‹ Apollonius DyscoleChapitre 11 sur 90 · Synt. 1, 20; II · texte numérisé non relu

Synt. 1, 20; II

2. Voyez les discussions auxquelles a donné lieu la division des écrits d’Aristote , surtout celle des livres de la Métaphysique, Ravaisson, Essai sur la Métaphysique d'Aristote, τ}, p-#2etsuiv,

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obscur, du Scholiaste de Denysle Thrace’, répond aux pages 128-144 de l'édition de Bekker : ᾿Εχομένως καὶ ὑπὲρ τῶν κτητικῶν ῥητέον, ὧν χαὶ διαφορὰς ἐξεθέμεθα ὡς πρὸς τὰς πρωτοτύπους ἐν τοῖς LOT ἀρχήν, elc. Le second n’est peut-être que le chapitre bien court, pages 33-36, qui traite du pronom Τίς. Au reste, ce livre est incomplet dans le manuscrit unique qui nous l’a conservé, et, par exemple, on n’y retrouve pas une observation sur le mot αὐτό, à laquelle Apollonius renvoie lui-même dans son traité de l’Adverbe ἢ"

Venaient ensuite les trois espèces de particules indéclinables :

— 6. Περὶ Προθέσεως, sur la Préposition (Suidas), traité auquel il semble renvoyer plusieurs fois luimême dans le IV° livre de la Syntaxe, sans le désigner spécialement par ce litre, mais que citent en propres termes un grammairien, publié par M. Cramer et le Scholiaste de Venise sur l’{iade *. L’ouvrage de Tryphon sur le même sujet est cité aussi dans la Syntaxe *. Ces rapprochements, que nous

1. Ap.Bekk., 4recd. gr., Ὁ. 920 : Ἰστέον ὅτι οὐκ ἀπὸ τῆς ἐμοῦ χτητικῆς ἀντωνυμίας ἐγένετο À ἐμαυτοῦ σύνθετος ἀντωνυμίαί(...3), διὰ τίνα γενικὴν αἰτίαν ὀνησόμεθα προσέχοντες εἰ αἱ βιωφελεῖς τέχναι τῶν μεγάλων, τεχνογράφων Ἡρωδιανοῦ xat ᾿Απολλωνίου καὶ τὸ τρίτον πρόσωπὸν τῆς χτητιχῆς ἀντωνυμίας πῶς πολλάχις εἰς σύνθετον μεταλαμθάνεται. Cf. Cramer, 4necd. Paris. τ. III, p. 438, où un scholiaste de POdyssée (A, 69) se réfère au traité ἄν Pronom (p.109, 110).

3. Anecd. Oxon., ἴ, IV, p. 424 : Ὥς γάρ φησιν ᾿Απολλώνιος ἐν τῷ περὶ Προθέσεων, οὐδέποτε ἀποχοπὴ εἰς ἀνεχφώνητον τέλος γίνεται. Schol, Venet., ad Iliad., E, 142.

4, IV, 7 ; Καθό φησιν ὁ ᾿᾽Γρύφων ἐν τῷ περὶ Προθέσεων.

DES OUVRAGES D'APOLLONIUS. 19 pourrions multiplier, laissent croire que Tryphon, comme Apollonius, avait écrit une série de traités sur les huit parties du discours.

— 7. Περὶ ᾿Επιῤῥήματος, sur l’Adverbe, que nous pouvons aujourd'hui apprécier en détail, puisque le texte nous en est parvenu. Il est cité deux fois au moins dans la Syntaxe’, et, chose étrange, à la fin du texte même publié par M. Bekker dans ses 4necdota græca, Vauteur renvoie deux fois à ce qu'il a spécialement écrit « dans son livre sur les Adverbes”.» Cette singularité n'a pas fixé l'attention du savant éditeur; s'il l'eût remarquée, il eût pu en conclure, et il eût pu démontrer, par d’autres raisons encore, que toute la dernière partie du περὶ Ἐπιῤῥήματος, qui commence à la page 614, ligne 26 : Τὰ τοπιχὰ τῶν ἐπιῤῥημάτων, elc., et qui traite des adverbes de lieu, appartient en réalité à la Syntaxe. En effet, outre que les deux citations ci-dessus rappelées ne peuvent s'expliquer en elles-mêmes, si les pages 614-625 ne faisaient partie de la Syntaxe, la théorie des adverbes de lieu se trouve déjà suffisamment développée dans ce qui précède la page 614, à savoir : pages 564, 590, 597, etc.; la page 590 répond très-bien au renvoi contenu dans la page 616, et la page 597

