Synt., 1, 40 et
2. Eau οὐκ ἐγχωρεῖ τὴν ἰδίαν θέσιν κοινῇ φωνῇ προσ αρίσασθαι ἐπὶ πᾶν συντεινούσῃ. Chap. 11.
ὃ0 APOLLONIUS DYSCOLE. — CHAP. IV. S #.
des noms, les attirent du moins de la troisième à la premiére personne ‘, comme lorsque nous disons Τρύφων ὀνομάζομαι, je me nomme Tryphon. On ne dira pas de même : Τρύφων βιάζομαι, Je Tryphon suis forcé, parce que la qualité d’étre forcé n’est pas propre à Tryphon; 1] faut donc employer en pareil cas le pronom, qui peut tenir la place de n'importe quel nom. » -
Une règle sujette à tant d'exceptions et de restricuons, et qui ἃ besoin d’être justifiée par tant de subtilités, peut justement sembler suspecte d'erreur. Apollonius aurait mieux fait de dire que les noms sont, en général, éndifférents à la distinction des personnes, que d'eux-mêmes ils ne les marquent pas, si ce n’est au vocalif; mais que, pour les marquer, 115 peuvent très-bien s’allier soit avec le pronom soit avec un verbe à flexion pronominale. La langue française met cette propriété du nom en grande évidence, dans les locutions officielles : Je soussigné Où soussignée, nous sOussignes, εἴς. ; nous préfet, etc. Mais les usages de la langue grecque devaient, à cet égard, tromper Apollonius ; car, dans les formules qui répondent à celle que nous venons de citer, on employait ordinairement la troisième personne avec le nom propre : « Sous
1. Σαφὲς οὖν ὅτι où δυνάμενα διαψεύσασθαι τὴν ἰδίαν θέσιν τῶν ὀνομάτων τὰ ῥήματα ἐπισπᾶται αὐτὰ ἐχ τρίτου χατὰ τὸ πρῶτον. Ζϊώ. Ce verbe διαψεύδεσθαι se prête, chez Apollonius, à diverses nuances. On ἃ vu plus haut le titre de sontraité περὶ διεψευσυμένων Toνων. Dans la Synt., III, 28 : Ex τοῦ χοινῶς παρεπομένου τὸ ὄνομα ἀνεδέξαντο (les particules explétives), où διαψευδόμενοι τὴν θέσιν τοῦ ὀνόματος, où ces derniers mots sont pour τὸ τεθειμένον ὄνομα. Du Pron., p. 11. Διαψεύδεσϑαι δέ φασι τὸν λόγον, pour τοὺς hé γοντας.
tel archonte, un tel fils d’un tel, natif de telle tribu, a assigné en justice un tel, etc. » Lucien a soigneusement conservé ce tour dans les premières lignes de son Plaidoyer du T contre le x. C’est au même usage grammatical que se rapportent les préambules comme : « Hérodote, ou Thucydide a écrit celte histoire » et autres semblables. Le sénat et les magistrats romains parlaient de même à la troisième personne. 1] suflira de rappeler ici les premières lignes du sénatus-consulte contre les bacchanales, le préambule de la sentence des frères Postumius sur une contestation de territoire entre les Féturir et les Genuates ; le préambule des décrets de la colonie de Pise, connus sous le nom de Cenotaphia Pisana ".
Renfermé, comme il l'était, dans l'étude de la langue grecque, Apollonius est peut-être excusable d'en avoir tiré, sur ce point, des conséquences trop absolues ; on ne saurait néanmoins méconnaître dans sa théorie générale sur le nom un assez haut caractère d’exactitude et de rigueur. Cette théorie, d'ailleurs, se complétera et se déterminera mieux eucore , soit par le détail qui va suivre, soit par les idées de l’auteur sur le pronom, qui seront exposées plus bas dans toute leur étendue.
