C.-à-d. 4 te mai>-e du pays
(Musée du Caire. J
Frfi. 10. — Scribe ÉGYPTIEN ACCROUPI.
(Musée du Louvre.)
EGYPTE, CHALDEE ET PERSE
Fia. 20. — La dame
Takoushit.
(Hron^e égyptien
du Musée d' Athènes J
aux plus beaux portraits des peintres flamands du xv' siècle, à ceux
de YHomme aux œillets et du Chanoine Van
de Paele de Van Eyck.
Toutefois, l'impression première du visiteur,
qui est celle d'une uniformité ennuyeuse, ne
laisse pas d'être partiellement justifiée. L'art
égyptien, pendant sa longue durée, n'a jamais
su s'affranchir de certaines conventions. 11 y a d a-
bord ce que l'archéologue danois Lange a appelé
la loi de fronialiié. Toutes les figures, debout ou
assises, marchant ou immobiles, se présentent
exactement de face ; le sommet de la tête, la
naissance du cou et le milieu du corps sont sur
un même plan vertical ; toute déviation de la
colonne vertébrale, c'est-à-dire toute inclinaison
vers la droite ou vers la gauche, est interdite.
Quand plusieurs figures sont groupées sur un
même piédestal, les axes verticaux de leurs corps
sont exactement parallèles (fig. 22). En second
lieu, toutes les figures, immobiles ou en marche,
reposent de tout leur poids sur la plante des
pieds ; jamais l'Egyptien n'a représenté un personnage portant
sur une seule jambe et ne touchant le sol que du bout de
l'autre pied. Presque toujours, les hommes marchent en avançant la jambe gauche ; les femmes et les enfants sont d'ordinaire au repos et les jambes serrées. Dans les basreliefs et les peintures, sauf de très rares exceptions, les personnages sont de profil, mais avec cette particularité singulière que les yeux et les épaules sont figurés de face (fig. 1 7). Voila bien des invraisemblances ; mais ce n'est pas tout.
La peinture, qu'elle soit appliquée à des statues ou à des reliefs, ou exécutée sur une surface plane, n'est qu'un simple coloriage, sans dégradation ni mélange de tons, sans
Fig. 21. — Portrait d'époque saïii
FiG. 22. — Groupe égyptien