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DÉCORATIF AV PALAIS

DE Versailles.

L'ARCHITECTURE DEPUIS LA RENAISSANCE

FiG. 216. — CoLR DE L Ecole des Cealx-Akts, A Paris.

ant la Restauration et la

lonarchie de Juillet, les

ualités se perdirent et

originalité ne reparut

as. Heureusement,

ette fâcheuse manie

'imiter l'antique fut

împérée chez quelques

rtistes — notamment

hez Duban, l'auteur de

Ecole des Beaux- Arts,

;rminée vers 1860 —

ar un sentiment délicat

es détails, puisé dans l'étude directe des monuments grecs, et par un

retour vers la sévère élégance des grands Florentins, comme Brunellesco et Bramante (fig. 216).

A la même époque, un érudit de premier ordre, qui fut aussi un éminent architecte, Viollet-le-Duc, traçait hardiment, dans ses écrits, le programme d'une architecture nouvelle, émancipée du culte exclusif des

styles du passé et cherchant iG. 217. — Façade du Grand Opéra, a Paris. • 1 1 .• r .•

sa voie dans la satisfaction

ationnelle des besoins du temps. Il annonçait même, dès lors, l'avène-

lent de la construction

n fer, qui devait passer

u domaine de l'industrie

ans celui de l'art. La-

rouste, dans la Biblio-

lèque Sainte-Geneviève

t dans la grande salle

e lecture de la Biblio-

lèque Nationale ( 1 859) ;

)uc, dans la Salle des

■^as-Perdus du Palais hic, -m8 — li Peih Palais ^ P\ni-,

FiG. 210. — Pavillon du Zwinger

iBASTiosi, A Dresde.

LObke. Archilektur. l. II.

Sccmann. éditeur.)

de Justice, qui sont d'admirables constructions appropriées a leur but

paraissent s'être inspirés de ces idées qui ne devaient porter tous leurs fruib que bien plus tard.

La fin du second Empire vit un( re. aissance de larchitecture italienne en particulier de l'architecture veni tienne du XV !■ et du XV'll' siècle ; di là dérivent la Trinité de Ballu et h Grand Opéra de Garnier (fig. 217) Cette tendance domine encore aujour d'hui, unie à un goût un peu plus se vére. Les derniers grands monument qu'on ait construits à Pans, le Gram et le Petit Palais, sont des édifices d la Renaissance, où les éléments déco ratifs sont empruntés a l'antiquité, mai qui ne copient aucun édifice grec o romain (fig. 218). En revanche, le œuvres de l'architecture métallique, qi

se multiplient depuis 1 878, marquent une réaction plus ou moins cor

sciente contre l'art traditionnel de

l'école. Des constructions d'ingé-,

nieurs, comme la Tour Eiffel et le

Palais des Machines, avec leurs

aspirations verticales, la prédominance marquée des vides sur les

pleins, la légèreté de leur ossature

apparente, se rapprochent bien

plutôt des conceptions de 1 architecture gothique, dont une renaissance, dans un esprit laïc et avec

des matériaux différents, est parmi

les possibilités de l'avenir.

J'ai parlé presque exclusivement

de l'architecture française ; ce n'est

pas que l'on n'ait construit ailleurs

des édifices considérables, comme

le vaste palais de l'Escurial (fig. 223),

premier monument de l'architecture de la Renaissance en Espagnï

Fig. 220. — NouvEAL' Musth imp^kiai

A ViENSE.

il.'Art en tableaux. Sccmann, tdiieur

Fi.

Palais dt Parlement, a Londres.

L'ARCHITECTURE DEPUIS LA RENAISSANCE

nais je peux seulement inliquer ici la filiation des tyies. A la Renaissance ;ermanique, interrompue par 1 Guerre de Trente Ans, uccéda bientôt, en Allema- ;ne, l'imitation des styles rançais et italiens, i'académsme, le baroque, le rooco ; le meilleur exemple du tyle baroque au delà du Rhin :st le Pavillon du Zwmger bastion) , à Dresde, œuvre de ''oppelmann (1715; fig. 2 1 9). Le constructeur du palais royal de Berlin, \ndreas Schlùter(i" 1714), auteur delà belle statue en bronze du Grand électeur dans la même ville, fit preuve de dons supérieurs dans un nilieu peu favorable à leur éclosion. Puis, au XIX' siècle, avec Schin- ;el et Klenze, c'est, a Berlin et a Munich, le style néo-grec qui donine, froid comme toute imitation, ennuyeux comme tout anachrotisme. Cependant, a Dresde et a Vienne, vers 1850, se dessina une louvelle évolution vers la Renaissance italienne ; c'est à ce mouvement |ue Vienne doit ses plus beaux monuments modernes, en particulier les leux Musées impériaux, œuvres de Semper et Hasenauer (fit,. 220). En Angleterre, la mode néo-grecque succéda directement a la Renaissance ; le baroque et le rococo y sont restés presque inconnus, ■^uis, comme par un retour au style national, d'ailleurs emprunte lui .ussi, refleurit le gothique perpendiculaire, dont le monument le plus

-. colossal est le Palais du

Parlement, construit par Barrj' sur les bords de la Tamise (1840-1860; fig. 221). Enfin, la Belgique a édifié, au XIX<- siècle, la plus grande accumulation de pierres de taille qui existe en Europe, le Palais de Justice de Bruxelles, d'un style inspiré à la fois de l'Assyrie et de la Renaissance, mais dont l'effet est

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