Après la nature de chaque partie du discours viennent ce que les grammairiens grecs appellent τὰ παρεπόμενα αὐτῷ᾽, « ses propriétés accessoires. » Les
1. Latini sermonis vetustioris Reliquiæ, pp. 126, 185, 334; et comparez Apollonius lui-même, Synt., 1, 19, p. 48.
2. Denys le Thrace, chap. x1v, xv, x1x, etc: Παρέπεται αὐτῷ ou αὐτῇ πέντε ou ἕξ, etc., et les scholies sur Denys le Thrace, p. 846, Apollonius nous offrira beaucoup d'exemples de ce mot dans les textes que nous aurons occasion de citer.
prédécesseurs d’Apollonius en reconnaissaient déjà cinq : les genres, les espèces, les figures, les nombres, les cas. Apollonius, sans rien ajouter à cette division, en classait les chapitres dans l’ordre suivant : l'espèce, le genre, la figure, le nombre , le cas, sous prétexte que la distinction du genre implique celle de l'espèce, tandis que celle de l'espèce n implique pas celle du genre‘. Suivons donc cet ordre en recueillant le peu qui nous reste de sa doctrine sur chaque chapitre de la théorie du nom.
L’allongement d'un nom s’appelle forme ou espèce, εἶδος, car le changement de la finale qui le caractérise est quelque chose d'analogue à un changement de forme *.
Il y a deux principales espèces de noms : le primitif, πρωτότυπον, et le dérivé, παράγωγον *. À cette dernière classe se rattachentles paronymes et les comparatifs, sur lesquels Apollonius ἃ écrit des chapitres cités par Suidas comme autant de livres spéciaux; les super-lauifs, les patronymiques, les possessifs, ete. *.
4. Chœroboscus, ap. Bekk. Anecd., p. 1177 : Ὁ μὲν Διονύσιος τὰ γένη προέταξε τῶν εἰδῶν " οἱ δὲ περὶ ᾿ΑἈπολλώνιον καὶ Ἥρωδιανὸν καὶ ἹΡωμανὸν τὰ εἴδη προτάττουσι τῶν γενῶν, ἐπειδὴ ὅπου μὲν γένος ἐχεῖ καὶ εἰδός ἐστι παρὰ τοῖς γραμματικοῖς (Ὁ), ὅπου δὲ εἶδος οὐ πάντως χαὶ γένος ἐστί, Priscien suit Apollonius (IE, 5, p. 70) : « Accidunt nomini quinque : species, genus, numerus, figura, casus. » Seulement il déplace , sans intention peut-être , le nombre et la figure,
2. Du Pron., p. 22 : Ἢ μὲν ἐν τοῖς ὀνόμασι παραγωγὴ εἶδος χαλεῖται, εἴδει γὰρ παραπλήσιόν τι παραδέχεται κατὰ τὴν ἑτεροίωσιν τοῦ τέλους δι᾿ οὗ γνωρίζεται.
3. Synt., II, 8 : ᾿Απὸ παντὸς ἀρσενιχοῦ, πρωτοτύπου ἢ παραγώγου, τοῦ εἰς oc λήγοντος θηλυχὸν γίνεται, etc. Cf, II, 81 ; III, 5.
4. De la Conj., p. 521: Synt., II, 28, IV, 12; de l Ado. pp: 558, 570, 578, etc.
Il y a trois genres : le masculin, le féminin et le neutre ἡ. Je ne remarque pas qu'Apollonius ait admis, comme Denys le Thrace et d’autres, le genre commun , χοινόν, COMME ὁ Où ἡ ἄνθρωπος ; et le genre épicène, ἐπίχοινον, comme χελιδών, ἀετός. Le verbe ἐπιχοινωγῶ se rencontre une fois, dans le traité de l’'Adverbe, pour désigner, mais d'une manière générale, la propriété qu'ont certains noms d'exprimer plusieurs genres par la même terminaison *,
Les trois zombres ne donnent lieu à aucune observation particulière. Un grammairien grec a fait remarquer avec raison que l'absence du duel en latin et dans le dialecte éolien est une preuve de l’ancienne parenté des Romains avec la race éolienne *; nous sommes autorisés à croire que cette remarque, si elle n'a pas été faite d’après une étude directe des deux langues, est empruntée à quelqu'un des ouvrages écrits avant Apollonius sur la langue latine, et dont nous avons, plus haut, recueilli les titres.
Les figures, σχήματα, sur lesquelles Apollonius avait écrit un livre spécial, probablement distinct du chapitre consacré à ce sujet dans ᾿᾿ Ὀνοματιχόν, divisent les noms, en sinples, ἁπλᾶς composés, σύνθετα: dérivés de composés où indirectement composés , παρασύνθετα ; division claire et commode, où se montre l'heureuse netteté du langage de la gram-