, l'œil est charmé par la noblesse des proportions et l'amusante fantai- FiG. 198. - Vl-e DE s.iNT-P . ERRE DE RoMF ^ie du decor (vers 1 650) .
AVEC LA COLONNADE DE Bernisi. De même que l'architecture
FiG. 107.
Bibliothèque
DE Saint-.Marc, a Venise.
gothique s'était implantée avec peine en Italie, l'architecture de la Renaissance ne s'imposa pas aisément aux pays du Nord. En France,
comme en Allemagne, elle fut introduite par la royauté et la noblesse ; on la trouve employée dans les châteaux et les palais longtemps avant qu'elle soit adoptée pour les églises. D'ailleurs, dans ces pays, l'art ultramontain prit tout de suite un caractère particulier, un goût de terroir ; les architectes français et allemands furent les émules des architectes italiens, non leurs copistes.
Beaucoup de monuments
FiG. 190. — Intérieur DE Sai.nt-Pierre de Ro.me.
(Cliché .Mina ri. j Florence )
français de la première moitié du XV!' siècle, bien que révélant des influences italiennes, ont été élevés par des architectes français, dont les documents nous font connaître les noms.
De ce nombre fut Pierre de Chambiges, auteur d'une partie du palais de Fontainebleau, des châteaux de Saint-Germainen-Laye et de Chantilly ; il eut aussi une part dans la construction de l'Hôtel de Ville de Paris, édifice commencé en 1 533 par Dominique de Cortone, dit le ^occador.
Les plus anciens monuments de la Renaissance française sont les châteaux construits au xvr siècle dans la vallée de la Loire. Du Moyen Age, ils gardent les hautes toitures inclinées, les tours, les clochetons, les escaliers en spirale ; c'est seulement dans la décoration, notamment dans celle des pilastres, que se révèle l'influence de l'Italie. En Allemagne, la résistance de l'art national fut plus tenace encore. Des villes comme Nuremberg, Augsbourg, Hildesheim, etc., ont conservé jusqu'au XIX<^ siècle leurs maisons à haut pignon pointu, où se perpétue la
Fk;. 2(X). — MAlbu.N A HiLDESHEi.M (Hanovre).
FiG. 20I. — Château de Chenoncealx.
■ ■ L'ARCHITECTURE DEPUIS LA RENAISSANCE
tradition du Moyen Age, à côté des églises et des palais italianisés (fig. 200).
On peut étudier, a Paris même, le charmant portail du château de Gaillon (1502- 1510), bâti par le cardinal d'Amboise, qui a été réédifié dans la cour de l'Ecole des Beaux-Arts. Il y a plus de hardiesse dans Chenonceaux-surie-Cher (1512-1523), château bien conservé, ou les formes gothiques
sont partout sensibles, sous le manteau d une décoration de la Renaissance (fig. 201). Le chef-d'œuvre de cette architecture est Chambord, oeuvre de Pierre Trinqueau (vers 1 523;, avec sa forêt de cheminées et de pignons, appar.tion féerique au milieu d'une plaine sablonneuse et désolée (fig. 202).
Mais, en y regardant de près, on est frappé des disparates de la construction : une toiture gothique, un corps de bâtiment Renaissance, de grosses tours romanes. Les parties anciennes du château de Blois, surtout au nord, abondent en jolis détails de la Renaissance, encore alliés a des traditions gothiques (fig. 203). Le château de Fontainebleau est d'un style plus sévère et même ennuyeux ; le plus sévère de tous les châteaux de François F' est celui de Saint-Germain, où l'austérité de la façade et la toiture plate rappellent les palais florentins de la première Renaissance (fig. 204).
L'alliance hybride du gothique et de la Renaissance se remarque aussi dans plusieurs églises de cette époque, comme
Fig. 202.
'h.ateac de Chamb'jkd
Fig. 2o3. — Escalier
\<V CHATEAU DE BlOIS.
