‹ ApologieChapitre 28 sur 59 · DÉDICACE · texte numérisé non relu

DÉDICACE

tère naturel et sincère en tout ce quelle dit ; quelque chose qui sent si fort la noblesse de son âme et le rang quelle tient dans le monde, qu'il n'y a qu'elle qui peut s'exprimer de cette manière. Mais surtout. Monseigneur, lorsqu'elle parle de Votre Altesse Sércnissime, c'est avec des sentiments si dignes d'un si grand Prince, qu'on voit bien le plaisir quelle y a pris, et qu'elle regardait cet endroit comme le plus beau de ses Mémoires. Elle fait en quatre paroles l'éloge d'un Prince, dans lequel les plus fameux orateurs, après avoir épuisé toute leur éloquence, n'ont jamais si bien réussi : Votre Altesse Sércnissime me permettra., s'il lui plaît, que je les répète ici; car, puisque c'est le lieu où je dois parler d'Elle, j'avoue que f ai besoin de ce secours pour le faire d'une manière qui soit agréable à Votre Altesse Sèrènissime, « fe ne parlerai point, dit-elle, de sa générosité, de sa valeur, de sa courtoisie, de sa magnificence , ni de mille manières nobles et engageantes qu'il a et qui sont si dignes d'un tel Prince : ce sont des qualités aussi connues que son nom ». Et, en effet, Monseigneur, ces qualités sont si fort connues on plustost si fort admirées de toute la terre qu elles navoient pas même besoin de cet éclat, et de ce lustre que celles de la pluspart des Princes empruntent de leurs noms pour arriver à ce haut degré de gloire où l'on voit que Votre Altesse Sérénissime est élevée. Elle y

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