As. ΠῚ, ὁ et 15. Cf. IV, 10, p. 333 : Παρεστήσαμεν δὲ χαὶ ἀλ-λαχόθι, ce qui se rapporte au traité de l’Ade,, p. #92, Jean Charax paraît aussi y renvoyer, p. 1155 des Anecdota de Bekker, et Chœroboseus le cite formellement, Zbid., p. 1238. Voy. aussi P£Etymologicon d'Orion , p. 20, 123,152, 164 ; et les Anecdota Parisina de Cramer , τ. IE, p. 286 , où est reproduite une note du Scholiaste de Venise , ad Zliad , O, 138,

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répond au renvoi de la page 622. D'ailleurs, en admettant que les pages 614-625 conservent la place qu’elles occupent aujourd’hui, il en résulte des répétions qui dépassent tout ce que l’on peut pardonter à la négligence d’Apollonius; et si l’on compare les morceaux suivants :

' Pages 590, 24, avec 616, 26 — 609,17, — 619,12 20 608 16" CARRE — 598, 20, — 624, 1, on y trouvera respectivement, sur chaque sujet, les mêmes doctrines, appuyées des mêmes exemples. Au contraire , le quairième livre de la Syntaxe est évidemment incomplet. Il devrait comprendre la syntaxe des trois espèces de particules indéclinables ; il ne comprend que neuf chapitres sur la préposition, et trois chapitres sur les rapports de la préposition avec l’adverbe ; et ces douze chapitres n’épuisent même pas ce que l’auteur s’est promis de dire sur la préposition . À plus forte raison y remarque-t-on l'absence de toute théorie générale sur la syntaxe des adverbes et des conjonctions *. Ainsi, les dix pages

\ A LAN “ “Ὁ ι Ὁ IV, 2, à propos de l’anastrophe : Ὑπὲρ ὧν τῆς διαφο- “Ὁ \ 2 .

cäç κατὰ τὸ δέον ἐχθησόμεθα (CF. de l’Ado., p. 530) ; promesse qui West pas remplie plus bas.

2, Sujets indiqués dans le traité de l’Ado., p. 535 : Τὸ δέον ἐστὶν à πρόταξις (τοῦ ἐπιῤῥήματος ), χαὶ τὸ ὑποτεταγμένον δυνάμει 5 \ € , > À \ / οω 4 € OR ὦ \ / > ἐστὶν Ünepbatov ἀλλὰ τὸ σύνηθες τοῦ λόγου ὡς ἐν ἴσῳ τὴν σύνταξιν ἐποιήσατο: χαὶ τὸ τοιοῦτον ἐν τῷ περὶ Συντάξζεως ἀχριδέστερον εἰρή--

9 La 4 Ἔ “ἢ “ "ὃ Ÿ. "» ᾿ σεται, εἰς μέντοι χατάστασιν βραχεῖάν τινα ἀπόδειξιν ληπτέον. Ῥ, 531 : Εἰρήσεται δὲ,... τίνες τε ἐν τῷ καθόλου σύνδεσμοι συνδέουσιν ὄνομα καὶ δῆμα, καὶ τίνες εἰσὶ μερικοί. Dans la Syntaxe, III, 6 : Ἂν τῇ συνδεσμιχῇ συντάξει ἐντελέστερον τὰ τοιαῦτα δέδεικται, IL, 14 : Δείξο--

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que l'on détachera du livre de l'Adverbe sont loin

de combler entièrement la lacune qui dépare ce

grand traité de la Syntaxe.