Saint-Êtienne-du-Mont (1 51 7-1 541-1610) et Saint-Eustache (1532), a Paris. Vers 1540, le style s'épure. Pierre Lescot, qui travailla au
Louvre depuis 1 546, Jean Bullant (1515-1578), qui construisit Ecouen et commença les Tuileries, achevées par Philibert Delorme, sont pénétrés de l'esprit de la Renaissance italienne, mais développent en même temps un talent décoratif et pittoresque qui présage le XVII' siècle français.
Même au cours d'une revue aussi rapide, je dois citer le château de Heidelberg (1545-1607), chef-d'œuvre de la Renaissance germanique, tout italien par la décoration, profondément gothique encore par le senti-
FiG. 204. — Le CHATEAU
DE Saint-Germain-en-Laye (restauré)
FiG 2o5. — Château de Heidel- BERG. Partie construite par LE Palatin Othon-Henri
FiG. 206. — Château de IIei-
DELBERG. pARTIE CONSTRUITE
PAR LE Palatin Frédéric IV
ment (fig. 205, 206). — Un phénomène intéressant dans l'histoire de l'architecture est la période de simplicité qu'elle traverse en France
L'ARCHITECTURE DEPUIS LA RE.\ A 1 SSA .\C E
Cour dv Louvre, face de l'ouest
de 1580 à 1650 environ. L'association de la pierre et de la brique donne un aspect de gaîté aux façades, en même temps que la suppression des moulures et des ornements superflus dimmue le prix de la main-d'œuvre. Ce style, appliqué aux maisons de la place des Vosges et au noyau du château de Versailles sous Louis XIII, dut sa vogue à des motifs d'économie, alors que la France souffrait encore des misères causées par les guerres de religion ; mais il répondait aussi, par sa clarté et sa grandeur sans emphase, à l'idéal classique de Malherbe, le réformateur littéraire du temps.
Le chef-d'œuvre de l'architecture française de la Renaissance et peut-être de toute l'architecture moderne est le palais du Louvre.
Tout le monde l'a vu, mais bien peu de gens le connaissent, car ses différentes parties datent d'époques très diverses, et il faut un effort d'attention pour en saisir les caractères distinctifs.
Le Louvre est borné au nord par la rue de Rivoli, à l'est par la rue du Louvre, au sud par le quai, à l'ouest par la rue des Tuileries. Commençons par le nord-ouest. Du pavillon de Marsan, construit sous Louis XIV, jusqu'à l'angle de la cour du Louvre, tout a été édifié par Napoléon ^^ Louis XVIII et Napoléon III, dont les architectes furent Percier, Fontaine, Visconti et Lefuel. Les bâtiments qui entourent la cour du Louvre sont de Louis XIV
FiG. 2o8. — Colonnade du Louvre.
(1660-1670), à l'exception de l'angle sud-ouest, commencé sous Henri II, qui est de Pierre Lescot ('546-1578), et du reste du côté ouest, y compris le pavillon de Sully ou de l'Horloge, qui est de Louis XIII. Sur le quai, jusqu'au guichet du Carrousel, les constructions datent de Catherine de Médicis ( I 566- 1578) ; le reste du Louvre, sur le bord de l'eau, avait été construit par les Ducerceau sous Henri IV, mais fut refait plus richement par Lefuel sous Napoléon m (1863-1868). La partie de la cour du ,
FiG. 209. — Le Dôme DES Invalides, a Paris.
Louvre qui es.
due à Lescot (sud-ouest) a donné le ton à ses continuateurs, et l'on peut dire que cette cour offre la plus admirable vue de palais qui soit au monde (fig. 207). A l'extérieur,
du côté de
la rue du Louvre, Louis XIV fît construire par Claude
Fig. 210. — Façade DU Panthéon a Paris.
Fig. 211. — Chapelle d'Henri VIII
a l'abbaye de West.minster,
Londres.
(Cliché Spooner, Londres.)
Perrault une longue et monotone façade à colonnes accouplées, qui permet de mesurer la distance entre l'art de la Renaissance française et celui du siècle de Louis XIV (fig. 208).
