P, 480 et suiv
2, Ῥ, 43 et suiv.
36 APOLLONIUS DYSCOLE. — CHAP. I. 5.3
arrétons-nous quelques instants à une particularité piquante qui nous est signalée par le témoignage , malheureusement rapide et peu explicite d'un scholiaste de Denys le Thrace : « Apollonius, dit ce scholiaste, prétend que des deux voyelles brèves ε et ο, la seconde est la plus brève; car, si à chacune d'elles, on ajoute un :, des deux diphthongues formées par cette addition, la première, εἰ, est plus longue, puisqu’elle ne s’abrége jamais à la fin des mots, tandis que οἱ s’abrége quelquefois. Hérodien lui répond qu'il ne faut pas apprécier la valeur de ces deux voyelles en compagnie de l’iota, mais en les considérant chacune en elle-même. — Pourquoi? mon fils, reprend Apollonius, etc.', » et Hérodien de défendre son objection. Un peu plus haut, une autre scholie résume la même discussion d'Hérodien contre son pere, dont il réfute l’opinion’. Existait-il donc quelque livre écrit par Apollonius ou plutôt par Hérodien, où le père et le fils discutaient , en forme de dialogue , leurs opinions sur la grammaire ? Je n'oserais l'afhirmer d’après les seuls indices que je viens de relever. On remarquera cependant que parmi les ouvrages perdus d'Hérodien, ils’en trouvait un intitulé Ἔλεγχοι, Réfutations *, et qu'un grammairien publié par
1. Bekker, 4necd. gr., p. 800. . βραχύτερον : μὲν χχατὰ Ἀπολ- )ώνιον τὸ ο.... πρὸς ὅν φησιν TAN ὅτι, etc... ὃ δὲ ᾿Απολλώνιος πρὸς αὐτόν" ὦ τέκνον, τίνι λόγῳ; etc. Εἴ. p. 1989 , 1290.
2, Ibid., p. 198 : Καὶ ἐπὶ τούτων δέ, τῶν ἜΗΝ φημί, ὅ ὃ τε Rue χαὶ ὃ τούτου πατὴρ ᾿Απολλώνιος ἥμιν ἡ τί τίνος ἐστί βραχύτερον. Καὶ ὃ μὲν ᾿Ἀπολλώνιός φησι". . à δὲ Ἡρωδιανὸς τὸ ε Re λέγει βραχύτερον, ἀποδειχνὺς οὕτως pr γὰρ πρὸς τὸν πατέρα ὅτι, etc. Cf. p. 1283, et les Extraits de Théodose publiés par M. Goettling, p. 32, 53.