La transposition que je viens de signaler m'avait, dois-je le dire ? depuis longtemps frappé dans la lecture du traité de l'Adverbe, lorsque j'ai vu qu'elle était démontrée avec un luxe de preuves, qui ne laisse rien à désirer , dans un mémoire spécial de M. Otto Schneider sur ce sujet ἦς Quant à la cause de l'erreur accréditée par l'édition unique de Bekker , elle est moins facile à découvrir. Sachant, par le témoignage de M. Bekker, que le précieux manuscrit 2548, qui contient la Syntaxe, avec les traités de la Conjonction, de l'Adverbe et du Pronom, offre plusieurs feuillets hors de leur place, M. Schneider pense qu'une étude attentive de ce manuscrit pourra seule résoudre la difficulté en question. Si, en effet , les pages 614, 26 à 625 répondaient à un certain nombre de feuillets du manuscrit, et commencaient à la premiére ligne du premier feuillet pour finir précisément avec le dernier, on pourrait en conclure que l'erreur s'est produite par le déplacement de ces feuillets dans le manuscrit 2548. Or, en recourant à ce volume , on n'a pas de peine à se convaincre que l'interpolation doit remonter plus haut, et qu'aucun indice paléographique ne pouvait signaler l'erreur à M. Bekker. En eflet, les mots Τὰ τοπιχὰ τῶν ἐπιῤῥημά-

μὲν γὰρ ὅτι ὁ δέ χαὶ πάλιν οἱ τούτω ἰσοδυναμοῦντες (au δεσμοι) παραι-

1. Ueber die Schlusspartie der Schrift des Apollonius Dyscolus, περὶ ᾿Ἐπιῤῥηυάτων. Rheinisches Museum, 844, τὶ ΠῚ, p. 446, γον, aussi, plus bas, le chapitre vr, $ 2.

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των, etc., qui commencent le morceau contesté, se lisent, dans le manuscrit, au milieu même d'une page, folio 179 verso, ligne 18. Si donc il y a eu, pour ce passage, transposition de feuillets, ce n'est point dans le manuscrit 2548 que la transposition ἃ eu lieu, quoiqu'il renferme aussi le traité de la Syntaxe, écrit de la même main, et qu'il offre , en effet, d'autres feuillets maladroïtement déplacés, dont M. Bekker a bien su restituer l’ordre; mais ce peut être seulement dans le manuscrit qui lui a servi d'original.

Au reste, on reconnait facilement dans le traité de l’Adverbe, tel que nous l'offre le manuscrit, d'autres transpositions, que j'ai signalées plus bas. J’ai fait, à l’occasion de ces transpositions, une remarque que je crois devoir consigner brièvement ici, bien que je n’en puisse pas encore tirer de conséquence précise. La transposition signalée à la page 530, ligne 28, occupe 28 lignes dans le manuscrit, fol. 114 verso et suivant ; le morceau distrait de la Syntaxe et inséré dans l’Adverbe, page 61 4 et suivantes, occupe dans le manuscrit 334 lignes , fol. 179 verso et suivants. Or, si à ce chiffre de 334 on ajoute seulement 2, on ἃ 336, qui est un multiple de 28 et qui contient 12 fois ce dernier nombre. Ainsi la première transposition se trouve avec la seconde dans le rapport exact de 1 : 12. Une telle coïncidence ne semble pas être le simple effet du hasard. Cela posé, en admettant un manuscrit d'écriture onciale, dont chaque page aurait contenu l'équivalent de 44 lignes du n. 2548, et par conséquent dont chaque feuillet aurait contenu l'équivalent de 28 lignes, la première transposition répondrait à un feuillet de ce manuscrit oncial ; la seconde trans-

position répondrait à 12 feuillets du méme manuscrit. Je soumets ce calcul à la critique des hellénistes paléographes, avec le désir qu'elle les mette sur la voie de quelque découverte; mais je dois ajouter qu'il me reste à moi-même des doutes assez graves sur l'observation qui précède. En effet, d'une part, le premier morceau en question, celui de la page 530, se divise lui-même en deux parties de longueur inégale et qui ne semblent pas se suivre naturellement ; et, d'autre part, une transposition semblable que j'ai signalée, à la page 534 , lignes 9-18, n'occupe dans le manuscrit 2548 que 8 lignes environ, chiffre qui divise encore 336, mais qui ne divise pas également 28, et qui, en tout cas, ne peut guère répondre au contenu de toute une page, même dans un manuscrit oncial.

