Jean Charax, dans Bekker, Anecd, gr., p
3. Ausführliche griech. Sprachlhre (2° éd., Berlin, 1830), S 13, p. 59, note.
ὄμβρῳ. En effet, la transposition de l'accent n'avait qu'un seul but : empêcher qu'une syllabe accentuée fût suivie, dans le même mot, de plus de deux syllabes non accentuées, ce qui serait arrivé si on avait pu écrire ἄνθρωπον τινα Où ἄνθρωπος τις. Mais une syllabe accentuée pouvait avoir, avant elle, dans le même mot, n'importe quel nombre de syllabes non accentuées; par conséquent l'accent qui disparaissait d’une particule protactique ne se reportait pas pour cela sur la syllabe suivante. C'est ce qui ressort de toute la théorie d’Apollonius sur les enclitiques et sur les prépositions, et s'il en fallait encore une preuve , l'Abréviateur d'Hérodien ne dit-il pas en propres termes ? « Aucun mot protactique n'est capable d’enclise, car il n'aurait pas où reporter son accent". »
La prétendue πρόχλισις de M. Hermann n'est donc pas seulement une fiction étrangère aux préceptes des grammairiens sur ce sujet, c'est une fiction contraire aux principes mêmes et aux lois de l'accentuation grecque.
Mais que sont enfin ces mots que les copistes éerivent d'ordinaire sans accent, de manière qu'ils fassent corps, pour ainsi dire, ἀνθὸ le mot qui les suit? et d’où vient cette étrange tradition d'orthographe ?
Les proclitiques de M. Hermann ne sont autre chose que des enclinomènes, car 1° ils sont oxytons par nature, 2° ils ne perdent pas tout à fait leur accent en l'inelinant sur le mot qui suit dans la continuité du discours,