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dn genre humain est le fondement nécessaire de son v.uïié spirituelle. L'idée de la parenté spirituelle de tous It* hommes et la continuité de cette vie spécifique spiritî-elle dépendent de l'unité naturelle du genre humain. A c-He "vérité ' se rattachent des conséquences morales et Fociales de la plus haute importance, déjà signalées par un Père de l'Eglise *. « Sommes-nous tous », dit Lnctance, « issus d'un seul homme créé de Dieu, il est évident alors « que nous sommes tous parents par le sang ; et voilà <r pourquoi c'est un péché si grand de haïr un homme, «môme quand il est criminel ». La doctrine do l'unité du sang a seule rendu possible celle de l'unité de l'esprit et de l'amour; car le commencement détermine la fin, et l'origine le but.
Le paganisme n'est que démence et mensonge; démence donc ses légendes sur les autochtones qui ont pris naissance avec lui pour durer et tomber avec ses mythes sur les fils des dieux, considérés comme les ancêtres des peuples. Non moins fausse est la théorie par laquelle quelques-uns cherchent à expliquer scientifiquement ce mode de formation de l'homme'; c'est l'hypothèse de la génération équivoque ou spontanée {generalio œquivoca teu spontanea), qui a été depuis longtemps réfutée au
• Cf. Hundesagen, Die Humanitœtsidee, p. 25.
• Lact.mlius, Liv. Institut., v, 10. — Cf. Augustin-, Civ. Dei, Xn, 21. Ainsi se réfute de soi-même ce que dit Lotze (Microkosme, ni, p. 92) : « Nous devons considérer l'unité de la race comme un but à atteindre dans l'avenir, plutôt que de la chercher dans le passée où elle ne serait qu'un point de dépurt infécond ».
• Strauss. Vov. t. I, Le matérialisme.
point de vue de la philosophie comme de l'histoire naturelle, et finalement abandonnée. Qaensted * raille ceux qui ne cessent de parler de la toute-puissance de la terre inerte, a Alors », dit-il avec ironie, a grouillaient toutes a les ordures de la vie organique, et la toute-puissance a de la terre inerte ne pouvait se lasser de créer ». « Nous a regardons », dit Quatrefages % « comme définitive- « meut condamnée la doctrine des générations spon- 0 tanées » .
11 n'est point de terrain où, au nom d'une seule et même science, l'on se heurte à plus de discussions et de contradictions, que sur cette question de la descendance du genre humain d'un seul couple créé de Dieu. Les uns, comme Lamark et Dai^in, cherchent à établir la probabilité de la descendance de toutes les espèces de plantes et d'animaux d'un petit nombre de types primitifs, par voie de sélection naturelle. « Le Créateur», affirment les partisans de cette hypothèse, « n'a donné la vie qu'à quel-
*■ Quensledt, Géologie, i. page 169. — Sonst und Jetzt, page 233.
« Les expériences déjà anciennes d'Ehrenberg (et avant lui celli^s mêmes de Spallanzanil, Scnwanu, Scliultz et d'aulres, contirniées de nos jours parcelles, neaucoup puis complètes encore de Pasleur, ont prouvé qu'il ne se proau;sait uas dans la nature de généraiion spontanée ou équivoque, c'esl-a-dire que ûes germes déterminés specuiquement ne se produisaient pas dans une matière amorphe sans la coopération de certains organismes. Au contraire, le vieil adage d'Harvey « tout ce qui vit provient d'un œuf», sest trouvé avéré; il a été défini d'une manière physiologique plus précise en disant que tout ce qui vit (soit plante, soit animal), provient d'une alvéole ». Scieiden, Dos Aller des Menschengesddechtes, 1863, p. 2S.
* Revue des deux Mondes, 1861, ii, p. lo7. — V. Rpusch, Bioel wid ?\atur., p. 348. — Cl'. Aj)ologie, t. j. Le matérialùme.
