‹ ApologieChapitre 4 sur 59 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

de ne pas l'attribuer à son véritable auteur, tant les détails que donne la connétable sur certaines particularités de sa vie, concordent de tous points avec les correspondances et les Mémoires du temps, qui n'avaient point encore paru. Ajoutons que c'est une œuvre toute personnelle, écrite évidemment par une grande dame, très familiarisée avec notre langue, fort à la hauteur des sujets qu'elle traite ou qu'elle effleure, et que tout trahit Marie Mancini, jusqu'aux itaHanismes, qui lui échappent de temps en temps et qui ne prêtent qu'une grâce de plus à son récit '. »

Ains' l'authenticité des Mémoires de Marie Mancini n'est plus, ce nous semble, aujourd'hui contestable; nous l'estimons même comme défi-

I. Elle confia son manuscrit à un nommé S. Bremond, qui dédia le livre imprimé au duc de Brunswick , autrefois intimement lié à Rome avec le connétable et sa femme. S. Bremond a soin de dire dans sa Dédicace que « ce sont les propres Mémoires (de la connétable)..., qu'on voit un certain caractère naturel et sincère en tout ce qu'elle dit, quelque chose qui sent si fort la noblesse de son âme, et le rang qu'elle tient dans le monde, qu'il n'y a qu'elle qui peut s'exprimer de cette manière. »

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