‹ ApologieChapitre 24 sur 59 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

quefois allait à la botte... L'esprit et la beauté la soutinrent et le monde s'accoutuma à en être dominé. »

« Telle fut cette Marie- Anne dont Mazarin aurait pu faire une reine. Elle avait le don suprême de la grandeur; c'était bien une femme de haut parage; rien ne lui fit courber la tête, rien ne fit tomber son prestige. Souriante et superbe sous ses disgrâces, elle resta debout au milieu de sa famille naufragée. Ce « beau et singulier visage » eût dû porter un diadème; mais faite pour plaire autant que pour régner, la duchesse de Bouillon trouva sa vraie couronne : elle fut la reine de Paris ' ».

Aujourd'hui de toute cette famille Mancini, si nombreuse et si bien apparentée par ses alliances, il ne reste plus que le souvenir ; après moins de deux siècles elle se trouve éteinte tout entière. Elle n'a guère marqué que dans le siècle même qui l'a vu naître. On vient de voir quelle fut

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