— 8. Περὶ Συνδέσμων, sur les Conjonctions , cité trois fois par Apollonius dans le traité de l'Adverbe", et deux fois dans la Syntaxe”. Le manuscrit de Paris, n. 2548, d'après lequel M. Bekker l’a publié dans ses Anecdota, offre malheureusement de longues lacunes , que ni Priscien , ni les compilateurs grecs ne nous permettent de combler. Les 48 pages dont il se compose dans l'édition de Bekker répondent à 22 feuillets du manuscrit, dont le plus grand nombre sont corrompus par l'humidité (fol. 92 et suivants) ; à la 17° ligne du second feuillet, l'écriture s'arrête au milieu d'un mot et elle ne recommence qu'avec le quatrième feuillet, on ne sait par quel caprice du copiste. Au milieu du second feuillet, verso, se

1. Page 543, lignes 18 et 26, et p. 564, 1. 29, 2. ΠῚ 28, et IV, à.

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trouve inséré un de ces titres de chapitres comme le manuscrit 2548 en offre un grand nombre, mais qui ne paraissent pas remonter jusqu à l’auteur du livre. Le traité même commence au milieu du feuillet 92 recto, immédiatement après les derniers mots de la Syntaxe : ἐν ἴσῳ τῷ ἐξαίφνης παρεγένετο, sans que ces mots soient suivis de la formule en usage dans les anciennes copies d'auteurs grecs. Une sorte de tiret enjolivé sépare seulement la fin de la Syntaxe et le titre en majuscules :

TOY ΑΥ̓ΤΟΥ͂ ATIOAAQNIOY ΠΕΡῚ ZYNAEZMON

Tout cela semble montrer un copiste, négligent peut-être, mais qui surtout n’avait pas lui-même pour modele un manuscrit en très-bon état.

Une autre observation nous frappe dans la lecture des traités de la Conjonction et de l’Adverbe, comparés à celui du Pronom : c'est que ce dernier est beaucoup plus riche que les deux antres en citations empruntées aux vieux poêëtes etmême aux prosateurs. Est-ce encore à la main des abréviateurs ou des copistes qu'il faut attribuer cette différence, ou bien à un caprice de l’auteur? Question délicate que nous avons dû nous poser, mais sans pouvoir la résoudre.

IV. Περὶ Συντάξεως τῶν τοῦ λόγου μερῶν, de la Syntaxe des parties du discours , en quatre livres selon le catalogue de Suidas, comme dans les manuscrits; ouvrage aussi mentionné par le Biographe anonyme. Priscien en cite le IH° livre; mais 1] l'avait probablement tout entier sous les yeux, ainsi que nous le montrerons plus bas, à la fin de notre chapitre vir. Apollonius y renvoie plusieurs fois lui-

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méme dans le traité de l'Adverbe'. On peut, du reste, conjecturer qu il ne l'avait pas rédigé avant les huit traités sur les parties du discours. En effet, outre qu'il est naturel de ne songer à la théorie des Constructions qu'après la théorie des Formes, Apollonius, dans quelques-uns de ses traités spéciaux, s'étendait longuement sur les rapports que les diverses parties du discours ont entre elles. Dans le traité du Pronom, par exemple, à partir de la p.27, commençait un véritable chapitre sur la syntaxe des Pronoms , que l’auteur se {ἀξ probablement dispensé de développer aussi longuement en cet endroit , si les livres de la Syntaxe eussent été déja publiés. Nous donnerons plus bas d’autres raisons à l'appui de cette conjecture.

Quant à l'état actuel du traité de la Syntaxe , on a vu tout à l'heure combien il laisse à désirer,

V. Περὶ Συνθέσεως, sur la Composition. C'est aussi le titre d'un écrit de Denys d'Halicarnasse, qui nous est parvenu, et qui traite de l'arrangement des mots. On inclinerait d'abord à croire qu'Apollonius, après avoir traité de la construction grammaticale , s’occupait ici de l'arrangement des mots, au même point de vue que Denys. Mais le rapprochement de ce litre περὶ Συνθέσεως avec les nombreux passages de la Syntaxe, surtout dans le quatrième livre, où σύνθεσις ne signifie que la composition des mots, par antithèse à παράθεσις, qui en désigne la simple /urtaposition , ne permet guére de douter que le περὶ Συνθέσεως ne füt quelque appendice du grand ouvrage sur les huit parties du discours ἢ,

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