VIII PREFACE
opuscule est évidemment fabriquée à plaisir; pas la moindre vraisemblance, pas le moindre esprit^ pas une anecdote amusante, et le tout dans un français détestable. Il n'en est pas de même de la seconde moitié, remplie de récits piquants, d'aventures parfois très légères, de détails qui ne peuvent avoir été donnés que par la connétable elle-même, mais en confidenee et à quelque ami intime. Cette relation, qui n'était pas destinée à voir le jour, paraît avoir été écrite par elle en Espagne^ pendant qu'elle était captive dans le couvent de Saint-Dommiqtie-le-Royal. Une indiscrétion fit sans doute tomber cette relation entre les mains d'un inconnu, et celui-ci, en la faisant précéder de quelques pages de sa façon, s'empressa de la publier.
La connétable, fort émue, fort irritée de cet abus de confiance, de cette publication, qui fit grand scandale, surtout à Rome et en Italie, où il en courut une traduction en italien ', n'imagina rien de mieux que de prendre la plume et de
I. La Bibliothèque nationale possède un exemplaire de cette traduction.