‹ ApologieChapitre 5 sur 59 · PRÉFACE. XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XI

nitivement établie grâce aux recherches et aux travaux successifs d'érudits tels qu'Amédée Renée et Chantelauze. Leur seul intérêt, d'ailleurs, qui tient aussi bien du roman que de l'histoire, et qui offre dans tous les cas un égal attrait, suffirait pour les recommander au lecteur, même s'ils manquaient de ce caractère nouveau d'authenticité qui vient de leur être conféré. C'est donc un récit véritable et personnel venant s'ajouter à tant d'autres, lesquels mettent en scène, par le menu détail, certaines parties de l'histoire du grand règne et du grand siècle. Il est vrai que Marie Mancini s'étend fort peu sur la question la plus délicate de ses Mémoires, celle de ses amours avec Louis XIV. Elle craignait sans doute, en livrant au public des révélations plus minutieuses et plus intimes que celles qu'elle lui a servies, d'encourir jusqu'en Espagne, où elle était alors, le ressentiment du grand roi, et elle crut plus prudent de garder sur le fait principal de sa vie un silence, qui était d'ailleurs de bon goût et d'entière convenance.

Cet épisode de la vie de la connétable est

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