Mémoires du marquis de Villars et de M"'e d'Aulno
Celait une comédie qu'il n'avait jouée que pour hâter le consentement de sa femme à entrer en religion. Mais, à son grand déplaisir, il put s'assurer de jour en jour que sa femme n'avait pas plus de goût que lui pour la vie monastique. Le marquis de los Balbases et sa femme montraient la plus grande affliction de voir leur belle-sœur si mal disposée, ce qui prêtait fort à rire dans le monde.
Ne pouvant triompher de la résistance désespérée de sa femme, le prince Colonna prit le parti de l'abandonner dans son monastère, en la laissant dans un état voisin de l'indigence ^ Il mit la dernière main au mariage de son fils aîné avec la fille du duc de Médina Celi, et il partit trois jours après pour retourner à Rome, emmenant avec lui sa belle fille et ses deux fils.
« Pour la connétable, elle demeura dans le couvent, où elle traîna assez longtemps son habit de religieuse, et ensuite elle le quitta. » Tel est son dernier mot sur M^^^ Colonna que l'on trouve dans les Mémoires de M°ie d'Aulnoy ^.