L., XXIX, p
LES MESAVENTURES DE M. CROUSLÉ 221
patiliquement d'accord avec son oncle, lui avait écrit :
Je fais traduire en italien la déclaration du P. La Combe 'est notre lettre)^ je mande à M. Tarchevêque de Paris qu'il rail d'une grande utilité d'avoir, par actes authentiques, la preuve de la liaison du P. La Combe avec M. de Cambrai \
On les comprend tous deux à demi-mot et M. Crouslé les comprendrait comme nous s'il savait
lire.
I 2. — Dramatisation des événe?nents.
Pour Bossuet, il y va de tout. Si le Pape ne foudroie pas Fénelon, c'est la fin du monde.
Si rÉglise Romaine se laissait éblouir d'une explication si grossière, ce serait à ce coup qu'on pourrait dire : Tune qui in Judœd sunt, fugiant ad montes 2.
Moins apocalyptique, M Crouslé paraît à peine moins sublime.
Un édifice de paix où il (Bossuet) avait mis son cœur s'écroulait à ses yeux; l'orthodoxie compromise [par un livre qui n'avait pas encore paru et que Bossuet n'avait pas lu), l'Église déchirée, le disciple devenu infidèle^...
Fénelon, qui goûte peu le sublime, insiste ; il demande à M. Crouslé :
Tout le monde l'accable (madame Guyon); personne ne la 1 -fend et on a toujours peur, on se fait des monstres pour s'alarmer; où donc est le péril de l'Église?
L'imprudent! M. Crouslé va lui répondre :
Où est le péril de l'Église, si un évêque de France refuse
1* L., XXIX, pp. 361-362.