Partie SUPERIEURE DU Jugement dernier. c • a
Fresque a la Chapelle Sixtine (Vatican). SlXtine. Au tombeaU
ANGips EMPORTANT la COLONNE DE la Passion. de Jules II, resté
inachevé, appartient le Moïse de l'église San Pietro in Vincoli. a Rome, œuvre extraordinaire de " mouvement réprimé ", frémissante de passion et de colère, dont la sublimité s'impose comme celle d'un grand spectacle de la nature (fig. 345). Deux des esclaves qui devaient orner le tombeau sont parmi les joyaux les plus précieux du Louvre ; figures debout, mais tordues, déhanchées, obliques, réaction extrême contre l'art primitif, ou dominait la loi de frontalilé (fig. 347). La
chapelle des Médicis à Florence ne fut pas achevée davantage ;
Michel-Ange n'a sculpté que deux
niches, où les statues assises de
Julien et de Laurent de Médicis
surm ntent deux groupes de figures
couchées sur les sarcophages, le Soir
et l'Aurore, le Jour et la Nuit. Les
princes assis ne sont pas des portraits,
mais des personnifications de la force
attristée ; on dirait deux prophètes
descendus de la voûte de la Sixtine,
comme eux robustes, méditatifs et
assombris (fig. 348). 11 y a plus de
force encore, une force qui s'exprime
en contorsions impatientes, dans les
quatre statues couchées des sarcophages, dont les attitudes audacieu- p,^ 352.
Fig. 35i. — Michel-Ange. Sainte Famille. (Sdtsée des Offices, à Florence.)
ses, les musculatures exubérantes provoquent une admiration mêlée de stupeur (fig. 349).
De retour a Rome, Michel-Ange, à la prière du pape Paul 111, commença à peindre, en 1535, le