‹ Apollonius DyscoleChapitre 81 sur 90 · Synt. III, 30, p · texte numérisé non relu

Synt. III, 30, p

que la forme contracte et longue τιθεῖσι ait précédé τιθέασι, qui n’en serait ainsi que l'analvse ou divrese", Ni l'un ni l’autre ne songe 1° que le dialecte dorien posséde les troisiémes personnes τίθεντι, δίδοντι, analogues aux impératifs en ὄντων, et que dans ces formes le ν cède, par euphonie , sa place tantôt à la voyelle ες comme dans τιθείς pour τιθένς, λύσαις pour λύσανς, tantôt à la voyelle α, comme dans χεχαροίατο pour χεχάροιντο, Ce qui donne : τιθεῖτι, puis τιθεῖσι: ou τιθέατι, puis τιθέασι, et de même ζεύγνυντι-ζευγνύατιζευγνύασι-ζευγνῦσι᾽; 2° que cette substitution euphonique d'une voyelle à une consonne se retrouve dans la déclinaison des noms, ou, par exemple, λέων fait λέουσι pour λέονσι, qui résulterait du radical λέον Joint à la terminaison σὲ; 3° qu'il y a là, par conséquent , une loi générale de la langue grecque.

C'est ainsi encore qu'Apollonius suppose gratuitement, et en cela trop de grammairiens modernes l'ont imité, des primitifs en ὦ pour expliquer les formes verbales en μι, et qu'il invente des formes comme éw , éouæ pour rendre compte de la seconde personne εἶ dans eiut*. Mais la plus singulière meprise qu'on lui puisse reprocher en ce genre, c'est d'imaginer des subjonctifs passifs formés par l'addition de la syllabe war aux subjonctifs actifs correspondants : πεποιήχωμαι de πεποιέχω, τεθείχωμαι de τε-

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