‹ Apologie du christianisme (volume 4)Chapitre 9 sur 15 · CHAPITRE VI. — ÉTAT PR1:.1IT1F ET PARADIS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — ÉTAT PR1:.1IT1F ET PARADIS

créature dans le torrent du divin amour et de la vie divine, la divinise entièrement.

Or, cette fin dernière de l'homme lui vient de la grâce, et ce n'est pas un développement dont le germe soit contenu dans la nature humaine. Comme nous le verrons par la suite, cette distinction nette des deux ordres est d'une importance décisive pour la solution exacte de toutes les questions ultérieures. Elle nous fournit Tunique point de vue d'oîi nous puissions comprendre le développement de l'humanité aprèssa déchéance et la pertede son état de grâce originelle. Elle nous permet d'apprécier exactement la vie intellectuelle et morale de l'humanité considérée dans son ensemble. Tandis que la doctrine des protestants détruit la nature, tout en ayant l'air de l'élever, anéantit la raison et la moralité et se met en contradiction avec l'histoire et la philosophie, et que de son côté le rationalisme sape les fondements du christianisme, en niant la grâce ; nous voyons au contraire, par l'enseignement catholique, s'établir la plus pure et la plus sublime harmonie dans laquelle viennent se fondre )a raison avec la foi, la liberté avec la grâce, la nature avec le surnaturel, dans laquelle gloire est rendue à Dieu comme il convient, sans que l'homme soit exalté ni rabaissé outre mesure, dans laquelle enfin la grâce est honorée, mais sans que la nature soit niée ni étouffée.

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