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qui tiennent à la position du grand trou occipital et des articulations de l'occiput, que ceux qui se rapportent aur os maxillaires, également bien développés chez les dernières races comme chez les plus nobles. « En conséc quence » , dit Owen ', « je conclus que tous les hommes • ne forment qu'une seule espèce, et que les différences c particulières aux races ne dénotent que des variétés ». Chez toutes les races on trouve le même nombre de dents, également longues et disposées dans le même ordre ; tandis que le gorille et le chimpanzé s'éloignent de l'homme par une construction du crâne, toute différente d'abord, qui ne peut nullement résulter delà nourriture, du genre de vie et des efforts musculaires, ensuite par les grosses canines du gorille mâle, qui atteignent leur développement voulu avant d'avoir servi « . Chez tous les hommes, qu'ils soient blancs, noirs, rouges ou jaunes, à part quelques très-Iégères modifications purement individuelles, le contour du crâne est égal : le cerveau du nègre du Congo ne se distingue en rien de celui de l'européen, ainsi que l'ont prouvé les recherches de Tiedemann et R. Wagner". D'après Graliolet *et R. Wagner,
\ Comp. Mever, p. 50. Owen. On the classification and géografhiml Distribution of the Mammalia, London, 1857. - El On the I bonlla in Amta/. and Magazm ofnatural History., 1859.
* Meyer, Op. cit., p. 57.
» Fr. Tiedinan, Das gehim des Negers mit dem desEuropœers md Orang-\Jtangs yergltchm. Heidelberg, 1837. R. Wagner, ùber die Uirnbildmg dér microcephalen mit besonderer Rùcksicht auf dm Bm des Gehirns normakrmenschenundder (luadrumanen. Gotrine 1862. " °*
* Gratiolet, Mémoires sur les plis cérébraux, I800. — Laurent et Gratiolet, Anatomie comparée du système nerveux, voJ. 11. —
les plis cérébraux rappellent chez tous les hommes le même type fondamental, et même les crânes microcéphales ne se rapprochent nullement du type singe. Quant au tronc humain, sa grandeur est à peu près la même dans toutes les races humâmes.
Les différences entre l'homme et le singe de l'ordre < le plus élevé », dit Bischoff •, « ne s'étendent pas seua leraent à quelques points isolés, tels que l'angle facial, a la position du grand trou occipital, l'arrangement, l'esa pèce et la structure des dents, la grandeur absolue ou a relative du cerveau, l'ordre de ses circonvolutions, la a conformation des extrémités; etc., mais elles s'étendent 0 jusqu'au moindre détail, produisant un effet général « encore plus trappant que les traits particuliers et sail- « lants que l'on se plaîl à relever. La |)reoccupation de a ces traits isolés m'explique seule comment un natura- 0 liste tel que Huxley a pu laisser échapper une proposi- « tion comme celle ci, savoir que les différences qui exis- 0 tent entre certains singes étaient plus grandes que a celles qui se remarquent entre le singe de l'ordre le c plus élevé et l'homme. La vérité est que, si l'on consi- 0 dère l'effet général résullatit des différences particu- «lières, l'homme le plus étranger aux comparaisons « scientifiques, un enfant ne sera point embarrassé pour « placer d'un même côté tous les singes du monde, et de « l'autre tous les hommes de la terre sans excepter les
Moleschott lui-même [Kreislauf des L'.bens, iv aufl , p. 413)
s'exprime de même.
* Uber die Verschiedenheit in dcr Schœdeîbauordnung des GorîWa, Schimpansé und Orang-Vtang. Munich. 1867, p. 74.
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0 habitants de la Nouvelle Zélande ni les insulaires d' A n- « daman, tant les différences sont nombreuses et variées « et relatives aux moindres détails ». — « Jusqu'ici », dit Virchow', « il est absolument impossible d'établir un « rapport immédiat de l'homme avec le singe : il n'existe « point de chaîne réelle continue, allant du singe a « Vhoynme » .
Comme le squelette, l'intérieur du corps humain es} identique chez tous les individus, même période de la dentition, de la menstruation, de la grossesse. Tous ont la démarche droite, fondée organiquement sur la conformation du pied ^ et sur la différence des extrémités antérieures et postérieures. Aucun homme n'est astreint à une nourriture particulière ou enchaîné à un climat déterminé ; partout vous trouvez l'usage des cinq sens, plus ou moins développés seulement, suivant les besoins et l'usage. Tous savent préparer leurs aliments, tandis que le singe, bien (ju'il éprouve la sensation agréable du feu allumé par l'homme, ignore le moyen de l'entretenir en ajoutant du bois. Tous ils sont doués de raison et de la faculté de s'exprimer ; et toutes les races, même les plus grossières, sont capables de recevoir une civilisation progressive, à des degrés différents sans doute, et suivant des directions diverses, comme le veut la nature d'un grand tout orrjanique. On ne trouve pas chez toutes les tribus germaniques les mêmes tendances, à plus forte raison chez les différentes nations de l'Europe. Qui peut
* Vortrag, gehaîten im Berlinen gewerkverein, ]S février 1869.
* Comp. Burmeister, Géolog. Bilder, r, p. 63 et suiv.
