Syntaxe
2. Syntaxe, 1, 18-20, morceau où j'ai dû, plus que dans aucun autre, corriger par quelques additions l’obscurité du texte grec. On retrouve la substance de toute cette discussion dans les Scholies sur le chapitre xx, de Denys le Thrace.
DE L'ARTICLE, 127 bien d'autres parties du discours étant ie ὋΝ pour les cas et les genres. 1] ne pense pas non plus qu il soit raisonnable de considérer ὦ comme un mot distinct de l'article, si l'on ne veut pas que chaque mot distinct des autres constitue par cela méme une partie du discours. Quant à ce qui tient au sens et à ce que le mot ὦ ne s'emploie jamais avec la troisième personne, mais toujours avec le sens du vocaεἰ, il répond : À ce compte, le vocatif des noms ne serait pas un nom, puisqu il est à la seconde personne , tandis que le propre des noms est de n'employer que la troisième ; et s'il est étrange de ne pas admettre le vocatif pour un nom, il ne l'est pas moins de refuser le nom d'article au vocatif de l'article, parce qu'il se construit avec la seconde personne.
« Mais à toutes ces raisons on peut répondre : D’abord il n'est pas vrai que les articles aient une déclinaison irrégulière , car ils se déclinent régulièrement, sauf l'altération particulière au nominatif; et leur accord même avec des noms déclinés prouve qu'ils doivent s'accommoder à l'ordre régulier que suivent ceux-ci dans leur déclinaison, Autrement seraient-ils des articles (c'est-à-dire des mots qui s'articulent avec d'autres). Mais de là même il ne résulte pas nécessairement que l'article doive se développer toujours d'après un thème régulier , si l'on ne veut pas qu'a chaque mot réponde une partie du discours, car ce n'est point d'après le nombre des mots, mais d’après les idées que se distinguent les parties du discours". Mais quand on n'accorderait pas la déclinaison ré-