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« q'jes formps de plantes et d'animaux créées, peut-être à a un seul et unique type, et ces organismes furent ainsi a mis en position de croître et de se reproduire; mais et aussi , de manière à varier en divers sens, à «chaque « nouvelle génération, seulement pour un minimum. a Ainsi se produisirent les variétés, les espèces, les genres « et les classes * ». Une autre fois on affirme toujours au nom de la même science, que « la descendance de tous « les hommes d'un seul couple se présente sous un jour « peu favorable à tout observateur éclairé et libre de a préjugés ». On va même jusqu'à dire que « jamais a un observateur calme n'aurait eu seulement la pensée a de faire descendre tous les hommes d'un seul couple, « si le mythe obscur du récit mosaïque ne l'avait ensei- 0 gné ».Car «on peut le croire peut-être, mais le com- « prendre, jamais». Déjà, avant Burmeister ^ Voltaire avait dit : « Le blanc qui pour la première fois vit un « noir, dut être dans un grand étonnement. Mais quand « on m'affirme que le noir est issu du blanc, on m'étonne c encore bien davantage ».
Quoi qu'il en soit de celte prétendue incompréhensibilité, toujours est-il que la fausseté de la génération spontanée nous met dans la nécessité absolue d'admettre une création, pour que l'existence des êtres organiques et surtout de l'homme ait une cause, c'est-à-dire soit compré-
' Cf. Darwin, Origine des espèces far sélection naturelle. — Lyell s'exprime clans les mêmes termes que Darwin [Antiquity of Mail, first éd. 387). Vogt embrdssa bien vile celte hypothèse,-. « parce que, grâce à elle, on pouvait se passer du Créateur ». •
• V. Btirmeister et Vogl.
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hensible. a Dans toutes nos recherches », dit Bischof ', « nou& arrivons toujours à un pomt que nous ne pouvons a dépasser. Le naturahste est aussi impuissant à expliquer « l'apparition de la première plante sur la terre que a l'origine des choses ». Cotta s'exprime dans les mômes termes. « Nous n'avons pas le droit de nous créer des «causes par le seul effort de notre imagination», dit Liebig V Mais c'est là précisément le droit que prétend s'arroger le matérialisme en faisant violence aux faits comme à la saine raison. A quelle opinion on peut, à plus juste titre, reprocher des préjugés dogmatiques, c'est ce qui saute aux yeux. Sans doute, pour les tenants du panthéisme et du matérialisme qui repoussent a priori toute idée de création, et pour qui la matière seule est le vrai et le réel ', la doctrine de la création de l'homme par Dieu, ainsi que la descendance de tous d'un seul couple, doit paraître fausse et incompréhensible, car elle renverse leur système. Ils préfèrent donc avoir recours aux hypothèses les plus arbitraires. Bnrmeister * en donne même fort naïvement la raison ; car, dit-il, « du 0 moment qu'on n'admet pas ces hypothèses, on ne peut « concevoir la formation des organisuies sur la terre a que par l'intervention directe d'ure puissance supé- « rieure * ».
* G. Bischof, Lehrbuch der diemischen und pltysiîiaîisehen Geoîogie, I, p. 3 el'ii, p. 101.
Liebig, Chemische Briefe, p. 20.
Moleschott, Kreislauf des Leben.
pathologische btudien, n, p. 9.
Burraeisler, Geschichte der Schopfung, p. 304.
• Moleschott, Kreislauf des Lebens, p. 387. — Virchow, Arthio
fur pathologische btudien, n, p. 9.
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a On voit », dit M. de Qualrefages *, « combien les « hoimnes qui ont la prétention de parler uniquement « au nom de la philosophie et de la science, combien les « libres peuseiin doivent se méfier de la répugnance ins- « tinclive que leur inspire tout fait, tout témoignage, « toute doctrine, qui se présentent à eux associés à quel- 0 que idée dogmatique. Ils se sont montrés absolus et 0 intolérants; ils ont, pour ainsi dire, érigé en dogoief a leurs négations les plus hardies ».
El Virchow lui-même avoue « qu'il va un dogmatisme a matérialiste aussi bien qu'un dogmatisme ecclesiasl'- « que et idéaliste. Mais le dogmatisme matérialiste est le « plus dangereux, puisqu'il renie sa nature dogmatique « et qu'il se présente sous le déguisement de la science, 0 puisqu'il se donne pour empirique , tandis qu'il est a tout spéculatif , puisqu'il transporte l'observation de a la nature sur un terrain oii il est clair qu'elle n'est a plus compétente »,
Nol:: formulons notre thèse sur la descc.:dance de tous les hc.umes d'un seul couple par la proposition suivante :
Les différentes races humaines sont les variétés d'une seule espèce^ et non les espèces différentes dun même genre *.