Apol. dd Christ. — Tome in, n
238 CHAPITUE V. — LA DESCENDANCE
en outre calculer l'influence de la pression que des événements extérieurs exercent sur des individus comme sur des peuples entiers? Tous les hommes ont le sentiment religieux et la conscience souvent obscurcie, il est vrai, mais jamais effacée du bien et du mal. Et M. de Quatrefages* met à bon droit ce caractère religieux et moral au nombre des signes distinctifs de l'homme. « En affir- «mant », dit A. de Humbolt *, « l'unité de l'espèce 0 humaine, nous répudions hautement la classifica- «tion de races supérieures et inférieures. lî est des 0 peuples plus aptes à être moralises, plus policés et enno- « blis par la civilisation, mais il n'en est point de plus 0 nobles que d'autres ». Lorsque nous voyons Nott et Gliddon combattre cette opinion, il n'y a pas lieu de s'en étonner; mais lorsque Biichner' lui-même ose soutenir à rencontre d'un Humbolt, que les Indiens de l'Amérique sont incapables d'être civilisés ; lorsque, dans un autre passage, il assimile complètement l'animal à l'homme, cette arrogance suffit à prouver combien sont vides les idées de ces dilettanti du matérialisme.
Déjà Blumenbach et Tiedman ont cité des nègres civilisés et même instruits, nous nous contenterons de nommer Toussaint Louverture et Ira Aldridge*. On ne doit.
» L'homme est un être organisé, vivant, sentant, se mouva.nt spontanément, doué de moralité et de religiosile. ^evue des deux mondes, 1860, p. 821. Comp. aussi ^mch, Anthropolog. studien, Augsbourg, 1864.
2 A. de Humboldt, Cosmos, i, pag. 385; Waitz, Op. cit., j, p. 393.
• Bùchner, Kraft und stoff., p. 146, comp., p. 262.
♦ Sctierzer donn? d'autres exemples {Augsb. Allgem. Zeitmrj,
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au reste, admettre qu'avec la plus grande réserve les rapports des Iraficants et possesseurs d'esclaves, comme ceux des voyageurs, sur la possibilité de civiliser les nègres; Pott ' a donné des preuves frappantes de la partialité de ces récits : « Lorsqu'on considère », dit-il, a la « ressemblance frappante qui existe entre les mœurs des a nègres et celles des Bohémiens, on pourrait raisonna- « blement se demander si on n'est pas en présence d'un « degré de civilisation inférieur déterminé par des cir- « constances plutôt que d'un caractère national ». Toutes ces observations, qui tendent à établir l'infériorité du nègre, sont incomplètes, car elles ont été faites généralement non sur des peuples, mais sur des individus et dans les positions les plus désavantageuses, alors qu'ils étaient esclaves, ou récemment affranchis. Que serait même un âge d'homme pour compenser ce qu'une civilisation progressive de mille années nous a donné? Le préjugé n'entre-t-il pas pour une part très-large dans le jugement sur les nègres? La question nègre est loin d'être encore suffisamment mûrie, avoue Pott lui-même.
Nous pouvons nous figurer, du moins en partie, le sort que la position de leur patrie a fait aux peuplades sauvages. L'homme est dépendant de la terre, en général, mais surtout des contrées qu'il habite; c'est là l'idée fondamentale de i'ceuvre grandiose de C. Hitter : « La géoçra-
)S \ J^^' ^^^^^ ^^^ ^" parlant des Indiens de Mexico • li s'agirait de savoir si l'Indien libre n'est pas momlement surél neur a la majorité des blancs qui troublent sa paix ^
^^jPott, die Ungîcichhcit der menschlichen Raccn, iS36, p. 100 et
> gQ CHAPITRE V. — LA DESCEXDAKCE
phie dans ses rapports avec la nature et l'histoire de Vhomme * ». Les solitudes du pôle et des contrées arctiques ont exclu de prime abord, par l'impossibilité de la subsistance et d'une population plus nombreuse, toute vie humaine plus large et plus développée. Ce résultat procKiit par la souffrance et les misères, se trouve amené dans les îles du Sud par une cause complètement opposée, par un climat par trop favorable. Leurs habitants, séparés du reste du monde par l'océan, dégradés par la volupté et l'anthropophagie, bornent leur existence à Jouir du moment présent, sans éprouver jamais aucune aspiration un peu élevée. Quant aux tribus nègres, une chaleur accablante, la fertilité naturelle du sol, un développement hâtif des sexes et la difficulté des relations au milieu des déserts du continent Africain, sont les causes principales de leur état stationnaire. Les forêts de l'Amérique du Nord firent d'intrépides chasseurs de leurs habitants, qui ne peuvent qu'à grand'peine se préserver de la famine; de là leurs guerres intestines, qui ne cessent de les décimer, afin de s'assurer des districts de chasse plus étendus. Dans le centre du même continent, au contraire, nous voyons le royaume de Mexico, dont la grandeur déchue est attestée par une foule de monuments, de même que sous l'équateur nous trouvons au Pérou des traces d'une antique civilisation -.
Quant à la diminution des Indiens et des Polynésiens repoussés chaque jour par les envahissements irrésisti-
* Corap., Jardin des plantes, par Esim'ros et Weil, p. 282. — Lasseii, Indische AUerthumsliunde, i, p. :i07.
• Comp. Lotze, Mcrocosmies, m, p. S2.