‹ Apollonius DyscoleChapitre 57 sur 90 · P. 592, observation qu'on retrouve dans la partie de ce · texte numérisé non relu

P. 592, observation qu'on retrouve dans la partie de ce

186 APOLLONIUS DYSCOLE, — CHAP. VI, ᾧ 1,

gements en θεν marquent « la sortie d’un lieu‘. » Mais je ne vois nulle part qu'il ait assimilé nettement ces finales à des prépositions de même valeur qu'elles. La philosophie moderne ἃ seule mis en pleine lumière ce principe que les idées accessoires, et particulièrement les idées de rapport, s'expriment dans le langage par deux procédés logiquement équivalents : 1° celui des exposants distincts ou païticules, 2° celui des flexions casuelles. Nouvel exemple des inévitables lenteurs de la science dans la recherche du vrai : on ne pouvait approcher plus prés qué ne fait Apollonius du principe fécond qui pourtant lui échappe et dont la pleine démonstration était réservée à ses successeurs.

traité que nous rattachons à la Syntaxe, p. 618, 619 : Τάγε μὴν ἀπὸ προθέσεως παραχϑέντα (ἐπιῤῥήματα) πάντοτε τοπιχὴν σχέσιν ἐπαγγέλλεται, ἴσως ὅτι χαὶ αὐταὶ αἱ προθέσεις, μετὰ τῶν ἄλλων σημαϊνομένων τοπιχὰς ὀχέσεις παρεμφαίνουσιν, ἀναδαΐνει, κατα- Gatver χαὶ μάλιστά γε ἐπὶ τῆς τῶν ῥημάτων (Bekker a lu et imprimé par erreur ἐπιῤῥηυάτων. La lecon du manuscrit, fol. 181, recto, n’est pas na ὑπ Ὁ συνθέσεως, ὅτε καὶ αὐτὰ τὴν ἐν τόπῳ χνησιν ἀρ χροός "ἐπὶ γὰρ τῶν πτωτιχῶν χαὶ ἄλλα πάμπολλα σημαίνξι, κατὰ Κτησιφῶντος, διὰ Τρύφωνα , etc.

1. P. 596, 397 : Αἴ διὰ τοῦ θεν παραχθεῖσαι λέξεις tomixat ἐπιῤῥηματικῶς τὴν ἐχ τόπου σχέσιν σημαίνουσιν. P. 607 : Τὰ διὰ τοῦ σὲ παραγόμενα εἰς τόπον, et ainsi des autres terminaisons adverbiales. De même, dans la Sÿnr., IT, 12 : Παρυφίσταται..... ἐν τῷ Λεσόόθεν μετὰ τῆς ὀνοματιχῆς ἐννοίας καὶ ἣ ἐξ Ἐρόθεδις. IV, 10:. Ἔν οἴκῳ, ἐκ Λέσδου, εἰς οἶχον " ἔννοια γὰρ τοπικὴ À x τούτων pix, ἰσοδυναμοῦσα ἐπιῤῥηματικῇ Tapaywÿn, λέγω τῇ Λὲσδόθεν, οἴχαδε, οἴχοθι. Plus bas, il dit plus clairément encore : Τῶν προθέσεων πὰρειλημμένων εἰς τόπιχὴν σχέσὶν διλοίως τοῖς πτωτιχοῖς. Voyez encore le cornniencement dü chap. x11; et dans la partie de l’Adverbe que nous avons montrée appartenir à la Syntaxe, p. 616: Fa εἰς δὲ λήγοντα ἐπιῤῥήματα τὴν εἰς τόπον ὁχέδιν δημαίνει, οἴχαδε, ἄγραδε, ἅλαδε, χαὶ ἐκ συντάξεως αἰτιατικῆς πτώσεως καὶ τοῦ δέ συνδέσμου ἀποτελεῖται. CF. p. 621.

Sur le détail, il abonde en remarques aussi justes qu'instructives :

Excepté dans le cas d'anastrophe , où elle subit d'ordinaire un changement d'accent, la préposition se met toujours devant le mot qu'elle modifie, soit par juxtaposition, soit en formant avec lui un mot composé. S'il y a juxtaposition, le cas qui suit la particule est toujours un cas oblique; s'il y a composition, ce cas peut être le nominatif, ou le vocatif, tout aussi bien qu'un autre des Cas obliques. D'ailleurs, dans la juxtaposition, chacun des deux mots garde son accent ; dans la composition, il prend presque toujours un accent particulier". Dans les composés, la valeur de la préposition est souvent à peine sensible , et, si c'est un verbe composé, on dirait une particule explétive*. Quelquelois cependant la particule change le cas avec lequel se construisait le verbe simple”. Les prépositions ne forment pas de composés avec les pronoms"; l'auteur pourrait ajouter qu'elles n'en forment pas non plus avec les articles; mais elles en forment avec les adver-

1. Synt., 1,3; I, 16, 31 ; IV, 3, 5, 9; Priscien , XIV, 1, t. 1, p. 585.

2. Sync, IV, 1, à la fin : Ἐν παρολχῇ αἱ συνθέσεις οὖσαι χατὰ τὸ πλέον χαὶ ὡς συλλαδαὶ προσχείμεναι τοῖς ῥήμασι. Cf. Schol. de Denys, p. 927, 1. 10.

3. Synt., IV, 3 : Πρὸς Ἀπολλώνιον ἔρχομαι — προσέρχομαι Ἀπολλωνίῳ.

4. Synt., IV, 9; du Pron., p. 42. Schol. de Denys, p. 925. Ces ressemblances entre le Scholiaste de Denys et Apollonius nous autorisent d'auant mieux que la définition transcrite plus haut, et que le Scholiaste copie et commente sans en nommer l’auteur, est la délinition méme d’Apollonius, M, Lersch n'en ἃ pas non plus douté, Sprachphilos. der Alten, th. 11 p. 137.

bes' et elles se réunissent entre elles soit par composition, soil par juxtaposition *.

Toutes ces remarques intéressent la grammaire orecque beaucoup plus que la philosophie du lansage, et je ne m'étonne pas qu Apollonius nous renvoie ici, pour plus de développements, à son traité sur les Figures des mots considérés comme simples et composés*. De la minutieuse étude qu'il résume ici on pouvait cependant tirer une conclusion générale sur l'extrême richesse qu'apporte à la langue grecque la facilité de composer des mots à l’aide des prépositions. Varron avait noté ce caractére dans la langue latine‘; mais Apollonius, nous l'avons vu, ne savait pas le latin et n'avait pas lu les ouvrages de Varron.

1. Synt., IV, 11, où il se plaint de ce que ses devanciers (of πρὸ ἡμῶν) avaient constaté le fait sans l’expliquer.

MON. LT, De

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