* flerwe des deux Mondes, <860, tom. XXX, p. 809 et suiv.
• L'histoire naturelle divise le règne animal en variétés, espèces, genre, familles, ordre et classes. Ainsi le caniche, le lévrier, le carlin, etc., luhI le:* variétés de l'espèce, chien commun [canis domesticus) ; le chien commun, le loup et le
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0 L'espèce », dit J. Mûller ', «est une forme de vie « représentée par des individus , qui revient avec des 0 caractères certains et indélébiles dans les générations « subséquentes, et qui se reproduit constamment par la c génération d'individus semblables. Cette dernière circ constance distingue des bâtards les individus de l'esc pèce. Les bâtards, dont la procréation est rendue plus t difficile par la repulsion qu'éprouvent l'un pour l'autre « les individus d'espèces différentes, deviennent incapaa blés de reproduire les caractères qui leur sont propres c en s'accouplant entre eux. Les variétés sont des for- « mes de vie particulière, comprises dans l'idée de l'esa péce, et représentées par des individus dont les accou- « plements entre eux , ou avec d'autres variétés, sont a léconds ; lorsque la variété persiste elle devient une 0 race » -
« Lorsque », dit J. Leunis, o des différences non essen- « tielles de grosseur et de couleur résultant d'influences 0 étrangères, se perpétuent par la génération ou la se- « mence, il se forme alors une variété, une sous-espèce^ « (une race) ; mais lorsque ces caractères se perdent dans « les générations suivantes, ce n'est plus qu'une simple
renard appartiennent à un même genre, parce que ces animaux, raaigiô leur diversité, ont tous six incisives et deux canines en haut et en bas. Le genre chien (C. domesticus, C luTûus, c. vulpes] forme avec la hyène une famille, parce tous deux ont des ooeles non rétractiles et une tête allongée. Cette famille, avec celle des ours, des martres, des loutres et des chats, forme l'ordre des carnassiers (Ferœ). A leur tour les carnassiers se rangent dans la classe des mammifères. {mammalia). V. Leunis, Synopsis der Natureiche, p. 10.
* Mùller, Physiologie des Menschen, 1842, il, p. 769.
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«variété passagère ». L'espèce, dit Flourens * après Cuvler', est la succession d'individus qui se reproduisent. ta ressemblance des individus que Buffon fait entrer dans sa déflnilion, n'est qu'un point accessoire ; car, ainsi que celui-ci l'observe lui-même, des individus appartenant à des espèces différentes se ressemblent souvent bien plus que d'autres qui appartiennent à des Tariétés de la même espèce, a L'espèce vient de la fécondité a continue », dit encore Flourens ^ « c'est la fécondité a qui fait la fixité ; en définitive, c'est la fécondité qui a décide de tout ». Buffon * définit aussi l'espèce une suite permanente d'individus, semblables, qui se perpétuent par la génération; ainsi l'entendent Jussieu, de Candolle, J. Geoffroy Saint-Hilaire, Chevreuil *. a Le « caractère de chaque espèce », dit Buffon, « forme un 0 type dont les traits principaux demeurent; les propriétés a accessoires varient ». a Tous les naturalistes », observe Geoffroy Saint-Hilaire, a admettent cette définition, ou a du moins agissent en conséquence ». « Tous les indi-
* Flourens, Uistoire des travaiuc de Cuvier, Paris, i?I", page 297.
• Cuvier, Le règne animal, t. ii, p. 88.
* Journal des savants, 1863, p. 628.
» Buffon, Œuvres , in-4°, iv, p. 386.
• Quatrefages, loc. cit. xxxi, p. 160. « L'espèce», dit Jussieu, c est la coUectioa coDslaote de tous les individus qui se ressemblent entre eux plus qu'ils ne ressemblent à d'autres;
3ui peuvent, par une fécondité réciproque, produire des inividus fertiles, et qui se reproduisent par la génération, de telle sorte qu'on peut par analogie les supposer tous sortis originairement d'un seul individu ».