Mémelélegance exquise d'un Lescot semblait alors frivole ; ce n'est plus l'Italie du ,xv'' siècle, mais la Rome impériale qu'on prend pour modèle.
On appelle cela le style académique, parce qu'il fut surtout propagé par les Académies de sculpture, de peinture et d'architecture, fondées par Mazarin
isr,
L'ARCHITECTURE DEPUIS LA RENAISSANCE
FiG. 212. — Pavillon des banquets de White-
IIALL. CONSTRUIT PAR InIGO JoNES, A LoNDRES.
(Cliché Spoouer, Londres.)
(1648) et par Colbert (1671). La colonnade de Perrault et la façade du peilais de Versailles, terminée par Jules-Hardouin Mansard (1646- 1708), sont de mémorables exemples de ce style triste, noble et
solennel, dont la s\Tnétne est
la loi impérieuse, d'eu tout imprévu, tout pittoresque sont bannis. Le meilleur ouvrage de Mansard est le dôme des Invalides (1675-1706), qui s'eleve a 105 mètres de hauteur (fig. 209) et dont la silhouette, à la fois élégante et majestueuse, est b.en plus belle que celle du Panthéon de Soufflot (1757-1784; fig. 210). L'imposante façade de Saint-Sulpice (1733) est l'œuvre d'un architecte italien, Servandoni ; les deux Garde-meubles, sur la place de la Concorde, analogues, mais très supérieurs à la colonnade de Perrault, sont dus au meilleur architecte du temps de
Louis XV, Gabriel. Ces beaux édifices présentent toutefois une disposition peu rationnelle, la toiture plate a l'italienne qui ne convient pas au climat de Péiris :
comme on ne peut se dispenser de les chauffer, on a dû couronner ces toits d'une foret de tuj'aux qui font un effet fâcheux.
En Angleterre, l'architecture gothique dura plus longtemps qu'ailleurs et se prolongea sous le nom de style Tudor (1485-1558; fig. 211). Celui de la Renaissance ne triompha qu'a l'époque des Stuarts, ou il fut représenté surtout par Inigo Jones (1572-1652), le constructeur du pavillon des banquets de Whitehall a Londres (fig. 212) et par Chr, ,3;
Wren ( 1 632- 1 723), l'architecte de l'énorme église de Saint-Paul, inspirée de Saint- Pierre de Rome, mais qui n'en est pas une copie (fig. 213).
L'art charmant du XVIII' siècle n'a guère exerce son influence que sur les petites constructions de plaisance et les intérieurs. L'origine du style dit rococo ou rocaille est probablement le travail de la boiserie, qui passa des meubles aux appartements. Plus de pilastres, plus de colonnades, plus de plates-bandes, mais des guirlandes, des festons, des coquilles, une profusion de lignes sinueuses, enveloppantes et entrelacées ; tout ornement vise a être une surprise. Avec cela, un serrs exquis des proportions et une habileté d'exécution prestigieuse (fig. 214).
Dès le début du règne de Louis XVI, une réaction, préparée depuis 1 760 environ, se déclara : ce fut la recrudescence du style académique, appelé improprement style Empire, parce qu'il atteignit son apogée sous Napoléon. Cette fois encore, ce ne pas fut 1 Italie de la Renaissance qui donna l'exemple ; on prétendit s'inspirer directement de l'antique, et l'on osa élever à
Pans des copies de monuments romains : la Madeleine (commencée
en 1764), les arcs de
triomphe du Carrousel
et de l'Étoile (fig. 215),
la colonne V^endôme.
Un général proposa
même, vers 1 798, de
transporter la colonne
Trajane de Rome à
Pan?. Ce sont là des
erreurs de goût que n'a
jamais commises la Renaissance. Les qualités
du style Empire sont
exclusivement d'exécution ; l'invention et le
sentiment sont nuls. Pen-
FiG. 214. — Pan-.ne.\i-