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Voyez surtout, Syrtae, livre IV, passim

4. Synt., Π,11 : Ἔνθεν μοι δοχεῖ ñ μετὰ τὰ δήματα τῶν ὀρθοτονουμένων ἀντωνυμιῶν σύνταξις ἀνεστράφθαι, εἰ οὕτω τις φαίη " ᾿Ελάληδας ἐμοί * τὸ γὰρ δέον ἐστίν Ἐμοὶ ἐλάλησας. Le verbe ἀναστρέψω ἃ ici le sens général de changement, transposition, De méme, IT, 49 : Εἰ ἀναστροφὴν λάδοι τὰ τοῦ λόγου, « si le raisonnement est renverse.» — Voyez aussi, $yrt., IV, 1, la discussion sur l’ordre dés mots, dans cette locution : Πολὺ χατέπτυσε.

celte théorie qu'Apollonius analyse avec la dernière subtilité’, fait ressortir encore le principe grammatical des valeurs de position. Malgré tant d'observations, ce principe ne se trouve nulle part, chez les anciens, formulé comme l'une des règles fondamentales du langage. L'ouvrage de Denys d'Halicarnasse sur l'Arrangement des mots, n'est pas un traité de grammaire philosophique; l'auteur se propose surtout d'expliquer et de justifier les lois d'harmonie applicables au style poétique et oratoire. Il ne faut pas lui demander comment le sens des mots peut dépendre de leur ordre dans la phrase, mais seulement quelle beauté l'ordre des mots bien entendu peut donner à la phrase, quelle dissonance résultera de leur mauvais agencement.

Apollonius et Denys sont, l'un et l'autre, fort loin de résoudre une autre question, qui a tant préoccupé les grammairiens modernes, celle de léuversion et de l'ordre logique. Y a-t-il, au point de vue de la grammaire, un ordre des mots déterminé par la nature et seul légitime à ce titre? ou bien les mots peuvent-ils se placer arbitrairement dans la phrase, pourvu que les rapports qu'ils soutiennent entre eux soient marqués par leur forme grammaticale ἢ Cicéron et Quintilien semblent avoir connu ce problème’; Denys d'Halicarnasse le pose même une

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