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a vidus », dit J. Leuuis \ « issus de pareiits semblables a pouvant se reproduire et qui, soit dans le cours de « leur propre développement , soit par leurs descen- « dants, reviennent au type de leur origine, forment une « espèce » .
Déjà Aristote * regardait la fécondité comme le critérium de l'espèce. Les chefs seuls de l'école américaine, tels que Morton ', Agassiz, etc., définissent l'espèce a la et collection des individus qui, depuis qu'ils sont connus 0 de l'homme, ont toujours conservé les mêmes caraclèa res particuliers ». Schleiden *, dans ces derniers temps, a également embrassé cette opinion. Cette définition , néanmoins, décèle par trop dans quel bu> elle a été faite, et ne peut se soutenir devant la science , elle n'a été émise qu'afin de pouvoir prouver la pluralité et la diversité des espèces humaines dans l'intérêt de l'esclavage des Etats du Sud. Cette école n'admet que des espèces, mais pas de variétés; elle ignore complètement les démentis continuels que lui donnent le premier jardin venu, ou les animaux qui vivent chaque jour sous nos yeux. Que de races, par exemple, renferme l'espèce chevaline seule 1 L'espèce canine en offre de plus nombreuses encore. Les naturalistes de l'école américaine font de chaque peuple, de chaque tribu même, une espèce humaine différente, et
* J. LeuDis, Synopsis der drei Naturreiche.
* Aristoteles, De anima, i, 5 ; iv, 24,
* Dans Nolt and Glidon, Type ofmanKind, p. 74.
* Schleiden, Enstehung der Arten., p, 38.
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ils se donnent avec Vogl et Giebel * toutes les peines imaginables pour chercher à prouver que ce sont en effet des espèces différentes ; mais on peut leur répondre qu'ils n'ont fait qu'ignorer Blumenbach*, mais qu'ils ne l'ont point refuté. L'espèce n'est pas une conception abstraite, une simple a somme», un principe subjectif de classification et d'ordre; elle est plus que cela; elle est un fait physiologique, une série de formes dont le développement historique est renfermé dans un cercle clos et Inîranchissable '.
De ce qui précède nous pouvons conclure que l'unité de l'espèce et la diversité des races suffisent à expliquer la dissemblance des groupes humains ; il va sans dire qu'elle est prouvée de prime abord pour le système qui, dans le règne animal comme dans le règne végétal, ne voit que des variétés d'une espèce unique.
«Les races humaines», continue J. Millier * après sa définition, « sont des formes d'une espèce unique dont a les unions sont fécondes et qui peuvent se produire par « la génération ; elles ne sont pas les espèces d'un genre, « car alors l'union de leurs bâtards serait stérile ». C'est du reste également l'opinion des naturalistes et des ethnographes les plus distingués, tels que A. de Hura-
' V. Archiv fur Naturwissenschaft, 1 855.
•Blumenbach, De generis humani varietate nativa , 1795, p. 7ÎJ et suiv. — Cf. Aussi Reuscli, Bibel wid Natur., p. 386 et suiv.
• Cf. "Wagner, Archiv fur Naturgeschichte, 1863, cahier n. » MùUer, p. 173.
boit «, Bliimenbach «, Rudolf ^ et Andr, Wagner *, Burdacli S Wilbrand «, Th. Wailz, Prichard, Buffon, Cuvier^ Barmersler» lui-même dit : « Toutes les nations « de la terre appartiennent à une seule et même espèce a dans le sens naturel et historique, et leurs différences a peuvent à bon droit passer pour des variétés ». Notre opinion est pleinement confirmée par ce fait simple et lodiscu table que les unions des différentes races humaiues sont fécondes et peuvent toutes se reproduire dans les générations subséquentes. Des unions bâtardes ont souvent lieu entre des animaux d'espèces très-rapprocbées ; mais les individus qui en naissent sont la plupart du temps stériles ; et, s'il s'en trouve par hasard un parmi eux capable de se reproduire , cette fécondité s'arrête dans les générations suivantes, tandis que les races humaines les plus dissemblables donnent par leur union une génération belle, forte et féconde ". Cette preuve de la stérilité est irréfutable malgré tout
' A de Humboldt, Cosmos, i, p. 379 ; il, p. 234.
* Blumenbach, Handbuch der Naturgeschichte, p. 55.
'Prichard, Naturgeschichte des Menschengeschlechts ; deutsch mit Ziisatzen von R. Wahuer, 1840.
» Wagner, Geschichte der Urwelt, il, p. 8.
8 Burdach, Anthrofologie, 1854, p. 696.
6 Wiibrand, Stammt das Meiischengeschlechte von einem p(mre ah? 1844.
7 Dans K. Schmidt, Anthropologie, p. 181.
8 Burmeister, Geschichte der Fchœpfung, p. 272. » Y/ilirand, p. 11.
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ce qu'aient pu objecter Morton*, Vogt*, et Rudolphi'. R. Wagner* déclare en conséquence que, « lorsqu'une « union a été observée entre bâtards, il était très-douteux « que les parents appartinssent positivement à des espè- 0 ces différentes, surtout parmi les mammifères ». Bachman» et Duvernoy« viennent confirmer ces faits. Cependant l'école américaine a cherché à prouver que les métis issus de différentes races humaines, ne possédaient pas une fécondité durable. Mais cette assertion est réfutée d'une façon éclatante par la population de Mexico, des Philippines, du Nicaragua, du Paraguay, de la nouvelle Grenade, Curaçao et une foule d'autres contrées, ainsi que nous l'ont appris Bachman, Waitz, Scherzer, Quatrefages et Wagner'. Les enfants issus des européens et des indigènes aux Philippines, sont plus beaux que ceux des races pures. Les mulâtres (métis de nègres et de blancs), se repix)duisent, au dire de Burmeister», très-rapidement,
*Morlon, Uyhridity in animais and plants. New-Haven, p. 6.
* Dans son ouvrage Kœhlerglaube und Wissenchaft. ' Rudolphi, Beitrœge zur Anthropologie, 1812-
* Dans Prichard, i, p. 449. — Waiiz donne de plus f^ronds détails dans son Anthropologie der naturvœlker, i, p. 23 e^l Quatrefages. Revue des deux Mondes, 1860, p. 814, 1861, 1" mais.
" Bachman, The doctrine of the unity of the human race. Charleston, 1850.
* Cf. Dictionnaire d'histoire naturelle, par d'Orbigny, x, p. Si3.
'Cf. Bachman, Op. cit., p. l\o. — Wâhz, Anthropologie der Mturvoelker. i,, p. 209. — ScIierz»M-, Wanderungen durch die rrittel amenchamscken Freistaaten, 18j7. — Quairelagcs, Revue des deux Mondes, 1837, niar., p. 182. — A. Wagner, i, p. 23.
'Burmeister, Goologische Bilder, i, p. 93 et 1G4.
et se distinguent même par leur beauté physique ; et Wailz', en confirmant ce fait, observe qu'ils se fout remarquer assez souvent par leur instruction et leurs talents et prennent une position importante dans l'Amérique du Sud. Un fait incontestable, c'est que tous les peuples qui se sont distingués dans l'histoire par leur civilisation, ont été le dernier produit d'une longue série de mélanges entre plusieurs races '.
En outre, la ressemblance des individus, ce caractère accessoire de l'unité d'espèce se retrouve dans toutes les races humaines, même les plus éloignées. L'o7'gamsation physique est la môme dans les parties essentielles. Les différences dans l'ossature, signes dislinctifs des races, se bornent presque toujours au crâne et au bassin. Mais combien est insignifiante la dissemblance de celte dernière partie entre un nègre et un européen, comparée à celle qui existe entre un gorille et un orang-outacg I Chez les différentes races humaines, l'angle facial offre une ourerture plus ou moins grande; mais tandis qu'elle ne varie dans l'homme que de 90 à 75 degrés, sans jamais tomber au-dessous, chez le singe, au contraire, on constate un écart de 30 à 65 degrés ' qui forme l'extrême limite au-dessous de laquelle il ne peut s'élever. Lorsque l'on compare les crânes humains entre eux, on Vouve les caractères dislinctifs de l'homme, tant ceux
' Wailz, Op. cit., p. 165.
* Bastian, Bas Bestœndige in dm Menschenraccn und dis spiel' tceite ihrer Verœnderlichheit, Berlin, 1868.
» Comp. Meyer, der GoriUa, p. 40. J. Leunis, Op. cit., p. 84.